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CHAPITRE IX LES LÉSIONS DES CENTRES NERVEUX

Hémiplégies — Paralysies — Ataxie locomotrice.

Toutes les stations thermales renommées pour la cure des névroses, reçoivent un certain nombre de malades chez qui les symptômes nerveux procèdent d'une lésion centrale. C'est ainsi que Téplitz et Wildbad-Gastein donnent de bons résultats dans certains cas d'hémiplégie et de paralysie ; en France, Néris , Plombières , Luxeuil répondent à des indi-

cations analogues ; La Malou forme avec l'ataxie locomotrice une sorte d'équation de thérapeutique thermale, etc.

Les anciens auteurs, Jean Banc, Pierre-Jean Fabre, Descaunets, Bordeu , ont enregistré les succès des eaux de Bagnères dans les paralysies; et les auteurs modernes, avec plus de discernement, il est vrai , constatent des succès semblables.

Les maladies organiques des centres nerveux que l'on observe à Bagnères, comme dans les stations similaires, peuvent se ramener à trois types : 1° l'hémiplégie consécutive à l'apoplexie cérébrale ; 2° les paralysies d'origine spinale ; 3** l'ataxie locomotrice.

Le premier groupe comprend la généralité des paralysies susceptibles de se modifier sous l'iufluence d'un traitement thermal; celles qui sont déterminées généralement par une hémorrhagie cérébrale, et, dans quelques cas assez rares, par le ramollissement.

Le deuxième groupe renferme des paralysies moins curables, parce que les lésions de la moelle ont moins de tendance que celles de l'encéphale à se circonscrire et à se reposer.

Le troisième groupe pourrait comprendre les myélites systématiques , c'est-à-dire les inflammations médullaires qui se limitent à un système physiologique nettement déterminé, tel que les cordons postérieurs, les cordons latéraux, etc. ; mais dans la pratique thermale, une seule de ces myélites présente un intérêt suffisant, c'est la sclérose des

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cordons postérieurs, le tabès dor salis ^ Tataxie locomotrice progressive.

Nous réunissons les deux premiers groupes dans le même paragraphe, à cause des similitudes qu'ils présentent au point de vue clinique et thérapeutique.

§ i^»". — Hémiplégie. — Paraplégie.

Nous avons dit que les auteurs anciens et modernes avaient relevé des cas de paralysie traités avec suc( dS aux eaux de Bagnères.

Ainsi Descaunets rapporte qu'un gentilhomme âgé de 46 ans, d'un tempérament pléthorique, ayant été atteint de paralysie, éprouva aux bains de Théas « de si heureux effets, qu'il fut en état de se retirer à cheval. »

Le même auteur rapporte qu'un capitaine de cavalerie, " affecté d'une incommodité pareille à la précédente, qui le mettait hors d'état de marcher et d'écrire, employa le même remède avec un égal succès. »

« Un gantier d'Auch, dit encore Descaunets, paralysé de la moitié de son corps, après une attaque d'apoplexie, fut guéri par le seul usage des bains de Théas. »

Bordeu rapporte la guérison de trois paralytiques par l'usage des mêmes bains. Il raconte aussi qu'un vieillard hémiplégique « reçut du soulagement à la jambe, et non au bras, de l'usage des eaux de la fontaine St-Roch. »>

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Gastetbert fait allusion à des succès analogues quand il dit que dans les établissements de Bagnères « les riches font placer des inscriptions, les pauvres affichent leurs cchasses, « et Sarabeyrouse, citant ce témoignage de son prédécesseur, dit que « l'histoire des paralytiques guéris ou soulagés par l'usage de ces eaux est attestée par la quantité de potences , que les étrangers ont déposées dans le bâtiment qui recèle la source du Petit-Bain. »

Sarabeyrouse rapporte, pour son compte, l'observation suivante, qu'il qualifie d'hémiplégie :

« M. Cartier, prêtre desservant à Fronsac (Haute- Garonne), se rendit à Bagnères le 12 juin 1812, affligé d'une paralysie presque complète, ayant son siège dans la moitié latérale droite du corps ; le malade éprouvait dans sa langue un embarras qui lui rendait la prononciation de certaines lettres très difficile ; il fit usage des eaux de Lasserre en boisson, et du bain n" 4; le 10 juillet suivant, tous les maux de M. Cartier avaient disparu , si f on excepte un léger engourdissement qu'il ressentait encore à la main. »

Sarabeyrouse, reproduisant à cet égard les idées de Bordeu, distingue très bien « deux espèces de paralysies, fune convulsive et guérissable, fautre plus dangereuse qui naît de l'encéphale et de ses moelles. » Il fait remarquer « que les eaux minérales guérissent très rarement les paralysies par cause du cerveau bien décidée ou parfaite. »

Nous croyons comme nos prédécesseurs que ces guérisons sont rares, mais comme eux aussi nous

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observons de temps en temps des résultats favorables dans cet ordre de faits (1).

La thérapeutique en pareille matière se réduit à une question d'opportunité : quand faut-il employer les eaux minérales dans les paralysies qui sont la suite d'une apoplexie cérébrale ?

« Les eaux minérales, dit Durand- Fardel, peuvent être appliquées à leur traitement à deux époques et sous deux points de vue différents : soit pendant la période de retour et de cicatrisation, soit alors que celle-ci est achevée, c'est-à-dire soit pour hâter et faciliter la réparation des désordres cérébraux, soit pour rappeler directement les fonctions abolies dans les membres paralysés ».

Dans le premier cas, elles ont pour effet d'accroître l'activité organique ; « elles excitent le travail réparateur, elles poussent l'organisme vers un but où il tend déjà ; mais cette excitation doit toujours rester dans les limites d'une respectueuse sollicita' tion, et le traitement thermal doit marcher à la remorque des efforts de la vie. » (Liétard).

Mais à quel moment ce traitement peut-il être entrepris ? A une époque aussi rapprochée que possible de l'apoplexie, disent plusieurs auteurs. Il va sans dire que ce traitement précoce ne saurait être entrepris impunément si l'on se trouvait en présence d'une lésion cérébrale progressivement croissante, comme il arrive dans le ramollissement,

(i) Les paralysies figurent dans les statistiques de Lemonnier et d'A. de Lasarde.

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ou si l'on avait affaire à des phénomènes congestifs répétés.

« Le traitement thermal est indiqué lorsqu'à la suite d'une apoplexie la marche des symptômes annonce que la lésion cérébrale est en voie de retour ou de réparation. » (Durand-Fardel).

Ce traitement consistera en bains tempérés, à action modérément tonique, alternant avec des douches tempérées, locales ou générales, en arrosoir et à faible pression ; eau minérale laxative en boisson ; douches ascendantes.

Dans le second cas, lorsque l'accident primitif est déjà éloigné, lorsque la réparation des désordres matériels est achevée ou très avancée, sans que les signes de paralysie aient disparu en proportion, il s'agit d'employer des moyens plus énergiques. On ne se trouve plus en présence d'un cerveau rendu irritable par sa blessure récente et par le travail de cicatrisation dont il était le siège ; ce travail est achevé ou à peu près, ce qui reste de la lésion est indélébile. C'est au système nerveux périphérique qu'il faut s'adresser, «il s'est attardé pour ainsi dire, il a perdu de vue les organes centraux, et si une médication rationnelle ne venait lui rendre ses fonctions oubhées , toute énergie vitale s'éteindrait en lui , et la guérison deviendrait impossible. » (Lietard).

Alors il convient de recourir à nos eaux les plus énergiques, aux bains du Dauphin ou de Salies, aux douches en jet et à température élevée et aux douches froides, avec les réserves et les précautions

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que sait garder, même en pareille circonstance, le médecin thermal qui dirige le traitement.

Nous ne dirons rien de spécial pour ce qui concerne les lésions de la moelle, si ce n'est, nous l'avons déjà fait remarquer, que ces lésions sont moins portées à se restreindre et à rétrocéder, ce qui diminue beaucoup le rôle des eaux thermales. On a quelquefois confondu avec les paralysies d'origine spinale, généralement désignées sous le nom de paraplégies parce qu'elles affectent les membres inférieurs, des paralysies ou paraplégies d'origine rhumatismale, hystérique, neurasthénique môme, ou encore des paraplégies provenant d'une affection rhumatismale , ou d'un trouble circulatoire de la moelle, sans altération anatomique définitive. Dans ces diverses sortes de paraplégie , l'efficacité des eaux thermales, à température élevée et à action énergique, est universellement reconnue.

§ 2. — Ataxie locomotrice progressive,

L'ataxie locomotrice est améliorée dans ses symptômes et enrayée dans sa marche par les eaux thermales douées de propriétés sédatives. Des auteurs, dont nous ne pouvons suspecter la science ni la bonne foi, ont relaté des faits de guérison de cette maladie, au premier et même au deuxième degré, par les eaux de La Malou.

Nos eaux , sans prétendre à la puissance d'action et à la spécialité de La Malou , doivent à leurs

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propriétés modératrices et calmantes une efficacité relative, mais incontestable, dans le traitement des accidents douloureux, des désordres viscéraux et des troubles de la locomotion.

Certains malades voient leurs douleurs fulgurantes disparaître à la suite des bains du Platane ou de Salut; d'autres, tourmentés par des crises gastriques incessantes, sont soulagés et peuvent enfin se nourrir; d'autres, qui ne marchaient plus, se lèvent et marchent, et tel d'entre eux qui était arrivé ici incapable de faire quatre pas, a pu, avant de se retirer, faire l'ascension du Bédat. Exemple, M. T..., dont le D' Dejeanne nous a communiqué l'observation :

Observation M. T..., cst attclut, depuls quatre ou cinq ans, de symptômes qui font craindre un commencement d'ataxie locomotrice : hésitation dans la marche , surtout en montant et en descendant les escaliers; faux troubles dans les fonctions rectales et vésicales. Pas de troubles visuels , presque pas de douleurs fulgurantes...

L'iodure de potassium longtemps continué, le nitrate d'argent, le phosphure de zinc, les eaux de La Malou, ont donné des résultats satisfaisants, mais non définitifs.

On engage le malade à essayer des eaux de Bagnères.

Les bains de Salut ^ puis les bains du Foulon, qui paraissent mieux convenir au tempérament arthritique du malade; l'eau de Salut en boisson, et quelques douches tempérées , à faible pression ,

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rendent au malade l'usage complet de ses jambes et lui permettent de faire d'assez longues courses dans la montagne.

Les suites éloignées ont malheureusement confirmé le pronostic qui avait été porté au début.

Les deux faits suivants, observés aussi par M. Dejeanne, nous montrent, le premier, des troubles nerveux et digestifs, le second, des troubles vésicaux traités avec succès dans nos Thermes :

M. P..., professeur, vient à Bagnères pour la observation seconde fois. L'an dernier, il a éprouvé, grâce aux bains du Platane et de Salut, une amélioration assez considérable dans sa maladie (ataxie locomotrice progressive). — La spermatorrhée, les troubles du côté de la vessie et des intestins ont cessé ; les crises bronchiques et les crises gastriques, les unes et les autres, si longues et si pénibles, l'ont laissé tranquille pendant plusieurs mois.

Il vient demander à nos eaux une nouvelle amélioration. Actuellement, la sensibilité et le mouvement se sont retirés des membres supérieurs; il ne peut ni marcher ni se tenir debout. Il voulait surtout retrouver le sommeil qui lui manque une grande partie de la nuit, et être délivré des crises de vomissement, qui suivent régulièrement ses repas. Peut-être espère- t~il aussi recouvrer, dans une certaine mesure, l'usage de ses membres endormis !

Cette dernière espérance n'est pas réalisable. Mais les autres symptômes nerveux et digestifs sont avantageusement modifiés par nos eaux : bain de Platane, eau de Salut en boisson.

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Observation M. le Comte de G..., malade depuis huit ans, a cxxvi ' ^ '

présenté tous les accidents de l'ataxie : douleurs fulgurantes, incoordinations des mouvements, parésie vésicale, etc.

Les moyens employés ont été nombreux : courants rachidiens ascendants, hydrothérapie, séjour prolongé dans le midi ; altérants à l'intérieur; cathérétérisme, injections diverses.

Il reste de la parésie vésicale, qui reparait toujours après quelque temps d'amélioration et qui cause au malade de grands ennuis.

On envoie M. de G... à Bagnères pour y faire usage de l'eau de Salut en boisson et en bains, avec un traitement complémentaire de douches générales et locales administrées méthodiquement.

La tonicité musculaire est rendue à la vessie.

Le D'' Lagleize a rapporté dans la Gazette Thermale de Bagnères une observation d'ataxie locomotrice considérablement améliorée par le bain du Foulon.

Il s'agit d'un riche commerçant des Landes qui présentait déjà les symptômes du deuxième degré : il avait de l'anesthésie plantaire, de l'incoordination du mouvement ; il marchait en fauchant, et sa jambe retombait lourdement sur le sol en frappant du talon. La force musculaire était intacte.

Les douleurs caractéristiques siégeaient aux membres inférieurs, et, avec moins d'intensité, aux Tnembres supérieurs.

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Gomme troubles sensoriels et viscéraux : dilatation pupillaire et ptosis de la paupière supérieure de l'oeil gauche ; — toux spasmodique, avec constriction du larynx et spasme de la glotte, parfois crises de hoquet ; difficultés dans la miction.

Le traitement, composé d'eau de Salies et de bains du Foulon, fut traversé par quelques crises convulsives. Mais à la fin de son séjour, le malade vit disparaître les douleurs et les troubles de la mobilité, il recouvra l'intégrité de la sensibilité, il put se tenir debout et marcher, ce qu'il ne pouvait plus faire sans être soutenu.

A côté des tabétiques vrais , il nous est donné d'observer des neurasthéniques présentant un certain nombre de symptômes qui peuvent faire porter le diagnostic d'ataxie, si l'on n'a pas soin de procéder à la recherche des signes objectifs caractéristiques (troubles oculaires, réflexe rotulien, etc.)

J'ai soigné deux ans un de mes amis qui m'avait donné un moment d'assez vives inquiétudes. Il avait dans les membres inférieurs des douleurs fulgurantes qui m'avaient fait penser à un début d'ataxie. Il était pris de ces douleurs le jour et la nuit, et très souvent, la nuit, il était obligé de se lever, tant elles étaient intolérables. Avec cela, des douleurs térébrantes à la ceinture, de la diplopie pendant quelque temps, de la parésie digestive, tous symptômes plus ou moins inquiétants.

Il se plaignait en outre de céphalalgie à forme de

migraine , de névralgies précordiale et brachiale , de crampes aux orteils, etc.

Cet état nerveux s'était développé à la suite de surmenage moral et d'une attaque d'influenza.

Le traitement suivi consista en bains de Marie- Thérèse^ douches à 33°, eau de Salies en boisson.

Pendant l'année qui suivit la première saison , mon malade n'éprouva que de très rares crises. Il vint, l'été suivant, compléter la cure si heureusement commencée.

Voici un autre faux tabétique, bien intéressant par les syndromes successifs qu'il a présentés et qui ont donné lieu à des diagnostics hypothétiques différents.

Gomme diathèse , il y a chez lui et chez ses ascendants des signes de goutte et de rhumatisme.

Comme antécédents personnels , il a beaucoup souffert de la tête autrefois. Toute céphalalgie a cessé il y a six ans. Mais , après un intervalle de repos trop court, il a commencé à éprouver une série de phénomènes variés dont voici le récit très abrégé.

Ce fut d'abord de la gastralgie se traduisant par des douleurs lancinantes et des crampes qui survenaient par crises; puis les douleurs en ceinture entrèrent en scène; les troubles oculaires les suivirent, diplopie, parésie pupillaire, chute de la paupière supérieure droite ; la vessie fut prise à son tour, lenteur anormale dans la miction... Il n'y avait pas à hésiter, M. X... commençait une belle

ataxie locomotrice , avec tous les symptômes de la première période. Gharcot, qu'il alla consulter, lui dit : « Dans peu de temps, vous aurez la démarche ataxique. »

Ensuite le tableau changea, ou plutôt il parut s'éclairer d'autre façon , certains symptômes rentrant dans l'ombre, d'autres venant à la pleine lumière. Les troubles gastriques prirent une importance dominante, l'intervalle des crises fut rempli par des douleurs presque continuelles assez semblables aux coliques des saturnins. M. X... alla voir le D' P..., qui constata une dilatation générale de l'aorte et attribua à de l'aortite les douleurs ressenties par le malade.

De plus en plus hésitant et inquiet, M. X... alla trouver un autre docteur; celui-ci, élève de Bouchard, reconnut une dilatation de l'estomac et conseilla un régime alimentaire approprié.

C'est après cette odyssée médicale que M. X... se présenta chez moi. Il ne m'en coûte nullement d'avouer que son cas me mit dans un embarras extrême.

Je procédai à plusieurs examens. Ils furent négatifs au point de vue des signes objectifs de l'ataxie, et assez favorables à l'idée d'une dilatation, ou tout au moins d'une distension de l'estomac.

Mais, comme cet état local ne me rendait pas compte de tous les symptômes, je préférai admettre. à titre provisoire, une neurasthénie générale ayant amené des troubles gastriques. C'est comme neuras-

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théniqiie et dyspeptique que je traitai M. X... : eau de Salut, par petites doses ; bains du Platane.

Les premiers effets du traitement furent encourageants, tant au point de vue des troubles digestifs que de l'état nerveux général. Malheureusement une circonstance imprévue obligea M, X... à abréger son séjour et à partir précipitamment. Mon observation demeure incomplète. Telle qu'elle est, j'ai cru utile de la donner, à cause de son intérêt clinique et parce qu'elle montre combien, dans certains cas, le diagnostic est difficile entre le vrai tabès dorsalis et les symptômes nerveux qui constituent une contrefaçon de cette maladie.

Ce sont nos bains sédatifs simples , comme le Platane^ Marie-Thérèse , Salut ^ etc., ou notre bain du Foulon^ à la fois émollient et légèrement stimulant, qui doivent être employés dans l'ataxie. Ils agissent comme agissent les eaux indéterminées de Néris et de Plombières; ils calment, modèrent et régularisent le système nerveux. L'adjonction des eaux laxatives et diurétiques en boisson a pour effet de modifier l'état des voies digestives et des voies urinaires dont l'innervation est plus ou moins profondément troublée par la lésion médullaire.

Les douches doivent être proscrites ou employées avec beaucoup de prudence. Si le médecin les juge utiles, il faut qu'il en surveille de près l'administration ou mieux, si c'est possible, qu'il les donne lui-même.

Le D"" Beni-Barde recommande de ne recourir à la

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douche froide que graduellement, après une période préparatoire et seulement pour réveiller la sensibilité endormie. Il faut éviter avec soin de provoquer, par des applications aggressives, l'excitation ou la congestion des centres nerveux. La douche tempérée, à faible pression, devra être préférée dans la plupart des cas.

Quant à l'ataxie fonctionnelle des neurasthéniques, son traitement thermal ne comportant pas d'indications spéciales, il nous parait inutile d'en parler. Il suffit de se rapporter à ce que nous avons dit du traitement de la neurasthénie et de ses diverses manifestations.

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CONCLUSIOxM

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