‹ Les nezprecésChapitre 15 sur 23 · UNE. RUSE DE BAPTISTE · texte numérisé non relu

UNE. RUSE DE BAPTISTE

— Indiens! Indiens! répétait-il avec des accents de terreur.

— Où sonlF-ils? demanda Xavier inquiet.

— Là! eux là! sur grande rivière, répliqua le uègre.

— Savez-vous, Baptiste, à quelle tribu ils appartiennent? dit froidement Merellum.

— Eux, Nez-Percés ! Nez-Percésl

— Hais, reprit la jeune fille, vous avez un moyen de les repousser s'ils sont nombreux, et nous sommes en mesure de leur résister s'ils. . .

— Douze canots! douze-, bonne demoiselle I Eux plus peur de nègre, plus peur en tout !

— Viennent-ils donc pour nous attaquer? éil

Xavier,

— Atlaquernoiis, oui, massa! Attaquer, attaquer bieitôt.

— Mais ils te prennent, m'as-tu dit, pour TEsprit du feu ; on n'attaque pas un Esprit, fit Xavier en souriant.

— Oh! massa, massa! flammes pas pouvoir luire dans le jour, répliqua Baptiste d'un air désolé.

— Cette retraite est sûre; ils ne la découvriront pas.

Le nègre secoua la téte.

— Eux suivre moi depuis deux ou trois jours; eux voir moi; moi pas dire à vous, crainte d'effrayer vous.

— Tu as commis une imprudence, dit le jeme homme d'un Um de reproche; mais, encore une fois, ou sont-ils?

— Là ! regardez par fenêtre, repartit Baptiste en

montrant la feuille de parchemin qui bouchait rouver* ture par laquelle la salle recevait le jour.

Cette ouverture se trouvait à cinq ou six pieds du sol. Le chasseur s'élança vers un escabeau pour regarder au d^ors.

Mais, plu§ prompte que lui, Merellum monta sur resca%e«« en s'écriant d'un ton qui révélait Umt Tin- . térét qu elle avait pour Cheifier :

— Mca, BM, Kaner, je \om en fnt^ m itnis

mettez pas à cette ieuétre. Si, par mallieur, lesludi^s vous apercevaient, vous seriez fffàa.

— Pas k craindre ça, dit Baptiste. Fenêtre haMle

et masquée par buissons. Vous pouvoir reluquer bt-

diens, pas eux vous.

Se hissant sur un autre escabeau, il arracha la peau de parchemin. Un chaud rayon de soleil couchant

tomba aussitôt comme une pluie d'or sur les pelleteries quigarnissaientlasaUe.

Eblouie par cette soudaine clartéy Merelium détourna la tète.

Xavier profita de son mouvement pour sauter sur le siège qu'avait ^tté Bapliste et arrondir son bras autour Je la taille de la jeune fille.

Elle le remercia d'un regard qui lui fît, une minute, oiMier les dMgers de leiir siuiatioo.

Tous deux ensuite plongèrent leur vue au dehors.

Un troue de buis touffu cachait effectivement la baie ée lafenéCra, et permettait d'embrasserm assez vaste horizon sur le rio C^kunbia, qui roulait ses eaui à cent mètres au-dessous, sans que ceux qm le traversaient à cet endroit pussent vous distinguer*

Quand les jeunes gens opérèrent leur reconnaissance, une douzaine de caMis remplis de Ne^-Percés naviguaient vers la lalaise.

— Le Renard-Noir ! murmura MereUum dont le visage 8**enAtnima de colère.

Xavier la sentit frémir.

— Qu'est-ce donc (^ue le Renard-Noir ? demandat-îl.

— Ah 1 je me vengerai. Je n'y puis tenir ^ il faut que je me venge! s*écria la Petite-Hirondelle.

Et avant .que Cherrier eût pn prévoir son intention^

elle avait bandé un arc et décoché une flèche hors de la caverne.

— Touché 1 je Fai touché 1 exclama-t-elle avec un geste de triomphe.

— Qui avez-vous touchét fit Xavier.

— Molodun, le Renard-Noir, le chef des Nez-Percés, mon persécuteur, si vous aimez mieux.

— Ah ! marmotta Baptiste, petite demoiselle perdre nous !

— Bah 1 reprit Xavier avec >rexaltation de la jeunesse, ils ne sont qu'une cinquantaine en tout. Nous avons des armes et des munitions. Nous pourrons bien leur résister. Du diable I s'ils déterrent jamais l'entrée de ce souterrain. Passe-moi un fusil que je commence le feu.

— Non« mon cousin, non, ne faites pas cela ! s'opposa MereUum.

Et s'adressant à Baptiste :

— Ne lui donnez pas ce qu'il demande.

— Mais pourquoi, Louise ? -

— Pourquoi, parce que f ai eominis «ae imprudence en tirant sur Jlolodun, et qu'il ne faut pas l'ag- > graver par de nouvelles légèretés. Tenez, vojez, les Nez-Pa*cés ont pris l'éveil; ils examinent la côte pour savmr d'où vient celte flèche que j'ai lancée. Molodun n*apas été atteint grièvement, puisque le voilà debout dans son canot et inspectant la falaise avec plus d'attention encore que les autres. Nous serons vraiment protégés par ce Dieu des chrétiens dont j'aime tant

à vous entendre parler, s'ils ne découvrent pas cette ouverture,

— Et quand ils la découvriraient?

— S'ils la découvraient, c'en serait fait de nous.

— Bah 1 ils auraient besoin d'ailes pour arriver jusqu'ici.

— Vous ne connaissez pas les Indiens, mon cousin ; ils y arriveraient.

— Ah ! pour ça, ma cousine, je voudrais bien savoir comment, dit Xavier en riant.

— Je vous assure.

— Mais le rocher est à pic jusqu'au niveau du fleuve, à plus de cent verges au-dessous de nous.

— Ce qui ne les empêcherait peut-être pas de Tes^ calader.

— De grâce I expliquez-vous, ma chère Louise.

— Baissez la téte! baissez la téte! s*écrta-t-ello

tout à coup.

Hachinaletnent, Xavier snifit êe roosal^et presque au même moment une flèche passa eu sifflant au-» dessus de son oreille.

— Voilà , reprit Merellnm en se retirant de la fenêtre , une partie de Texpiication que tous désiriez^ mon covnin. Si, eonme ce n*est que trop présmiabie à présent, les Nez*Percés ont remarqué eette ouverture, ils chercheront d'abord la porte de la caverne, et, ne la trouvant pas, ils laneeront, au moyen d'une flèche, un lasso par-dessus le tronc de buis qui jious. abrite et grimperont jusqu'à nous.

— Alors il faut couper ce tronc^ dît Xavier.

— Pas pouvoir, pas pouvoir! répliqua Baptiste, tronc trop bas. Moi essayer une fois, deux fois, dix fois, jamais pouvoii*. .

Cinq ou six flèches pénétrèrent en mcuie temps par la fenêtre dans la salle.

— Vous voyez, dit Merelluui, ils cass(înt les branches du buis, afin de distinguer ce qu'il y a derrière.

— Que résoudre , quel parti prendre ? murmura Gherrier. ,

— La première chose à faire, répondit la Petite- Hirondelle, c'est de boucher immédiatement cette fenêtre avec un morceau de roche, après avoir placé adroitement les flèches qu'ils nou& ont tirées sur le

buis, Quaud ils l'auruut dépouille de ses feuilles et de ses rameaux, leurs armes retomberont dans le ileuve, et n'apercevant que le roc^ là où iii> doivent à présent supposer qu'existe Touverture, ils cioironl peut-être s'être trompés et iront ailleurs*

— Ah ! voilà une idée excellente, ma cousine, je m'empresse de la mettre à exécution. — Prépare-moi des tragmentâ de rocUe, moricaud.

Baptiste sortit pour eliereher des cailloux daus le passage, taudis que le jeune Canadien, ayant ramassé les flèches des Iiulieus, lenionlait sur Tescabeau pum* les arranger sur le buis, d'après le conseil de Merellum..

— Pas ainsi, mon cousin, pas ainsi 1 lui cria-t-elle, vous ae connaissez pas la subtilité des Peaux-Rougcs.

— Que voulez-vous dire î

— Mais ces Uèches se sont enioncées dans les pelleteries qui garnissent les murailles de cette salle^ par conséqu^t la pointe en est intacte.

— Qu'est-ce que cela fait?

— Cela fait, mon cher cousin, répliqua-tHîlle (5n souriant, qu'4s ne seraient pas longtemps dupes de notre supercherie. Dès que les flèches tomberont, ils courront les recueillir, car il n'est rien à quoi les Indiens tiennent plus qu a leurs flèches.

— Mais je...

— Attendez, et gai'c à vous ! En voici d'autres qui arrivent !

Xa\ier se jeta de cAté paur livrer passage à une

nouvelle volée de projectiles.

— Je vous disais donc, reprit MereUnin, qu'ils se hâteroQl de repécher leurs armes; les trouvant parfaitement affilées, ils comprendront vite qu'elles n'ont pas pu frapper le rocher, et alors. . •

— Alors, il faut les émousser, n'est-ce pas, ma cousine ? dit Xavier en épointant diacune des flèches avant de la glisser dans les branches de buis.

— C'est cela , répliqua la jeune fille, qui se mit à l'aider dans sa besogne.

Le nègre rentra avec trois cailloux de la même couleur que la roche de la falaise.

Us furent aussitôt ajustés dans la baie de la fenêtre, et l'obscurité envahit la salle.

— Maintenant nous sommes pour quelques heures au moins à l'abri de ces coquins. Allumons une torche et avisons au moyen de nous tirer d'affaire, dit Xavier.

Baptiste prit dans un coin une branche de sapin longue de quatre pieds, la fendit aux trois quarts dé sa longueur en une foule de parties, y mit le feu et la ficha dans un trou creusé à cet efiet près de la cheminée.

A la lueur fumeuse et vacillante de cette torche, ils tinrent conseil.

~ Allons, ma cousine, que proposez-vous? de« manda gaiment Xavier, à qui cette situation roma-

nesque ne déplaisait pas trop , . malgré rimmuience

de ses périls.

Mais quand m est jeune, qu^on n*a pas encore tout à fait pris racine dans la vie sociale, si je puis m'ex-> primer ainsi, on a une sorte d'audace égoïste, amoureose des témérités et ennemie jurée da.doute«

— Que proposez-vous, ma cousine? il est temps ou jamais de prendre une détermination, appuya*t-il en remarquant qu'elle rêvait.

— A mon avis, le plus sage serait d'attendre, ré-pondit-elle* Les Nez-Percés se' lasseront d'oder leurs lièches contre le rocher; ils débarqueront, fouilleront [a falaise, et ne découvrant pas notre refuge, ils finiront par s'éloigner.

— Si pourtant ils le découvraient ? observa Xavier. Merellum se tourna vers Baptiste, qui s'était étenài

sur le sol, la léte dans ses mains.

— Bonne petite demoiselle veut opinion à nègre? dit^il.

— Ëh oui 1 intervint le Canadien, car tu sais mieux que nous quelles sont les ressources de cette caverne.

— Massa dire vrai, mais noir rien pouvoir taire avant la nuit.

— Que feras-tu alors?

— Nègre faire Chien-Flamboyant, répondit Baptiste en bondissant deux ou trois fois.

Conunent cela nous saavera-^il? dit Xavier.

— Massa voir, massa voir.

Le jeune homme haussa les épaules. .

— Oui, coauueut cela uous sauvera-tril ï insista la jeune fille, qui avait plus de couGauce dans T adresse du nègre que Cherrier.

— \^ous écouler moi, et moi. parler : Quand nuit venue, moi frotter nnon corps avec matière qui flambe dans la noirceur; monter après ça dans gros arbre, et être tout en feu, tout en feu; Iiuliens eflVayés; vous profiter d'épouvante à eux. £i après que moi avoir aboyé trois fois, sortir de cette grotte, descendre le cap vers le sud, avancer mille, deux mille, trois mille pas ; là, trouver enclos à moi, prendre chevaux et filer comme vent.

. — C'est j uste, dit Herellum, vous avez des chevaux

près d'ici. Mais que deviendrez-vous ?

Le nègre partit d'un bruyant éclat de rire qui fit reluire d^tns la demi-obscurité, une double rangée <ie dents blanches comme l'ivoire,

— Oh ! ma cousine, soyez sans inquiétude à son endroit, dit Xavier : Baptiste est trop ingénieux pour se laisser scalper par cettè bande d'assassins. N'at-il pas déjà su leur faire accroire qu'il avait la puis^ sanca d'un Manitou ?

-r- Oui, Indiens graàd' frayeur de Chien-Flamboyant, dit-il avec une gravité comique^ .

— Tu nous rejoindras au fort Colville, dit Gherrier.

— Massa aller à fort ColviUe t

. — Sans doute ! pourquoi cette question?

— Difficile, difficile, Grande-Coulée, vilaine route ; désert, sable, pas manger, pas à boire, marmotta Baptiste. ^

— Ta! ta! ta! j'aijdéjà suivi ce chemin. Mais- le crépuscule est venu, il n'y a point de lune en ce nioiDcnt. Il me semble que le soleil s'est couché sous un réseau de nuages. La nuit sera fort sombre. Si tu commençais la représentation ?

' — Massa et bonne petite demoiselle se munir d*armes et de provisions d'abord, dit Baptiste*

U a raison, et sa prévoyance nous sera assuré-ment d'un grand secours, répliqua Herellum.

Xavier Ciierrier était convenablement équipé ; il ne prit qu'une gourde de vieux rhum et un taureau de peunnican (1). Merellum jeta un arc et un carquois sur ses épaules, entoura sa taille d'un long lasso, et plaça à sa ceinture un poignard dont le chasseur lui avait fait cadeau. H désirait qu'elle y ajoutât une paire de pistolets, nuôs la Petite-Hirondelle refusa obstinément. Elle avait les armes à feu en horreur.

Tandis qu'ils s'apprêtaient, Baptiste se frictionnait

(1) On appeUe ainsi les énormes sancissons de >iandcs boneanées, confectionnés par les chasscui-s du Nord-Ouest. (Vab la Hurmne et les Pieds-Hoirs,)

des pieds à U téle avec du phosphore. Jamais il n'avait fait aussi luxueuse dépense de ce combustible artificiel. Aussi la salle souterraine était-elle édairée comme par une iUuminatioQ a giorno.

Xavier enchanté battait des mains :

— Ah 1 comme il est drôle 1 mon Dieu, comme il est drôle! La bonne farce que nous allons jouer aux Peaux-Rouges! Que j'aurai du j^isir i conter «ela un jour à mes amis de Montréal et de la Nouv<;Ue- Orléans !

— Nouvelle-Orléans, massai vous vouloir y retourner I dit le tourbillon de flammes avec une anxiété évidente. 0kl moi, pas aller li; phis esclave, plus recevoir cpups de fouet; non, jamais de jamais!

— Bien ! bien ! je te laisserai ail Canada , mon brave Baptiste, dit le jeune homme éclatant de rire.

— Ben sûr, au moins, massa ? -

— Nous vous le promettons, dit Mereilum avec un sourire.

— Nègre croire vous, bonne petite demoiselle, dit le Chien-Flamboyant en pressant un ressort qui faisait mouvoir la pierre servant de porte à lasa11e«

Quand il fut sorti, Xavier an rapprocha de la jeune fille et lui dit d*un ton ému :

— Je vous parais peut être bien léger, Louise, car je plsdsante à cette heure critique.

— Point du tout, mon cousin, je vous aime mieux

comme ça. I^Toubliez pas qne je sais «ne enfant du désert, accoutumée à braver, je dirai plus, à rechercher les périls, et si je vous voyais timide et tremblant en cette circonstance, ma foi...

£ile s'arrêta court.

— Eh bien? fit Gherrier, charmé de la ta([uiner un peu.

Elle lui demanda grâce par un regard. 11 ne comprit pas ou ne Toulut pas comprendre.

— Eh bien 1 mon cousin, répliqua-t-.elle résolument, si vous n'étiez pas brave, vous ne me plairiez pas.

— Vous avez donc pour moi de l'amour, Louise? — Je ne sais ce que c*est que Tamour, mais mon

cœur vous aime, Xavier.

— Oh ! s'écria-t-il en lui saisissant la main , cet aveu...

— Je dis ce que je pense. Vous êtes, après le capitaine Poignet-d* Acier, le premier homme vers lequel je me sois sentie attirée par une inclination secrète, et je suis heureuse du bonheur que mes paroles semblent vous causer. #

— Louise ! Louise ! vous me rendez fou de joie ! Il porta sa main k ses lèvres. ^

— Pourquoi ne m'embrassez-vous pas sur les joues, comme d'habitude, Xavier î dit Herellum d'un air surpris.

Il rougit, pâlit et baissâtes yeux.

La uaïv elé de la jeune lilie reffrayail presque.

— Mais, reprit -elle (Utudideiaeiil, qu avez -vous donc?

11 louiba à ses genoux.

— Louise, lui dit-il d'une voix [>alpitante, Louise, je vous aime ; vous le savez, n'est-ce pas 1 Je sens que loin de vous la vie pour moi ne serait plus possible ; que désormais tontes mes pensées^ toutes tnés aspirations sont pour vous... Enfin, je vous aime!...

— Mais, moi oussi, je vous aime, Xavier, dit-elle avec l'innocente franchise d'une âme vierge.

— Alors, reprit-il en balbutiant, vous consentiriez. . . L'éaiolion renipéclia de poursuivre.

— Mais je consentirai à tout ce que vous voudrez, Xavier.

— Même à m'épouser?...

Et il l'enveloppa d'un regard suppliant.

Herellum tressaillit. Un nuage passa sur son front

— Oui, n'est-ce pas que vous consentirez k m'épouser, diles-le, promet(cz-le moi, Louise ? lit le jeune homme de cet air câlin et pressant qui est une des plus fortes expressions de la passion.

— Vous épouser! répondit-elle lentement, stupéfaite de cette prière.

Xavier ouvrit la bouche pour insister.

Trois aboiements successifs, vigoureusemeDt cadeacés, ranétèreut.

— Le signal 1 Partons^mon cousin, partons! s'écria Merelluni.

La première, elle s'élança sur réclielle, et, en atteignant le faite, elle vit le Chien-Flamboyant qui courait de branche en brandie sur les cèdres voisins.

On eût dit un feu follet dansant au milieu des arbres.

Du bas de la falaise s'élevaient des hurleuients effroyables.

— Indiens en fuite ! eu fuite 1 mais revenir bientôt, bientôt. Vous partir vite. Ghevanx au sud! cria Baptiste.

Merelluiu et Xavier furent promptement de l'autre c6té du cap.

Au lieu indiqué, ils trouvèrent des mustangs, en bridèrent deux avec des cordes de ouatap, et, sautant sur leur dos, se dirigèrent en toute célérité vers le sud.

Par malheur, dans sa précipitation, la Petite-Uirondelle avait laissé tomber son cbapeav d'écorce près de r enclos aux chevaux.

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