‹ Les noces vénitiennes drame en cinq actesChapitre 63 sur 83 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, GALIENO, FABRIANO, PALLAV1CIN, Seigneurs et Dames.

GALIENO.

Eh bien! jeunes gens, j’ai besoin d'être là pour ranimer la galté et les jeux...

FABRIANO, 4 port.

l.c fatt

GALIENO, centinoiiii.

Les danses se ralentissent... l’or a cessé de frémir sur le tapis de la fortune...

FABRIANO

Le seigneur Galleno a raison, (a c*u«m.) Allons, seigneur, une dernière partie à faire frémir les plus hardis et à émouvoir les plus blasés... — Vingt mille ducats?...

Soit! en un coup!

PALLAV 1CIN, U» 4 F*l.ri»mu

Tu vas te fourrer dans un petit chemin tout hérissé de coups d'épée.

FABRIANO, ha* 4 mll»T,ciu.

Tu as voulu être mon témoin, tu le seras, sois tranquille.

(il h; m a roc Gjlicii* 4 ua« laid* 4 gauche. On le* entoure.) MOROSINA, 4 put.

Sa vue est tout mon bonheur maintenant!

(EU* *» t'atMOir 4 droite.) FABRIANO, jutant le* dêa.

Dix!

GALIENO.

Ah!... ah!... la fortune vous sourit... quelle courtisane!...

FABRIANO, ralliant.

A ce titre, elle vous doit toutes ses faveurs.

GALIENO, fronçant le* *o ■relit,

Ah!..«4u joro.) Onze !

FABRIANO, mariant.

Vous voyez... — ma revanche !... — c’est une partie digne de vous et moi. Mais elle peut appeler sur nous le blâme des deux censeurs. — üites-moi, mon gentilhomme, êtes-vous bien sur des gens que vous recevex ?...

(il regarde Moralisa.)

GALIENO.

Comment vous nommez-vous?

FABRIANO

Fabriano.

GALIENO.

l’n beau nom... mais qui ne compte qu’apre* les douze familles électorales, dont plus d’un héritier est devant vous.

FABRIANO, *c aaordtni Irv fo»re*.

C'est vrai... — Jouez donc, je vous prie.

GALIENO, le rcttrUnl *• IkM.

Je suis heureux à tous les jeux, prenez garde...

fa nui A NO.

Je double toujours cl je gagne quelquefois... jouez...

GALIENO.

A merveille ! — (il j«*.) Neuf !

FABRIANO, jiMMiit.

Huit !

GALIENO.

Vous avez perdu... doublez-vous?...

FABRIANO

Je le veux bien!... (iMmi x«rwim.) Mais la présence de celle femme m'indigne et me porte malheur !

(il an l**t «t m dirige vrn Morotitu, ipii a uiii cette terne a«oc iu>pl<fl*ic,) MOHOSINA, m forant.

Ah!

(Elle roui

GALIENO, albnt 4 dlr.

Restez, madame, vous êtes chez vous!

FABRIANO, RoiArmeal.

Allons, seigneur Galle no, allons, c’est une folie de jeune homme. . Mais c’est bien assez de vos courtisanes, sans encore nous imposer une espionne des Dix !

MOROSINA, m«Mçinl9.

Monsieur!...

FABRIANO, voulant loi arraclieT wm m«|m.

Osez nie démentir!...

MOROSINA, r««Unt en cachant *» U'U* maint.

Mon Dieu, devant lui !

GALIENO, 4 FaWianrt, froiilrmrat.

Voilà qui est au mieux, monsieur. Mais la femme «nii est chez moi est mon luHc. (imMr ••>« km a Bernai— .) Mais la femme que j’ai à mon bras vaut toujours mieux que l’homme que je tiendrai sous mes pieds; — et à tout prendre, beau cavalier, je ne sais rien de moins honorable et de plus lâche qu’un homme qui insulte une femme, (ab—ia foi.) J’espère, monsieur, qu'il vous reste encore le courage du gentilhomme, si vous n’en ave* plus la dignité. — (bsuum i* »«*.) A la septième heure, ici...

FABRIANO, rkinW.

Ici?

GALIENO, lit.

Je suis prisonnier dans mon palais.

FABRIANO

11 sufllt, monsieur.

(Troil le monde tort, ritepr KatroWv.)

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