SCÈNE 22. LE MAITRE, KOUBA
KOUBA
Un seigneur, un seigneur
descend de son cheval blanc dans la cour ;
le cheval est gigantesque...
LE MAÎTRE
Prenez-le, toi et Stachek, menez-le à l'écurie, et donnez-lui à manger.
KOUBA
Le seigneur doit être quelque grand :
il est vêtu de rouge,
il a la barbe blanche et une vielle pendue à la selle
comme ces mendiants de Kalwarya,
qui portent une vielle en bandoulière.
Que monsieur sorte pour le voir.
LE MAÎTRE
Ah ça, il en pleut des hôtes
par cette nuit de fête ;
qui donc la curiosité nous amène-t-elle ?
Allume la lanterne ! —
KOUBA
De ma vie, je n'ai vu Polonais de cette trempe —
LE MAITRE C'est que ta vie n'est pas longue ;
il en reste encore beaucoup de ces Polonais-là, et des beaux.
KOUBA
Mais alors où donc se cachent-ils? — voilà, la lanterne va être prête, sitôt que le soufre aura bien pris '*.