‹ Les névrosesChapitre 7 sur 220 · LES PARFUMS · texte numérisé non relu

LES PARFUMS

A Georges Lorin.

Un parfum chante en moi comme un air obsédant : Tout mon corps se repaît de sa moindre bouffée, Et je crois que j'aspire une haleine de fée, Qu'il soit proche ou lointain, qu'il soit vague ou striden

Fils de l'air qui les cueille oujbien qui les déterre, Us sont humides, mous, froids ou chauds comme lui, Et, comme l'air encor, dès que la lune a lui. Ils ont plus de saveur ayant plus de mystère.

Oh oui! dans l'ombre épaisse ou dans le demi-jour. Se g-orgerde parfums comme d'une pâture, C'est bien subodorer l'âme de la Nature, Humer le souvenir, et respirer l'amour !

Ces doux asphyxieurs aussi lents qu'impalpables

Divinisent l'extase au milieu des sophas.

Et les folles Inès et les pâles Raphas

En pimentent l'odeur de leurs baisers coupable».

Page 1