FRISES POUR LA PAIS
sur l’air : De Jean de Vert.
Aujourd’hui que Noël devrait Réjouir nos cories (cœurs).
Hélas 1 la paix longtemps pour nous Est peut-être enterrée.
L’Empire est armé jusqu’aux dents ; C’est pis que ce n’était du temps De Jean de Vert, de Jean de Vert ,
De Jean de Vert, de Jean de Vert.
Pourquoi diantre ainsi rallumer Le feu sur la terre?
Les gens sont bien envenimés De nous remettre en guerre.
Ne pourrons-nous, comme autrefois, Au bois de Vincennes revoir Ces Jean de Vert? ces Jean de Vert?
Ces Jean de Vert? ces Jean de Vert?
LA MONNOYK.
Vou baillé-no, beà sire Dei ,*
Lai poi tan demandée,
You dan no côfre, ai plein penei De l’or tô des andée.
Ai nos an fau dé benàton Po detrure lé rejeton - De Jan de Yar, de Jan de Yar, De Jan de Yar, de Jan de Yar.
Lé Maige vo tire prezan D’ançan , d’or et de myére.
Je n’aivon pa bezoin d’ançan , Loüi n’an manque guère.
Lai myére ambaume lé chanei ; Je lai laisson bé velantei Ai Jan de Var, ai Jan^e Var,
Ai Jan de Var, ai Jan de Yar.
Po l’or, ai serô de saizon.
Que n’on-je queique Maige, Qui nos an épote ai foizon?
J’an ferein bon uzaige.
Je ne no trôverein pa cor ;
Je ne maudirein pasi for Lé Jan de Var, lé Jan de Var,
Lé Jan de Var, lé Jan de Var.
El à vrai, gran Dei , j’estimon Que l’Aigle airé du peire.
Victor, Cateigna, Vaudémon , Son troi brave raipeire.