‹ Les névrosesChapitre 115 sur 220 · L'IDIOT · texte numérisé non relu

L'IDIOT

L'idiot vagabond qui charme les vipères Clopine tout le jour infatigablement, Au long du ravin noir et du marais dormant, Là-bas où les aspics vont par troupes impaires.

Quand l'automne a teinté les verdures prospères, L'œil fixe, avec un triste et doux balancement, L'idiot vagabond qui charme les vipères Clopine tout le jour infatigablement.

Les serpents endormis, au bord de leurs repaires,

Se réveillent en chœur à son chantonnement,

Et venant y mêler leur grêle sifflement

Suivent dans les chemins, comme de vieux compères,

L'idiot vagabond qui charme les vipères.

Page 1