‹ Les névrosesChapitre 196 sur 220 · LE MENEUR DE LOUPS · texte numérisé non relu

LE MENEUR DE LOUPS

En vain, rampant au bas de la croix désolée, Je sentais mes cheveux blanchir en se dressant, Et la voix défaillir dans ma gorge étranglée : J'avais bu ce spectacle atroce et saisissant. Puis, après un moment de cette boucherie Aveugle, à bout de rage et de gloutonnerie. Repu, léchant son poil que le sang avait teint. Tout le troupeau quitta son informe butin. Et quand il disparut louche et d'un pas alerte, Plein de hâte, aux premiers rougeoiements du matin. Le grand meneur de loups sifflait dans la nuit verte,

ENVOI

Monarque du Grand Art, paroxyste et hautain. Apprends que si parfois à l'heure du Lutin , fai craint de m' avancer sur la lande aéserte, C'est que pour mon oreille, à l'horizon lointain, Le grand meneur de loups sifflait dans la nuit verte.

LES SPECTRES

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