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ses légères de rhumatisme, pendant lesquelles il ne présenta aucun symplôme cardiaque. Il y a huit ans, il a eu une hémiplégie droite, avec embarras de la parole, qui dura trois mois. Le malade ne se souvient pas s’il a eu de la gène dans les articulations à cette époque. Cest pendant cette maladie que le patient remarqua pour la première fois la présence de tumeurs sous-cutanées en différents points du corps. Son médecin en compta alors cent quarante.
Un bon nombre de ces tumeurs survinrent à l’épigastre ct le malade affirme que l’une de celles que l’on voit actuellement en cette région date de cette époque. Quelques-unes de ces tumeurs étaient grosses comme des noix, toutes étaient librement mobilisables, et étaient douloureuses pendant leur croissance et leur régression. Les nodosités apparurent aussi à cette époque aux points suivants : une au-dessous de la paupière gauche, plusieurs, douloureuses, sur le cuir chevelu et sur le dos du cou à la jonction des régions cervicale et dorsale, d’autres sur les faces antérieures des bras, des avantbras, des cuisses et des jambes. Le patient affirme que, dans ces différents points, les nodosités variaient du volume d’un pois à celui d’une noisette, que la plupart d’entre elles disparaissaient en vingt-quatre heures et qu'aucune ne durait plus de trois jours.
Depuis huit ans, le malade à eu de nombreuses poussées de nodules, et, à aucun moment, n’en a été complètement débarrassé. s
En octobre 1892, il eut une seconde attaque d’hémiplégie droite qui le tint au lit onze semaines. De nouveau il eut une abondante éruption de nodules; lacheville droite était gonflée
et douloureuse, et le malade souffrait de dyspnée et d’une
légère douleur précordiale. Depuis lors il n’a eu aucun trouble des jointures et a toujours été capable de se rendre à son travail.
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Lesujetétaitbien portantetenembonpointconvenable; pouls à 92, régulier, plein; la paroi artérielle légèrement épaissie. Les nodules sous-cutanés $e trouvaient aux points suivants : un sous le rebord costal de l’hypochondre gauche, mou, quelque peu lobulé et un peu sensible à la pression; celui-ci était de nature fibro-lipomateuse.
Bras droit : un nodule sur la partie antérieure du condyle interne, cinq sur la face antérieure de lavant-bras droit, variant du volume d’une fève à celui d’une noisette.
Bras gauche : un nodule du volume environ d’une noisette sur le condyle externe à lapartie externe dubras, quatre sur la face palmaire de lPavant-bras, variant aussi du volume d’une fève à celui d’une noisette.
Tous étaient un peu aplatis et non extrêmement durs.
Jambe droite: deux nodules sur les tendons des extenseurs du pied, et un siégeant apparemment dans la peau, situé à quatre centimètres environ au-dessus de la cheville. Volume variant de celui d’un pois à celui d’une fève.
Jambe gauche : un nodule du volume d’une fève situé à la face interne du tibia à onze centimètres environ au-dessus de la cheville ; il était très dur, arrondi, tout à fait mobile, sous-cutané et extrêmement sensible à la pression. Sauf sa sensibilité,il présentaittous les caractères des nodules fibreux sous-cutanés.
Le maximum de l'impulsion cardiaque était dans le sixième espace, à un centimètre en dedans de la ligne mamelonnaire. Le premier bruit à la pointe était distinctement prolongé et doux, mais il n’y avait pas de souffle bien défini.
OgservarioN XX VII (Résumée).
STEPHEN MACKENZIE. — The Lancet; 5 mai 1883.
Femme de 40 ans, syphilitique depuis deux ans, n’ayant
jamais eu de rhumatisme articulaire aigu, mais ayant eu des douleurs dans les membres inférieurs huit ans auparavant. Nodosités du volume d’un pois, mobiles, douloureuses à la pression, recouvertes d’une peau saine. Il y en a deux le long du bord postérieur du cubitus, une sous la peau de la fesse,quatre ou cinq sous la peau des doigts. Elles ont débuté il y a deux ans, et depuis augmentent lentement.
OgservaTroN XX VIII (Résumée).
R£ux. — In Hirschprung.
Garçon de 4 ans et demi, atteint de rhumatisme articuculaire aigu polyarticulaire, pleurésie avec épanchement, péricardite. La cinquième semaine péritonite exsudative. Puis apparition de tumeurs, très douloureuses au début, grosses comme des pois, siégeant sur le bord externe des deux
rotules, une à chaque rotule, et sur les tendons extenseurs .
des doigts, des pieds et des mains.
La sensibilité à la pression disparut après application de teinture d’iode sur les nodosités. Après une cure thermale à Nauheim, l’enfant se remit assez bien, mais les nodosités persistèrent, quoique réduites et tout à fait indolores.
Ogservarion XXIX (Résumée en partie).
Wipac. — Gazette hebdomadaire, 1883, p. 825.
Soldat de 23 ans entré à l'hôpital le 27 juillet 1883 pour un rhumatisme articulaire datant du 15 mai précédent et compliqué de péricardite et d’endocardite mitrale. Depuis le commencement de juin le malade a remarqué de petites tumeurs au-dessous du coude.
On découvre le malade et l’on distingue facilement au niveau du coude droit, sur la face postérieure de l’olécrane, une petite nodosité ovoïde de volume inférieur à celui d’une amande; sur le coude gauche, d’autre part, toujours en arrière de la tête du cubitus, se détachent nettement deux nodosités, cette fois situées l’une au-dessous de l’autre, échelonnées à la façon de deux grains de chapelet, dont elles rappellent la forme et le volume.
Ea cherchant avec le plus grand soin s’il ne s’est pas développé d’autres nodosités aux différents points d'élection, sur le front, le cuir chevelu, le trajet des gaines tendineuses, on parvient seulement à constater une quatrième nodosité située sur le bord externe de la rotule gauche et empiétant sur laileron ligamenteux de cet os.
Ces quatre nodosités, persistant depuis sept semaines déjà, présentent, le 28 juillet, les caractères communs suivants : elles ne sont ni rouges, ni œdématiées et, la peau à leur surface ne présentant pas la moindre variation de coloration, elles sont plus appréciables à la palpation qu’à la simple vue. Absolument indolentes spontanément, il faut une pression exagérée pour provoquer à leur niveau une douleur bien naturelle alors. Leur consistance est ferme, mais en les comprimant on éprouve une sensation de rénitence plutôt que de dureté. Elles sont sous-cutanées et la peau est mobile à leur surface. Elles reposent enfin solidement sur Le cubitus ou sur la rotule, mais leur fixité n’est pas assez parfaite pour que l'on ne puisse leur faire subir un léger mouvement de translation, indiquant leur adhérence au périoste et non à l’os luimème.
Pendant tout le séjour du malade à l'hôpital, ces nodosités n’ont pas eu la moindre tendance à diminuer, et Pexamen le plus attentif n’a pu faire découvrir pendant ce temps l’apparilion de nouvelles tuméfactions. Le 5 septembre lé malade,
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réformé pour son endocardite, quittait l'hôpital du Gros- Caillou, et ces nodosités, qui duraient depuis le commencement de juin, c’est-à-dire depuis trois mois, étaient aussi accusées qu’au premier jour.
Ogservarion XXX (Personnelle).
V.T..., âgé de 11 ans, entre, le 27 décembre 1907, à l’hôpital des Enfants-Malades, salle Guersant, pour des douleurs articulaires qui durent depuis trois semaines.
Père mort d'accident, mère un peu délicate, deux sœurs en bonne santé. Né à terme, nourri au sein jusqu’à quinze mois, a marché à onze mois. Rougeole à trois ans, plusieurs bronchites depuis.
Depuis trois semaines l'enfant se plaint de douleurs dans les jambes etles bras; ces douleurs surviennent pour la première fois, paraît-il, et il ne semble pas que le petit malade ait eu de crises rhumatismales antérieures.
A l’entrée à l’hôpital, l'enfant, assez bien développé, présente quelques mouvements choréiques, surtout marqués aux mains ct à la face, mais somme toute assez légers, et des douleurs articulaires vagues dans les genoux.
En procédant à l’examen des différentes articulalions, l’on s'aperçoit de la présence d’une assez grande quantité de nodosités qui, au dire des parents, ont débuté en même temps que les douleurs.
Sur le bord externe de la rotule droite existe une petite tumeur, plus visible dans la flexion, grosse comme un haricot, de consistance fibreuse, mobile sur les plans profonds ; la peau qui la recouvre est mobile et présente une consis- {tance et une coloration normales.
A peu près symétriquement, au genou gauche, on trouve
une autre tumeur de même volume, plus consistante, d’aspect osseux, adhérant aux plans profonds, L’articulation du genou gauche contient une petite quantité de liquide.
Au niveau du tendon d'Achille, de chaque côté, à deux travers de doigt au-dessus de son insertion, existe une petite nodosité, plus petite que celles précédemment décrites, mais de même consistance. Ces deux nodosités semblent s’insérer par une base plus large.
On observe encore une nodosité de même aspect au niveau du tendon du jambier postérieur gauche, et une autre très petite sur le tendon du long péronier latéral derrière la malléole.
On trouve des nodosités semblables aux deux coudes ; elles sont grosses comme un pois, de consistance osseuse et adhèrent à l’épicondyle, à l’épitrochlée et au point d'insertion du triceps brachial sur l’olécrane.
Au niveau de l’apophyse styloïde du cubitus droit, existe une petite nodosité mobile, de consistance fibro-cartilagineuse. Du côté gauche il en existe une symétriquement placée, qui est plus fixe et plus adhérente au plan osseux.
Il existe encore une nodosité à la paume de la main droite qui adhère intimement au tendon fléchisseur du médius.
A l'union du quart externe et des trois quarts internes de l’épine de l’omoplate, existe une nodosité grosse comme un gros haricot, de consistance franchement osseuse et semblant nettement faire corps avec l'os. -
Il en existe de semblables, une au niveau de l’apophyse épineuse de la dixième vertébre dorsale, une bilatérale à la partie postéro-interne de la crête iliaque.
Toutes ces nodosités n’ont aucune connexionavec la peau; elles sont peu douloureuses, à moins qu’on n’appuie sur elles d’une façon exagérée. |
La pointe du cœur bat dans le sixième espace intercostal,
sur la ligne mamelonnaire ; la pointe est mobile, suivant les positions du malade. La palpation fait reconnaître un léger frémissement cataire pré-systolique, à lauscultation, on entend à la pointe un souffle prolongé, systolique, se propageant dans l’aisselle; et un dédoublement du deuxième bruit à la base.
Le poumon et le foie sont normaux, les urines ne contiennent ni sucre, ni albumine; l’ophtalmo-réaction est négative avec une solution à 1/200.
5 janvier. Une nodosité nouvelle, petite, apparaît sur le bord externe du tendon du quadriceps droit,un peu au-dessus de la base de la rotule.
Une autre nodosité se sent également sur le tendon extenseur de l’annulaire droit.
47 janvier. On pratique la biopsie de la nodosité située sur le bord externe de la rotule droite.
19 janvier. Les nodosités sont beaucoup moins volumineuses et semblent en régression; on n’en perçoit plus sur le tendon d'Achille; les autres persistent, et à la palpation ont une consistance osseuse.
5 février. Presque toutes les nodosités ont disparu; persistent seules, avec une consistance osseuse, celles qui siègent à la crête iliaque, à l’épine de l’omoplate, aux épitrochlées, aux épicondyles, à l’apophyse styloïde du eubitus, enfin, au pourtour de la rotule.
Ces dernières sont devenues absolument fixes et la palpation pendant la flexion du genou montre qu’elles adhèrent intimement au bord antérieur des condyles fémoraux.
18 février. Presque toutes les nodosités ont disparu ; celles des omoplates existent encore; celles des crêtes iliaques diminuent; enfin, ilreste une petite saillie dure, de consistance osseuse au niveau des deux épitrochlées, et sur le bord anté-
rieur de chaque condyle externe du fémur.