XII AVIS AU LECTEUR
De plus, j^ crois pouvoir garantir l'exactitude des 7nille notions que renferme ce récit.
Pour moiy ce Journal est véridique sans être authentique. Après P avoir bien lu, relu et fait lire, fen suis arrivé à me persuader que s^il ne paraît pas avoir été composé pour F agrément de la foule des lecteurs, il est fort possible quHl intéresse les plus intelligents d'entre eux.
Vûicii à mon tour, comment je raisoniie : Nous commençons à connaître à peu près le côté dramatique de la Terreur^ les victimes, les bourreaux, les crimes, le sang versé, r effrayante tyrannie, l'épouvantable silence, P horreur funèbre, le monstrueux avilissement d'un peuple entier qui obéit avec le servilisme d'un troupeau de bêtes domestiques. Le tout compose un ensemble si stupéfiant pour Fimagination, qiCon ne voit plus au-dessus de la France quhine nuée livide, sous laquelle il semble que tout étouffe. La préoccupation dominante de Ihistorieyi qui essaie de pénétrer au milieu de cette atmosphère, c'est de se demander comment on y pouvait vivre.