VIII LETTRE-PREFACE
plètes de ces deux établissements, vous pouvez, mon cher confrère, attirer à Bagnères-de-Bigorre les mêmes malades qui, avant la triste guerre de 1870, accouraient en foule à Schlangenbad !
Si, à ce traitement balnéaire que vous et vos confrères baguerais dirigez avec une grande habileté, vous joignez les bienfaits de l'air vivifiant que Ton respire dans votre station privilégiée où la nature a toujours un aspect souriant, où l'alimentation est saine, variée et réparatrice et, où la vie semble s'écouler calme et tranquille, à l'abri de toute préoccupation et de tout souci, il est possible d'affirmer que Bagnères-de-Bigorre doit être la station recherchée par les névropathes, par les arthritiques, par les herpétiques et par tous ceux enfin qui ont laissé dans les luttes de leur existence une parcelle de leur esprit ou de leur corps.
Un dernier mot pour finir. Je trouve que les traitements suivis dans les stations thermales sont généralement trop courts, ce qui expose parfois les malades à un surmenage inutile qui ne disparaît qu'à la fm de la cure. A quoi cela tient-il? A plusieurs raisons que je ne puis, faute de temps, examiner dans cette lettre. Je veux seulement signaler celles que les malades attribuent à la monotonie de leur séjour dans la ville d'eaux qu'ils ont choisie et quelquefois à la mauvaise