LES NOELS BOUHGL1GNONS
Ou donnez-nous, beau sire Dieu ,
La paix tant demandée,
Ou dans nos coffres, à pleins paniers.
De l’or en abondance.
Il nous en faut des hannetons Pour détruire les rejetons De Jean de Vert, de Jean de Vert,
De Jean do Vert, de Jean de Vert.
Les Mages vous firent présent D’encens, d’or et de myrrhe.
Nous n’avons pas besoin d’encens ,
Louis n’en manque guère. '
La myrrhe embaume les caveaux ;
Nous la laissons bien volontiers A Jean de Vert, à Jean de Vert,
A Jean de Vert, à Jean de Vert.
Pour l’or, il serait de saison.
Que n’avons-nous quelque Mage,
Qui nous en apporte à foison ?
Nous en ferions bon usage.
Nous ne nous trouverions pas courts ;
Nous ne maudirions pas si fort Les Jean de Vert , les Jean de Vert,
Les Jean de Vert , les Jean de Vert.
Il est vrai , grand Dieu , nous ostimons Que l’Aigle aura du pire.
Victor, Catinat, Vaudemont,
Sont trois braves rapières.
Villeroi, poussan son bidai,
Feré bé dé Reitre vredai Vé Jan de Yar, vé Jan de Var,
Vé Jan de Yar, vé Jan de Var.
Ma lai garre ne fu jaimoi, Saigneur, ein bon refuge.
Du tombeà rémené lai poi, Forrés-y le gralbuge.
Qu’el y sô si bén épôti,
Qu’ai n’an peusse non pu soti Que Jan de Yar, que Jan de Var, Que Jan de Var, que Jan de Yar.
FIN DÉ NOEI DE LAI KOULÔTE.
Villeroi, poussant son bidet,
Fera bien des Reitres fuir
Vers Jean de Vert, vers Jean de Vert,
Vers Jean de Vert, vers Jean de Vert
Mais la guerre ne fut jamais, Seigneur, un bon refuge.
Du tombeau ramenez la paix, Fourrez-y le grabuge.
Qu’il y soit si bien aplati,
Qu’il n’en puisse non plus sortir Que Jean de Vert, que Jean de Vert, Que Jean de Vert, que Jean de Vert.