TOMA
— Et ç’à potan ce qu’el ai fai ;
T’é beà charchai maglice.
6B0-JANO. .
— Qu’aurô t-i gaigné ai celai ? ,
APPENDICE, v-
Mais jamais l’œil ne lira Ou l’esprit ne voit goutte.
Vrai 1 il faudrait qu’il fût fou « Qu’il ne nous connût guère,
Pour que Jésus vint pour nous Verser son sang sur terre.
THOMAS
Mais, bien vraiment ! c’est la raison Qui fait belle l’histoire :
Dieu, pour nous, quitter sa maison 1 N’est-ce point méritoire ?
N’est-ce point faire mieux que nous, Cœurs durs où tout se gèle ?
11 nous prêche en mourant. . . Jeannot,
Quel bon maître d'école !
CBOS-JBANNOT .
- C’est cela qui , tout justement,
Rend ma tète ébahie :
Je crois le bon Dieu trop savant Pour telle étourderie.
De nous, brigands, misérables, pcndards, Tous dignes de la corde,
Lui prendre le visage et l’air?...
Grand Dieu ! miséricorde !
THOMAS
- Et c’est pourtant ce qu’il a fait;
Tu as beau chercher malice.
GROS-JEASXOT.
- Qu’aurait-il gagné à cela ?
APPENDICE
N’avons-nous plus de vices ?
Claude s’en va courir la nuit ?
Jérôme bat sa femme...
THOMAS
Mais nous ?
GROS-JBANNOT.
— Lui, entier pour nous deux?..
C’est beaucoup, ce me semble.
THOMAS
Quand je dis pour nous deux , Jeannot , C’est façon de langage ;
C’est pour nous , et puis pas pour nous , Pour les sages et mal-sages.
Son sang fit pour le genre humain Une immense lessive.
En a-t-il bien lavé... nos mains?
La chose est assez subtile !
Il faut donc qu’en ma tête, à ton gré,
Bien ! Mais tu conviendras , garçon , Et c’est ce qui me damne,
Que Jésus perdit son savon A écurer ses ftnes.
GROS-JEANNOT
THOMAS
Écoute, Jeannot, tu as bu ; Le Diable a ta corée.
GROS-JEANNOT
La chose soit fourrée ?
LA MOWÎOYE.
H. NOEI D’EIN AUTRE AUTEU
SO l’a R : Lon laïUa drapchou, la bacearou.
Àntron dan lai borgerie Yoù por no sauvai tretô, Jésu & liai de Mairie...
Chut ! on di qu’ai fai dado ; Ne dison mô.
Pran gade que lé clô Gro Talebô,
Lé clô , lé clô , lé clô De té saibô,
Lé clô de tai saibô N’évaillein ce Petiô !
Robin, caiche tai musôtte; Ote ton tambor, Glaudô ; Cose tai gueule, Jaicôtte ; Laisson-le dormi son sô.
Ne dison mô.
Pran gade que lé clô,
Gro Talebô,
Lé clô, lé clô, lé clô De té saibô,
Lé clô de té saibô N'évaillein ce Petiô !
Y le dirai ai tai moire,
Peti drôlai de CharJô ;
APPENDICE