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LA TONNELLE

A André Lemoyne.

A l'heure où le grillon racle sa ritournelle, Lorsque le jour s'en va du inonde curieux, La tonnelle profonde, au banc mystérieux, Tressaille en regardant la montagne éternelle.

Là, mon rêve enivré d'une paix solennelle Poursuit nonchalamment son vol silencieux, Car tous les bruits du soir, rauques et gracieux, Arrivent tamisés dans la bonne tonnelle.

Aux quatre coins du clos, le moindre vent rôdeur

Emporte la sauvage et résineuse odeur

Dfis branches de sapins dont elle est recouverte;

i.L ûe iuin, le soleil qui meurt dans les cieux blancs, A travers son treillis de feuillages tremblants .l 'l'e un rayon pourpré dans sa pénombre verte :

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