‹ Les noces vénitiennes drame en cinq actesChapitre 17 sur 83 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

GALIENO, SPOLATRE.

GALIENO, taitial Altwiaa de» trot.

La noble enfant ! — Mais n'importe, une larme dè pitié nfc doit pas éteindre ma colère!... N'importe, le sang rebelle des Falieri coule menaçant dans mis veines... et ce que je n'ai pu obtenir par In prière, ie I aurai par l'audace, dont ie suis fils, et qui fait a ses enfants de beaux triomphes ou de belles mort»!... (s* r«tn«ira*Di »en le «otic »oir.) Ab! voile maudit! voile maudit!

(il M ironre «a fjte 0 * flpoli.tr» arreu 1* imir. l SPOI.ATRK, uatSattr.'Inpfiliai »g maaleaa.

Votre tête ne tient qu'à un fil, mon gentilhomme, réfléchissez.

GALIENO.

Qui es-tu ?

(Paiur.)

SPOLATRE, iTnupoL H«.

Je suis un homme qui peut mourir pour toi comme son aïeul est mort pour ton aïeul, et comme son pere aérait mort pour le tien '

Tu parles à l’héritier de Marino Faliero, le sais-tu?

SPOLATRE.

Je suisl 'arrière-petit-fils d'Israël Bertuccio!

GALIENO.

Non, tu mens !

SPOLATRE.

Alors, je m’appelle la vengeance, je m'appelle une armée, je m’appelle les rebelles de Segna!

GALIENO.

Toi?

SPOLATRE.

Je fais partie d’une légion de désespérés sur laquelle des épées aussi vigoureuses que la tienne se sont émoussée*. Soldats terribles qu’on croit abattre, mai? qui se relèvent soudain avec plu* d'audace et de succès. On nous chasse des villes, nous avons les mers; on nous dispute la mer, nous avons des montagnes impraticables et des rochers inaccessible* où le pied humain hésite, où la tète tourne!... C'est de là que nous descendons comme des avalanches ; c'est de là que nous tombons comme la foudre ; c'wt de là que nous ouvrons nos ailes farouches comine les vautours, et que partent nos vaisseaux qui sillonnent le» deux mers, portant des richesses à éblouir Venise et à fatiguer sa convoitise!

GALIENO.

Tu mens!

SPOLATRE.

Nous aimons à recruter nos soldats, nos chefs surtout, parmi ceux nui nous ont le plus rudement combattus... ceux devant lesquels nous avons presque tremblé. Voilà pourquoi je m'adresse à toi. Veux-tu être noire chef, je serai ton lieutenant, le veux-tu?

GALIENO, à port.

Cet homme est fou !

SI’OLITHE, ituiiit mo mar Vu a, am l«)i»l m reoun|M dili m froii.

Tu doutes encore?... regard ’ !

GALIENO.

Un Uscoque?... toi?

SPOLATRE.

Je t'ai parlé d’une armée, voilà pour ton oigueil; je t’ai parlé de nos richesses, voilà pour te» plaisirs; je te parle maintenant de ta vengeance!

GALIENO.

Va-t’en 1

8P0LATPE, Mallamai.

Don» trois mois, comme syndic de Saint-Marc, Omolo quit-

lera Venise et ira visiter les villes de l'État de lerrc et de mer : le Frioul, par exemple, l'Irtric, la Dnlmatie, les îles de Céphalonie, de Zante et de Ccrigo. — Nous sommes tout-puissants de ces côtés.— Sa fille l'accompagnera. — Les vois-tu dans tes mains, vaincus, eiïarés, humiliés et criant merci?

GAL1ENO, a pan.

La revanche serait trop belle, c’est un espion !

• S FOLATRE.

J'attends ta réponse?

GALIENO.

Cherche les dupes ailleurs !

, SPOLATRE.

Tu me fais l'honneur de me croire un espion 7

r. A LIER O, Mmat la vola.

Mon bras appartient à Venise !

SPOLATRE, à pari.

Me serais-je fourvoyé ? (Bwi.) Encore une fois, veux-tu être notre chef?

GALIENO.

Pas un mot de plus !

(il Int Imhm la <!«•■)

S SPOLATRE, il (an.

Décidément je me suis fourvoyé! (Regardant mnxr d t lut.) lia mon secret!... plus encore, le secret de mes amis!... nous sommes perdus s'il se réconcilie jamais avec le sénat! (ximm» i».gnard.) C’est lui qui l'aura voulu !...

(il va pour le Frapper i mil Moreaiaa, qui vient d'antrer, lai retirât la bru.)

Un instant !...

MOROSINA, lai retenant le bret.

(Spoiatrr laina traiter la poignard.)

GALIENO, * SpoUre.

Tu voulais m'assassiner?

SPOLATRE.

Je me serais gêné, un traître à qui je me confie !

Page 1