CHOPIN
Sur la croupe onduleuse et rebelle des gammes Tu fais boadir des airs fauves et tourmentés, Et l'âpre et le touchant, quand tu les amalgames, Raffinent la saveur de tes étrangetés.
Ta musique a rendu les souffles et les râles,
Les grincements du spleen, du doute et du remords,
Et loi seul as trouvé les notes sépulcrales
Dignes d'accompagner les hoquets sourds des morts.
Triste ou gai, calme ou plein d'une angoisse infinie, i'ai toujours l'âme ouverte à tes airs solennels, Parce que j'y retrouve à travers l'harmonie, Des rires, des sanglots et des cris fraternels.
Hélas! toi mort, qui donc peut jouer ta musique? Artistes fabriqués, sans nerf et sans chaleur, VoDS ne comprenez pas ce que le grand Phtisique A veraé de génie au fond de sa douleur I
LES AMES