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LE CURÉ, LE MARIÉ, LA MARIÉE

LE MARIÉ

Monsieur le curé est bien bon.

Ne nous oubliez pas.

LE CURÉ

11 en est qui me méprisent,

parce que je suis du village et fils de paysans.

Ils me regardent de travers, —

me traitent par dessous la jambe,

et ici mon cœur est à l'aise.

Ici, rien que des nôtres, une chaumière polonaise,

vous êtes paysans, je suis paysan.

Monsieur le curé bientôt sûrement portera camail de chanoine — ?

LE CURÉ

Peut-être même cela m'est-il dû; pourtant qui peut savoir.

D'autres aussi en bavent d'envie !

Peut-être vais-je en commander jun, —

LE MARIÉ

L'évêché finira bien

par vous regarder d'un œil favorable;

je le souhaite vivement.

LA MARIÉE Va-t'en voir s'ils viennent ;

ces gens de la ville, c'est têtu, allez-y donc et tapez dessus.

LE MARIÉ

Ma petite âme, nous parlons d'une dignité ecclésiastique qu'on doit conférer à monsieur.

LA MARIÉE Ah bon, je pensais autre chose.

LE CURÉ Est-elle innocente et naïve.

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