‹ Les nocesChapitre 104 sur 110 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

lACHIEK

Déjà l'aurore, déjà l'aurore, — il faut porter la pâture au bétail,

couper la paille, cuire le pain ; —

comment pourrais-je tout faire,

si, pris de sommeil, ils me laissent tout seul — ?

Ils sont là tous, bouche bee, —

tous, les mains aux oreilles,

tous, la vie suspendue dans leur âme ;

on dirait qu'ils ont pris racine,

que faire, comment leur venir en aide — ?

Quelque part j'ai perdu le cor d'or, au carrefour, probablement, un vent terrible a emporte mon bonnet.

à cause des sacrées plumes de paon ; mais si au moins j'avais le cor. — il ne me reste que la corde.

Ils sont tous terriblement graves, leur front est sillonné de rides, comme s'ils peinaient lourdement..,

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