‹ Les névrosesChapitre 113 sur 220 · BALLADE DES LÉZARDS VERTS · texte numérisé non relu

BALLADE DES LÉZARDS VERTS

' A Saint-Paul BriJoux

Quand le soleil dessèche et mord le paysage,

Oa a l'aeil ébloui par les bons lézards verts :

Ils vont, longue émeraude ayant corps et visage,

Sur les las de cailloux, sur les rocs eutr'ouverls,

Et sur les hauts talus que la mousse a couverts.

ris sont stupéfiés par la température ;

Près d'eux, maint oiselet beau comme une peinture

File sur Teau dormante et de mauvais conseil ;

Et le brin d'herbe étreint d'une frêle ceinture

Leurs petits lianes peureux qui tremblent au soleil.

Puis, ils gagnent après tous leurs circuits d'usage Les abords des lavoirs toujours si pleins de vers ; Aux grands arbres feuillus qui font le tamisage De l'air en feu stagnant sur tant de points divers, Ils préfèrent les houx chétifs et de travers. Lazzaroni frileux des jardins sans culture, Gôtoyeurs du manoir et de la sépulture, Ils s'avancent furtifs et toujours en éveil, Dès qu'un zéphyr plus frais lèche par aventure Leurs petits flancs peureux qui tremblent au soleil.

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