SENAT
Hélô ! qu’y a pedji A celi
Que n’apran p<l a lire !
T’ai-je pô di que le bon Di Demoure an t6 payi ?...
Hélé ! qu’y a pedji A celi
Que n’apran pé a lire !
' DENI
J’y vressi ben, an tan, Broveman
Me-n’alai a l’écoula ;
Mai i faisialai an chan,
Vô aaite ben queman.
J’y vressi ben. an tan, Broveman
Me-n’alai a l’écoule.
BENAY.
Aquète don, Déni,
Yé prou di,
Je t’i vô tôt aprandre ;
E pi, quan t’i aurô apri,
T’i déni a Lôï .
Aquète don, Déni,
Yé prou di,
Je t’i vô tôt aprandre :
Nô sain tretû naqui.
Ben maudi,
DENIS
Comment s’appelle-t-il ?
Diles-moi ;
Où est-ce qn’il demeure ?
Si ce n’est plus monsieur Laborier, Et que vous l’ayez changé, Comment s’appelle-t-il ?
Diles-moi;
Oô est-ce qu’il demeure?
BENOIT
Hélas ! qu’il y a pitié A celui
Qui n’apprend pas i lire !
T’ai-je pas dit que le bon Dieu Demeure en tous pays?...
Hélas ! qu’il y a pitié A celui
Qui n’apprend pas à lire !
DENIS
Je voulus bien, dans le temps.
Joliment
M’en aller à l’école ;
Mais il fallut aller en champ,
Vous savez bien comment.
Je voulus bien, dans le temps, Joliment
M’en aller àYécole.
BENOIT
Écoute donc, Denis,
C’est assez dit,
Je te le vais tout apprendre- ;
Et puis, quand tu l’aura appris,
Tu le diras à Louis.
Écoule donc, Denis,
C’est assez dit,
Je te le vais tout apprendre.
Nous sommes tous nés,
Bien maudits,
LES NOELS MAÇONNAIS
D’Adan , le premi hôme.
Pe-l’amôr qu’il aval mangi Ce qu’on l’i défandi,
Nô gain tretô naqui,
Ben maudi,
D’Adan, le premi hôme.
Ml Celu que nô fl Queman Li,
Nô promi un Messie Quo serai vaireman son Fi.
Lé Prouf8ite y an di.
Ma Celu que nô D Quemau Li,
Nô promi un Messie. ^
Dempi là ce-tu tan,
Lés anfan
De çu manjou de pôme, An pliouran é se lamentan, N’élian jamai contan, Dempi tô ce-tu lan.
Lés anfan
De çumanjou de pôme.
Yô pre san qu’ajôrdû,
De J es u r , ,
Nôs ain cela fanfara.
Lés Ange que l’ô antandu An di qu’il é venu,
Yé pre san qu'ajôrdù,
De Jésu
Nôs ain cela fanfara.
Ml ne sai pô. Déni,
Ebobi
Se te le vai bian pouvre ; S’i vain nôs aprandre a poli, J sûfre le premi.
D’Adam , le premier homme.
Pour l’amour qu’il avail mangé Ce qu’on lui défendit,
Nous sommes tous nés,
Bien maudits,
D’Adam, le premier homme.
Mais Celui qui nous fit Comme Lui,
Nous promit un Messie Qui serait vraiment son Fils.
Les Prophètes l'ont dit.
Mais Celui qui nous fit Comme Lui ,
Nous promit un Messie.
Depuis tout ce temps,
Les enfants
De ce mangeur de pomme.
En pleurant et se lamentant.
N’étaient jamais contents,
Depuis tout ce temps,
Les enfants
De ce mangeur de pomme.
C’est pour cela qu’aujourd'hui,
De Jésus
Nous avons cette fanfare.
Les Anges que tu as entendus Ont dit qu’il est venu.
C’est pour cela qu’aujourd’hui, ' De Jésus
Nous avons celte fanfare.
Mais ne sois pas, Denis,
Ébaubi
Si tu le vois bien pauvre ;
S’il vient nous apprendre à pâtir,
Il souffre le premier.
Digitiz
LHUIL1ER
Mà ne «ai pù, Déni, Ebobi
Se le le vai bian pouvrc.
Mais ne sois pas, Denis, Ébaubi
Si lu le vois bien pauvre.
Te verù, an çu licù,
En grou bed E avù li un fine.
Pre l’ecbandi, rôle de fed, 1 sofliù trelô deù.
Te verù, an çu lied,
Un grou bed E avù li un ùne.
Tu verras, en ee lieu,
Un gros bœur El avec lui un âne.
Pour l’échauffer, faute de feu, Ils soufflent tous les deux.
Tu verras, en ce lieu,
Un gros bœuf Et avec lui un âne.
Déni , quan Pi serù,
T’i ferù
Una gran reveransa ;
Te tendro a b6 ton chapiù An gailian son barciù.
Déni, quan t’i serù,
T’i ferù
Una gran reveransa.
Denis, quand tu y seras,
Tu lui feras ÿj:
Une grande révérence ;
Tu tiendras à bas ton chapeau, En regardant son berceau.
Denis, quand lu y seras,
Tu lui feras Une grande révérence.
Te derù a Jousai ,
S’i le pliai ,
E a sa brova fenna ,
Que je n’ai pù pû l’i menai Tan j’ai mau é jarrai.
Te derù a Jousai,
S’i te pliai ,
E a sa brova fenna.
, DENI
Paire, a Di vù queman ;
Yé prou tan :
D’i vay je me balaye.
Preni polianse an m’alandan ; J’i vù lôrjûr cùran.
Paire, a Di vù queman ;
Yc prou tan :
D’i vay j« me balaye.
Tu diras i Joseph,
S'il le plait.
Et à sa bonne remme,
Que je n’ai pas pu t'y mener Tant j’ai mal auvjasrets.
Tu diras i Joseph,
S’il te plaît,
Et à sa bonne femme.
DENIS
Père, à Dieu je vous recommande;
C’est assez temps ;
D’y aller je m’empresse.
Prenez patience en m’attendant ;
J’y vais toujours courant.
Père, à Dieu je vous recommande;
C’est assez temps :
D’y a!ler»je m’empresse.
LES NOELS MAÇONNAIS
{Deni, qu’a mi sa brova blioda, Apele Bliaise avù la Glioda.) 2" Ar: Sur un vaudeville.
DEXI.
E ! bon jor don, Glioda ! Vain-l-en [ avù may.
Et crie le parrain Bliaise;
E nos irain anaain , trelû tray a tray, Ma Tay f
Ne l’an déplaise ;
E pi, quan nés arain vieû çu brove [Ray,
Nds an serain ben aise.
( La Gliod’, avù sa brova loge , Và chantan pre 16 le caroge :) 3' Ar.
, LA GLIODA.
Pre may, je vou brovcraan Li faire, li faire, (')
Pre may, je vou broveman Li faire un presan,
Pre li plaire,
Afin qu’i say ben contan.
( Bliaise, qu’é, ma Jlon, ben unite, Chante cosi queman le prête: )
4* Ar champêtre.
BLIAISE.
E may je li vou faire (*)
Un se brove discôr,
Qu'il an dise a sa maire : ( * )
« Requemansi-le ancôr, »
E a Jousai, son paire :
« Rcdile-z-i lûrjôr. »
( TicA lé Bregi é lé Bregire S’an van chantan, é an dansan, Tô le Ion de nôtre charrire,
Sù un ar que và gayeman : )
* Pour les vers 1
( Denis, qui a mis sa belle blouse, Appelle Biaise avec la Claude )
2 e Air: Sur un vaudeville.
DEXIS.
Eb! bonjour donc la Claude! Viens-t’cn [ avec moi,
Et appelle le père Biaise ;
Et nous irons ensemble, tous trois à trois, Ma foi.
Ne t’en déplaise ;
Et puis, quand nous aurons vu ce joli Roi, Nous en serons bien aises.
( La Claude, avec sa jolie robe.
Va chantant par tout le quartier.)