‹ Les névrosesChapitre 69 sur 220 · LE MAUVAIS MORT · texte numérisé non relu

LE MAUVAIS MORT

Au chevalier de Crollalanza.

Viande, sourcils, cheveux, ma bière et mon linceul, La tombe a tout mang-é : sa besogîie est finie ; Et dans mon souterrain je vieillis seul à seul Avec l'affreux silence et la froide insomnie.

Mon crâne a constaté sa diminutioîl,

Et, résidu de mort qui s'écaille et s'émiette,

J'en viens à regretter la putréfaction

Et le temps où le ver n'était pas à la diète.

Mais l'oubli passe en vain la lime et le rabot Sur mon débris terreux de plus en plus nabot : La chair de femme est là, frôleuse et tracassiôre!

Pour des accouplements fourbes et scélérats Le désir ouvre encor ce qui fut mes deux bras, Et ma lubricité survit à ma poussière,

116 LES LUXURES

LE MENSOiNGE

Croyant que je l'aimais avec idolâtrie, Elle avait dépouillé tout ce qui la couvrait : Comme un soleil couchant, la Pudeur colorait Le nuage laiteux dont elle était pétrie.

Et tandis que son geste affolé m'implorait

Et que ses yeux profonds mouillaient leur songerie,

La Vérité mettait sur sa bouche fleurie

Le soupu'ant aveu de son désir secret.

Mais mon hypocrisie ardemment calculée Mentait par tout mon être à cette Immaculée : Car, évoquan alors un vertige ancien.

De l'air d'un faux dévot qui dit sa patenôtre, Je râlais un prénom qui n'était pas le sien Et dans sa nudité j'en incarnais une autre.

OMBRES VISITKUSKS.

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