J A CO PO
Voleur! voleur! voleur!
Meure donc !
Ah !...
BMANI, te frappant.
JACOPO, tnralanl.
(On l'ttiioare. Cuc partie As* l'ienquei retient oa k*m.) MO ROSI N A, ** prr«Mat contre Galirno.
Ah ! mon Dieu !
GALIENO.
Un meurtre!... (üoatrant RrUai. ) Arrête* cet lionune! — Emporte* le blessé!
SPOLATRE,
Il est mort, capitaine !
M OROS INA, i part.
Horrible!
CALIENO, cuairne te parlaal.
Encore un crime!... encore du sang!... -
OTTOPAX, montraat Jacopo éiemla par terre.
C’était un brave. Les laboureurs vivent de la terre , et on les confie à la terre après leur mort ; les Uscoqucs vivent de la mer, et c’est à la mer profonde à le» garder. — Allons!
(De«t l Koqu-4 emporteol le mort et ae dirigeai «en U Mr.) SPOLATRE, le* arrêtant.
Un instant, vous autres! (ou dépota i« rorp. par terra.1 Qu’on tue ou qu’on assassine un Turc, c’est bien; qu’on dépouille ou qu’on vole un Vénitien, c’est encore bien; niais entre nous, non!... Jacopo n’avait pas tort.. Son sang crie vengeance ! (a caUeuo.) Le mort demande justice contre le vivant !
GALIENO.
Tu parles en honnête homme, S polaire.
OTTOPAX.
^ Tu approuves Spolatre, capitaine?... Mais sais-tu bien ce qu’il
GALIENO, grtvemrnl.
Il demande, selon la coutume ancienne, que le meurtrier soit lié ft sa victime, que le vivant soit attaché au mort... Il demande qu’on les jette l’un et l’autre à la mer, et que la même vague le» recouvre , et que la même tempête' les emporte.... voilà ce qu’il demande.
OTTOPAX.
Eh bien?
GALIENO.
Eh bien ! justice sera faite !
(a«Mm.)
iTTOFAX.
Jacopo a été le plus faible, il a succombé, c’est un malheur! GALIENO.
C’est un crime.
BRIA.M, à OkitaM».
Mais c’est raa mort que tu ordonnes?
GALIENO»
Tu as volé!
BRIANI.
Tu oublies mes services!
GALIENO.
Tu as assassiné !
LES CSCOQUES, mAronlenti.
"Capitaine!
GALIENO.
Il a volé, et je ne veux pas de voleur parmi nous! («». m»r*.) Il a assassine, et je ne veux pas d’assassin parmi nous!— Obéisses!
'Nouveau» aunnwM.) MOKOSINA, K» A Gai mm.
Ah! prends garde... On soumet les lions, mais ils dévoreut souvent la main qui les a domptés !
CA LIEN O, an* l'Kùjur» refaite*.
Vous m’avez entendu, obéisse* !
(C/i» 4e rrfallinn, rnrtrtir* mentante*.) MOROSINA, A Gilieta, avec trrrrur.
Galieno!
Obéissez!
galieno, m* i:«co<|i*e<.
LES CSCOQUES, •'avançant i»n lui •n»a»çatii«.
Capitaine!
MOROSINA, donc vois mi^Umic.
Galieno! Galieno!
C ALIENO, lA(*w;tlr,
Obéisse*!
| Lee refatl.-» cour fa»» I» >*<* «t rrenlriil khh le regard rl le grvtr itnpérinux Jo Galieno.— On rminéiie Hriani.)
MOROSINA, A Galien».
Ah! viens de ce côté !
GALIENO, A Merixinn.
On ne les plie pas, ces hommes, on les brise!
MOROSINA.
Oh! quelle rudesse d'instinct et quelle sauvagerie d’idées!
L’écorcc est nide, mais l’arbre est bon.
(On entend *u cri.— Le* Unique* >|i>i ocl emmené Brtiai reviennent.)
OTTOPAX.
Justice est faite, capitaine!
l'Panir. — Lei ttcoqne* forment de* «mope* , Gali.no patte li citement parmi cul Unit en (car parlant.)
GALIENO, ■ècbewnl.
En six mois, j’ai fait de vous une armée J’ai fait de vous des hommes. J’ai fait de vous presque des héros. Je vous ai relevé», disciplinés, enrichis. J'ai lait de cette montagne une forteresse imprenable. Ou plutôt, comptez nos batailles; comptez nos victoires : en six moi», le» Turcs repoussés, les Martelasses battus, l’Autriche étonnée, l’Espagne incertaine, la Hongrie et Venise intimidées; — en six mois, dix galères vénitiennes, vingt-deux Justes de guerre, des centaines de galiotes, de grips et de marsilianes coulés, pillés, brûlés!... Si vous ave* eu de meilleure capitaine» que moi, vous pouvez encore en trouver parmi vous, cherchez !
OTTOPAX.
Nous n’avons pas dit cela, capitaine.
TOUS
Non, non.
MOROSINA, A part.
Il le» domine comme il m’a dominée!
GALIENO.
Nous avons nos tanières comme les tigres, nous avons nos aires comme les vautours, c’est bien!.,. Mai» je veux avoir les ailes de l’aigle, et je vcix vivre en lion ... — Le voulez- vous comme moi?
TOUS
Nous le voulons !
MOROSINA, A fart.
Comment ne pas l’aimer?