CHAPITRE VI
IRIBINOC
Le cri de détresse poussé par Lioura D*a pas été enlendu. Il s'est perdu dans les bruits de la leiiipéte qui redouble de violence et siffle âprement entre les rameaux des arbres.
Le ravisseur a chargé sur son épaule la jeune femme évanouie et desserré un lasso qu'il lui avait jeté autour du cou.
Il dévore F espace.
Après un quart d'heure d'une course effrénée, il
ralentit son allure, tourne à gauche et se rapproche du fleuve dont les voix grondeuses font un effrayant duo avec les rq|ilements du tonnerre.
La pluie a cessé de tomber. Quelques étoiles, et
parfois iiu rayon de lune timide apparaissent entre les gros nuages noirâtres qui s'entre-croisent en tous sens à la voûte céleste. Des éclairs les déchirent fréquemment et découvrent, h mille pieds au-dessous de -la côte, le rio Coluuibia brisant ses vagues courroucées aux angles des rochers.
Guidé par c^ lueurs éblouissantes, Thorame qui a enlevé Lioura prend un étroit sentier sur la pente de la falaise et commence à descendre. Le sentier est rocailleux, escarpé. Il semble avoir été pratiqué par les chèvres des montagnes et les grosses-cornes plutdt que par des êtres humains. Mais celui qui le parcourt en ce moment a le coup d*<Bil perçant, le pied agile et solide. Il deviue les moindres obstacles, franchit habilement tous les mauvais pas.
Que la foudre éclate sur sa téte et fasse trembler les masses granitiques; que la Colombie hurle devant lui comme une hyène déchaînée et paraisse vouloir rattirer dans ses noirs abîmes, il no s'en inquiète pas, et marche, sans hésiter, sans trébucher. Où va-t-il ainsi? car bientôt il sera au niveau du fleuve. Déjà les flots rejaillissent jusqu^à sa hauteur et le baignent d'une poussière liquide. Mais le voici qui fait une oblique à droite, traverse un bouquet de sapins chétifs, et si pressés les uns. contie les autres qu il est obligé de se courber en deux pour ne pas se heurter h leurs rameaux intérieurs; puis il remonte, pendant
deux minufes, le flanc du cap, dépose son fardeau sur le sol, détourne deux grosses pierres, reprend Lioufa dans ses bras et entre dans une grotte ou quelques Usons agonisants répandent une clarté douteuse.
Une lois dans cette grotte, il plaça l'Indienne sur un lit de mousse et mit la main sur son cœur pour s'assurer qu'elle respirait encore, car elle n'avait pas fait un mouvement depuis Tinstanl où il Tavail renversée avec son lasso.
Mais la vie n'était pas éteinte en elle. Son évanouissement même se dissipait. Bientôt, elle b^*n des mots incohérents. Alors il lui garrotta k > ]m -;:it is et les pieds et sortit de la caverne dont il'Biiuctui l'entrée. . '
En reprenant ses sens, Lioura ne fut pas peu surprise de se trouver seule en ce lieu qui lui était complètement inconnu. Le feu achevait de mourîr. Ses réverbérations rougeàtres, que le vent chassait de coté , et d'autre, donnaient un aspect étrange aux objets.
La jeune femme se crut d'abord transportée dans le monde des Esprits.
Ensuite, elle chercha à rassembler ses souvenirs et à les coordonner.
L'image moqueuse de la face pâle lui apparut la première et réveilla tontes ses fureurs.
— Oh! tu ne m'échapperas pas ! ie te tuerai et je
mangerai tou cœur! s'ccria-t-elle eu essayant de se lever.
Alors seulement Lioura s aperçut que ses membres
étaient altacliés.
Elle poussa ime exclamation -de stupeur!
Puis elle se rappela sa tentative ^pour égorger sa
rivale et un étranglement subit qui lavait paralysée.
Quelle était la cause de cet étranglement! Son mari Tavait-il guettée et assassinée i Cela devait être.
douleur qu'elle éprouvait encore au cou ne eontiibuaii pas médiocrement à i'eotretemr dans cette supposition. Mais pourquoi ces liens? caries Indiens ne croient pas aux punitions dans l'autre monde.
Lioura s adressait celle question quand le jour parut*
La caverne était parfaitement éclairée par des crevasses. La grotte ne différait en rien de celle qu'elle avait coutume de voir sur la terre. Aussi, à mesure que la lumière y pénétrait, la jeune feniuie sentaitelle se dissiper l'idée qu'elle avait passé dans le royaume d' Uias-soch-a-la - 1 i-y a h .
Elle se disait même que Molodim l'avait enfermée j dans c^tte caverne pour la punir de sa jalousie» et
elle s'apprêtait à lui reprocher durement son audace, quand un bruit de pas se lit enti^dre.
Li(»ura ne doutait point que ce ne fut son \mv\.
Digitizcd bv CoonTr
Elle se dressa sur soi> séaat et arma ses yeux de colère. • * •*
Un indien, un Nez-Percé entra dans la grotte !
— Iribinou 1 s'écria la Blanche-Nuée au comble de létonnement.
C'était Iribinou ea effet, ^t c'était lui le ravisseur de Lioura.
11 Favait aimée passionnément , il Taimait plus passionnément encore depuis qu'elle était devenue la femme d'un autre; car son insuccès n* avait fait, comme c'est souvent le <îas, qu'ajouter de nouveaux aliments à la flamme dont il était consumé*
En rencontrant Molodun sur le rio Columbia, sa première pensée fut de l'abandonner. Mais il réfléchit que le chef, qui était excellent nageur, pourrait bien gagner une ile et retourner à la tribu où il le ferait condamner par ses guerriers. C'est ce qui décida Iribinou à le recevoir dans son canot. Au surplus, il espérait dénoncer Molodun dès qu'il serait arrivé au cantonnement des Nez-Percés, et lui imputer Taffreux désastre dont ils avaient été victimes.
On se souvient de sa dispute avec le sagamo et de la rixe qui s'ensuivit.
, Jeté à l'eau par le Renard-Noir, l'Ours-Gris plongea, se dirigea hardiment entre deux eaux, vers les canots des Chinouks qui oncombraieiit rarchipel, en détacha un, au moment de la confusion où ses cris,
en (onibanl dans le flouve, avaient plongé leurs ennemis, et alla aborder sur la rive méricyonale.
Avant cet incident, Iribinou enviait Molodun; des lors il le délesta , et, dans le cœur de tout Indien , * Taversion appelle la vengeance.
L'Ours-Gris ne songea donc plus qu*à se venger.
Il avait un moyen facile qui satisfaisait ses plus vifs dé&irs : enlever la belle Lioura, la femme de Molodun, pendant que tous les hommes valides de. riehnus étaient absents.
Pour cela, il fallait se hâter de revenir au village.
Iribinou abandonna son embarcation, sachant bien qu il faudrait plus de temps pour remonter le fleuve que pour faire la route à pied.
Le surlendemain matin, il atteignit Tembouchure de la rivière des Sables-Mouvants dans la (Colombie. Il allait la traverser quand il aperçut un canot qui s'approchait du rivage.
Iribinou se c^icha dans le bois et épia les arrivants.
C était TAigle-Gris, son iils et Merellum.
Les deux premiers débarquèrent dans une baie profonde dominée par utie éminence, transportèrent la jeune fille sur la berge, et se mirent en devoir de réparer leur canot dont les flancs étaient pescés en plusieurs jdaces.
La beauté de la Petite-Hirondelle fit une profonde impression sur TOurs-Ciris. il savait l'amour qu'elle
avait inspiré II Molodun, et soupçonnait, avec raison,
celui-ci (ren être encore violemment épris. iSe valaitil pas mieux la lui ravir que sa femme?
L'entreprise était moins périlleuse, et sa réussite porterait probablement k Molodun un coup plus terrible que s'il perdait Lioura. La face pâle n'était, du reste, pas à dédaigner,, et ?'Ours-Gris, qui n'avait sans doute pas des prétentions excessives à la constance, se disait qu'après tout les charmes de la Petite-Hirondelle valaient bien ceux de la Nuée-Blanche.
Le drôle n'avait vraiment pas mauvais goût.
À la façon dont TAigle^Gris et son fils se mirent a l'ouvrage, Iribinou comprit qu'ils passeraient la nuit dans l'endroit où ils venaient d'aborder. Alors, comme il n'était pas probable que sou plan d'enlèvement pût être exécuté en plein jour, il résolut de chercher une retraite quelconque pour y attendre l'heure favorable.
Un cap boisé s'élevait à peu de distance en aval du fleuve. 11 était hérissé de saillies et d'anfractuosités. Parmi les fissures qui le sillonnaient, Iribinou eut bientôt trouvé l'asile dont il avait besoin.
Après s'être fait un lit avec des branches de pin, recouvertes de mousse, et après s'être reposé quelques heures, il se leva frais et tout prêt a ac(;omplir son projet. Mais d'abord, d'un coup de flèche, il abattit un chevreau (ju'il dépouilla immédiatement. De la peau, il s*enveloppa les pieds afin de dépister par de
fausses empreintes ceux qiri pourraient le poursuivre, puis, ayant consulté le vent et reconnu qu'il soufflait vers l'oiiest, c'est-à-dire dans une direction opposée à celle de FAigle-Gris, il alluma du feu et fit griller une tranche de venaison.
Une fois restauré, Iribinou retourna à son premier poste d*obsorvntioii. Il s'était, par précaution, muni d*un lasso fabriqué avec les débris de la peau du chevreau.
• En approchant du campement, il reconnut à sa
grande surprise la voix de Lioura.
Témoin ensuite de sa scène de jalousie, des mauvais traitements qu'elle infligea à Merellum et de la
sévère réprimande de Renolunc, il prévit ce qui allait se passer.
Lioura ne pardoniierait pas à la face blanche, elle essaierait de la tuer; car femme froissée dans son amour-propre, surtout en présence d'une rivale, est impitoyable, qu'elle appartienne à la race rouge, noire on blanche, qu'elle soit sauvage ou civilisée.
Cette rencontre inattendue modifia le dessein de rOurs-Ciris.
— Taurai Tune ou l'autre, si je ne puis les avoir toutes les deux, se dit-il.
Et il attendit.
La tempête le servait à souhait.
11 n'eut pas de peine îi opérer le rapt de Lioura,
quoique sa perpétralion eût réclamé une audace et un sang-froid iuouis: Cependant, maître delà Nuée- Blanche, il n'élait pas rassasié. Ce premier succès Tavait mis en appétit, si je puis m*exprimer ainsi. Sûre d'elle, il partit de nouveau avec Tintention de s^emparer aussi de la Petite-Hirondelle.
Mais, cette fois, l'attente de TOurs-Gris fut déçue. Il eut beau rôder autour des huttes, roccasion de capturer Merellum ne se présenta point.
Le lever de l'aurore l'obligea de battre en retraite, et il revint à la caverne, où son apparition fut, comme on Ta vu, un sujet do stupéfaction pour Lioura.
— Oui, répondir-il à son exclamation, c'est moi, Iribinou, qui ai apporté ici la Blanche-Nuée, parce qu'elle a été indignement outragée par des lâches dont Tun, son époux, ne mérite pas ce haut honneur, l'autre, sou frère, lui a lancé des insidtës et des menaces au lieu de la défendre et de la protéger. Moi, j'ai^pris le parti de ma sœur, qui est plus belle, plus parfumée que la rose des prairies, et dont le cœur a la suavité des rayons de rnicl. Si la Blancbc-Nuée (pie j'aime, que j'ai toujours aimée, daigne consentir à habiter mon wigwam, je vengerai les affronts qu'on lui a faits. Elle recevra, si elle veut, de ma main, les chevelures de ceux qui l'ont offensée et la face blanche que Molodnn a prise dans le grand canot des Visages-Pâles pour en faire sa femme.
Lioiira s'attendait si peu k eette étrange déclaration
f que d'abord elle demeura atlerrée.
L*0iirs-6rjs prit son silence pour une approbation tacite, et il se pencha vei's elle afin de sceller par un
baiser le contrai, j)assal)leaient aléatoire, qu'il lui proposait.
Mais aussitôt l'Indienne, so jetant sur lui, saisit sa joue entre ses dents aiguës et lui arracha le morceau.
Iribinou Lùha un cri de douleur et la repoussa si rudement, qu'elle tomba ^r le roc nu et se fit une blessure au front. Incapable de se relever à cause des liens qui entôuraient ses poignets et ses chevilles, elle Tac-câbla d'iusultes.
— Va-t*en, lâche carcajou ! va-t*en ! Les hommes te font peur et tu surprends les femmes dans la nuit. Ce n'est pas une plume d'aigle qu'il faut à ta cheverlure, mais une plume de pjngouin. Va-l'en! Tu es lâche, tu es yil; je te méprise! Tiens! regarde le sang qui coule de ta joue, c'est du sang de lapin. Oh ! le hardi guerrier qui s attaque aux squaws! le noble ami qui vole la femme de son ami , car tu te disais l'anâ de Molodun, serpent venimeux! Et tu i)ensais que je t'écouterais! «Tu t'imaginais .que la Nuée* Blanche ouvrirait roreille à tes odieux discours, que la jalousie l'aveuglerait au point de lui faire accepter tes laideurs pour des beautés, tes couardises pour des bravoures! Mais tu ne sais donc pas que tu es vieux.
vilaiiiy béteet méchani! Tu ne sais donc pas que je le hais autant que j'aime Molodun...
— Ne prononce pns son nom, ou je te tuel s'écria rOur^Gris eu la .frappant du pied.
— Beau courage que le tien, repril-elle, beau courage! Tu es bien fort/ n'est-ce pas, Iribinou? et tou nom sera cité parmi les vaillanls de la tribu. Tu as battu une femme 1 une femme attachée qui ne peut se servir de ses uiains ou de ses pieds ! Oh ! le grand exploit! que d'honneur il te rapportera! Pourquoi ne prends-tu pas aussi ma chevelure ï EUe ligurerait bien à ton bras. Allons, tire ton couteau, scalpe-mèi et va porter ce brillant trophée à Molodun. 11 saura t'en récompenser. Tu n'oses pas! Tu sais pourtant bien que j'aime Molodun...
— Et lui ne t aime pas! répondit TOurs-Gris avec un ricanement farouche.
— Tu as menti ! 11 m'aime !
— Et la face blanche?
Lioura tressaiUit.
— N'a-t-il pas dit, continua sardoniquement Iribinou, u'a-t-il pas dit, au dernier soleil couchant, qu'il te répudierait et qu'il répouserait!
— Ta langue est croche, répliqua-t-elle d'un ton sourd.
— Tu Tas entendu comme moi, insisU le Nez-
Percé. Molodun te l'avait promise pour esclave ; mais
. il la ramène avec la résolulion éiea faire sa femme et de t'ellhr à elle.
— Jamais! jamais!
Iribinou gagnait du ierrain; il parlât d'ua éclat de
rire mui^ucur.
— Il ne Taime plus, dit-elle aprto uu moment de silence; il me l'a juré.
Il ne Taime plusl Tu dis qu'il ne Taime plus! C'est sans doule poui* cela qu il s est sauvé avec elle aussitôt qu*il Ta retrouvée sur le grand canot des Yisages-Pàles.
— Oui, c'est à cause de* cela, car Lioura Tavait demandée et il s*empressait de la lui conduire.
— liuaiid le cerf est ialigué de sa couii)agne, il va ranimer ses ardeurs auprès d'une biche plus jeunet dit ironiquement TOurs-Gris. Hixc répondrait la lilancbe-Nuée si je lui apprenais que Molodun est à pré- 6enl seule avec la face blanche?
A ces mots, Lioura frissonna, ses yeux lancèrent uu éclair; puis elle se calma et dit d'un ton incrédule: Te3 ruses sont mauvaises, Iribinou ; la squaw est dans la mém^ cabane que mou frère et mou père.
^ Je te dis que Molodun est eu téte-à-téte avec elle.
— Tu mens! répliqua- t-el le avec un rire fiévreux.
— Que donnera ma sœur la Blanche-Nuée à l'Ours-
(iris s il lui prouve la vérité de sou discours?
— Tu meosl répéUKtf-elle en grinçant des den(8.
Mais ajaiit réilécbi une jninute, Liuura reprit d'une voix insinuante :
— £t commeul.mou iiere pourrait-il me prouver la vérité de son discours ?
— En moiilrantà laMuée-Blanclie...
— En uie montrant Molodun ?. . .
— Oui, Molodun aveo la lace paie et lui promettant de r épouser.
— Ob 1 non, non I c*est impossible I exclama la malheureuse femme.
— Ma sœur n'ose pas s'en assurer? dit Iribinou d'un
air dégagé.
Ce n'est pas vrai 1 Tu me trompes ; je te dis que lu me trompeb 1 L'Ours-Gris devina qu'il avait vaincu Lioura. 11
reprit doucement :
— Que me donnora ma sœur si je lui...
— Tout ce que tu voudras! interrompit^elle d'un
accent affolé.
Le sauvage Tembrassa dans un regard humide de
lubricité.
— Que ma sœur attende ! dit-il.
^ J'attendrai, répondit sourdement Lioura.
Il se baissa, la prit dans ses bras, la replaça sur le lit et sortit précipitamment de la grotte dont il ferma avec beaucoup de soin roriGce^
Bit offrant à lioura de lui montrer son înari et Merellum eu couversaliou amoureuse, TOurs-Gris s'éiail bien un peu avancé. Mais voici la réflexion qui lui avait dicté son otlre : c Molodun a remarqué la disparition de la Xuée-Blaïu he. 11 en a av ei li son beau-père et aon beau-frère* Ceux-ci se sont mis à sa recherche. Quant à lui, il est probable qu il est resté avec la Petite-HirondellO) sous prétexte de la garder, mais éviclenauent pour tenter de la séduire. Si les deux premiers sont partis avec flnfien qui accompagnait Molodun, ils doivent être loin à cette heure, car /ai tracé une piste qui se perd assez avant dans Tintérieur des terres. Donc, en bâillonnant Lioura pour Tempécher de crier, et a« lui liant simplement les mains, je la conduirai jusqu'à une éminence couverte d'arbres , d'où elle* pourra voir ce qui se passe près du canipement san» être aperçue. Et alors, si mes conjectures sont justes, si Molodun et la l'ace pâle sont ensemble, Lioura sera à moi. »
Ses souhaits turent en partie exaucés. Quand il arriva en vue de la baie, le Renard-Noir était seul près de Merelluin, à qui il semblait parler chaleureusement.
Ivre de joie, TOurs-Gris coiirut chercher la Nuée- Blanche , la mena sur rémiuence :
— Et maintenant que ma sœur regarde et qu'elle dise si la langue de TOur^-Gris u'est pas droite! s'écria-t-il d'un air triomphant.
— Lioura regarde et elle ue distingue que les ca«
baries, répliqua riiidieune en haussant les épaules et en lançant à iribinou un coup d'œil de mépris*
— Que lescabanesl lit-il on oxaniinant la baie. Lioura avait raison. Molodun et Merellum n'y
étaient plus. ;
A cet instant, d(^ crisr farouches retentirent autour d'iribiuou et de la Muée-Blaucb''