A TOUS MES BONS AMIS BOURGUIGNONS
Cé beâ Noel , mé bon aimin ,
Vo le saivé, sont éne chôse Si sutie et Teigne, qu’on n’ôse Vràman dessu bôtre lai main.
Plén de mâtrossc gausserie Et de dôce malignetai ,
Du vingnaigrc dan du mier : tei Vo lé trôvé té, je pairie...
Vouei , çit éne vrà chaiterie.
Si an jantais, dan mon livré,
Ce fein borguignon i revire, Carte, ce n’à poin po med dire ; Aussi bé palai i vorô.
Lai preüneiie vo raainquero,
Vo lirein Gui, le bon-aipôtre, Aussi bé quevo pailenôtre...
Son espri vos éclarerô ;
Ma ç’at un fru qui por bé d’autre N’i poin si Taicille ai créquai.
Le patoi , ç’àt éne céquille;
Por que le fru s’an dézhaibille, Çai , mon Jantais vén le coquai.
Ces beaux Noels, mes bons amis,
Vous le savez , sont une chose Si subtile et One, qu’on n’ose Vraiment dessus mettre la main.
Pleins de maîtresse gausserie Et de douce malignité,
Du vinaigre dans du miel : tels Vous les trouvez tous, je parie...
Oui , c’est une vraie friandise.
Si en bon Français, dans mon livre.
Ce lin bourguignon je traduis,
Certes, ce n’est pas pour mieux dire;
Aussi bien parler je voudrais.
La prunelle vous manquerait ,
Vous liriez Gui , le bon apétre.
Aussi bien que vos patenélres...
Son esprit vous éclairerait ;
Mais c’est un Truit qui pour bien d’autres N’est point si facile A croquer.
Le patois, c’est une coquille;
Pour que le fruit s’en déshabille,
Çà, mon français vient le briser.
Le Traultei.
Le Tradicteir.
NOEI ! NOE1 ! !
2 li lai 60umancc îrr <&ui-0ar02(ii.
— « Cairillon ! cairillnn ! Lai cloche âl an rii'ile !
« Rossignon ! Rossighon Ç’à le cû de méneü !
« Le bei petiô Pôpon nai dedan son Etaule...
« Vite autor de lai grcube, et drû tûle lai neù !
« Aipûtc mai griâde cl mon vin blan qui cûlc ;
» É maron f rigolai dizon ein mû von deu.
« Cheulon , maingeon , clianton !... Du benoi Cicr devante « Le Sauveur ai trelû po no rarre tô neu ! » —
Vêlai cc qu'on anlan quan vén lai Granle-Eéle ;
Kl lé malin Noii se crion ai lu-léle,
El lai Bregogne à livre ai lé chan si suli.
Moinlenau, prôve Gui , l’é bén aivan sô larre.
Si lô lés an , au moin , lu peuvô nos antarre !...
Si lai gûle aimicable allé le divali ! !...
Eu* uokjon du Moline.