‹ Les névroses traumatiques, étude pathogénique & cliniqueChapitre 33 sur 50 · V. — Hystéro-neurasthénie traumatique · texte numérisé non relu

V. — Hystéro-neurasthénie traumatique

Nous avons vu que l’hystérie traumatique est généralement d un diagnostic facile ; qu’au contraire la neurasthénie traumatique ne peut souvent pas être difi’érenciée des troubles nerveux dépendant d’une commotion cérébro-spinale avec lésion diffuse des centres nerveux. On comprend, dès lors, que le diagnostic de l’hystéro-neurasthénie traumatique, qui n’est que la combinaison des deux afléctions précédentes, est presque impossible à poser.

Tout ce que nous avons dit à propos du diagnostic de la neuraslhénie traumatique se rapporte ù celui de l’hystéro-neurasthénie traumatique : aucun signe précis ne permet de différencier cette dernière aflection de ce que nous avons appelé la névrose traumatique grave. Les deux facteurs les plus importants sont encore 1 évolution delà maladie et la nature du traumatisme. Dans le cas d’hystéro-neurasthénie traumatique, la maladie ne présente généralement pas une marche aussi envahissante que lorsqu’il existe une inflammation diffuse des centres nerveux; le traumatisme initial est léger dans le premier cas, tandis que dans le second il est violent et s accompagne d’une forte commotion.

ÉTUDE PATHOGÉNIQUE ET CLINIQUE, ETC

Ici encore le diagnostic précis est difficile, presque impossible au début ; ce n’est pas une raison pour esquiver les difficultés en englobant sous la dénomination trop large d’hystéro-neurasthénie traumatique tous les troubles nerveux graves consécutifs aux traumatismes.

Avouons notre ignorance, ne la voilons pas par un terme vague, dont l’inexactitude ne peut qu’amener une profonde confusion.

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