‹ Les névrosesChapitre 70 sur 220 · OMBRES VISITEUSES · texte numérisé non relu

OMBRES VISITEUSES

A Edmond Baraucourt.

0 mains d'ambre rosé, mains de plume et d'ouate Où tremble autant d'esprit que sur la lèvre moite,

Et de rêve que dans l'œil bleu!

0 mignonnettes mains, menottes à fossettes Qui servent à l'amour de petites pincettes

Pour tisonner ma chair en feu;

0 petits pieds qui vont comme le zéphyr passe, '' En laissant derrière eux le frisson de la grâce

Et le sillage du désir ; 0 jarretière noire à la boucle argentée, Diadème lascif d'une jambe sculptée

Pour les étreintes du plaisir;

Û seins, poires de chair, dures et savoureuses. Monts blancs où vont brouter mes caresses fiévreuses,

Cheveux d'or auxqiiels je me pends; Ventre pâle ofi je lis un poème de spasmes, Cuisse de marbre ardent où mes enthousiasmes

S'enroulent comme des serpents :

LES LUXURES

' 'M Nuus que je revois, ombres voluptueuses, Dans mes instants bénis d'extases onctueuses

Et de rêves épanouis; Kmergeant du brouillard nacré des mousselines, Vous flottez devant moi, parlantes et câlines,

Pleines de parfums inouïs 1

LA BÊTH.

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