‹ Les noels bourguignons de Bernard de La MonnoyeChapitre 15 sur 75 · FRISES POUR LA PAIS · texte numérisé non relu

FRISES POUR LA PAIS

sur l’air : De Jean de Vert.

Aujourd’hui que Noël devrait Réjouir nos cories (cœurs).

Hélas 1 la paix longtemps pour nous Est peut-être enterrée.

L’Empire est armé jusqu’aux dents ; C’est pis que ce n’était du temps De Jean de Vert, de Jean de Vert ,

De Jean de Vert, de Jean de Vert.

Pourquoi diantre ainsi rallumer Le feu sur la terre?

Les gens sont bien envenimés De nous remettre en guerre.

Ne pourrons-nous, comme autrefois, Au bois de Vincennes revoir Ces Jean de Vert? ces Jean de Vert?

Ces Jean de Vert? ces Jean de Vert?

LA MONNOYK.

Vou baillé-no, beà sire Dei ,*

Lai poi tan demandée,

You dan no côfre, ai plein penei De l’or tô des andée.

Ai nos an fau dé benàton Po detrure lé rejeton - De Jan de Yar, de Jan de Yar, De Jan de Yar, de Jan de Yar.

Lé Maige vo tire prezan D’ançan , d’or et de myére.

Je n’aivon pa bezoin d’ançan , Loüi n’an manque guère.

Lai myére ambaume lé chanei ; Je lai laisson bé velantei Ai Jan de Var, ai Jan^e Var,

Ai Jan de Var, ai Jan de Yar.

Po l’or, ai serô de saizon.

Que n’on-je queique Maige, Qui nos an épote ai foizon?

J’an ferein bon uzaige.

Je ne no trôverein pa cor ;

Je ne maudirein pasi for Lé Jan de Var, lé Jan de Var,

Lé Jan de Var, lé Jan de Var.

El à vrai, gran Dei , j’estimon Que l’Aigle airé du peire.

Victor, Cateigna, Vaudémon , Son troi brave raipeire.

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