IV. — Neurasthénie traumatique
En tout semblable è la neurasthénie vulgaire, la neurasthénie traumatique doit se reconnaître par la constatation des stigmates et des symptômes inhérents à toute neurasthénie.
Certes, si l’on appelle neurasthénie tous les cas de troubles complexes du système nerveux survenant à la suite des traumatismes, le diagnostic sera facile; mais si l’on veut approfondir la question et différencier cette névrose des perturbations nerveuses recopnaissant comme cause essentielle une lésion organique des centres nerveux, la tâche sera pénible. Nous avons insiste sur ce point à propos du diagnostic des névroses traumatiques
DES NÉVIiOSES TRAUMATIQUES,
graves; nous avons montre; e|u’il est souvent impossible, au début, de savoir s’il s’agit d’une neuraslhénie pure ou d’une inflammation diffuse des centres nerveux.
Plus tard, lorsque la maladie aura eu le temps d’évoluer, on pourra peut-être poser un diagnostic certain, en se basant sur l’évolution progressive des lésions diffuses des centres nerveux .qui amènent è leur suite le dépérissement et la cachexie.
Le signe diagnostique le plus certain réside encore dans la nature du traumatisme : s’il n’y a pas eu commotion, l’affection est sûrement fonctionnelle; s’il y a eu ébranlement violent, il est probable que la maladie reconnaît comme point de départ une lésion superficielle et diflûsc des centres nerveux.
Comme pour la névrose traumatique grave, il n’y a que des probabilités qui puissent nous aider à diagnostiquer avec assurance la neurasthénie traumatique pure ; ce n’est souvent qu’en observant l’évolution de la maladie que l’on arrive à certifier son existence,