BLAISE
Et moi je lui veux faire Un si joli discours,
Qu’il en dise à sa mère :
« Recommencez-le encore, »
Et i Joseph, son père :
« Rcdiles-le toujours. »
( Tous les Bergers et les Bergères S’en vont chantant, et en dansant.
Tout le long de noire chemin.
Sur un air qui va gaimeat ■ )
répéter en chantant, on a rais partout (•) à la place de bis.
LHU1LIER
S' Ar : Sur la Marche de Chalon.
Hôdain don vile, anfan ; (*) Yé (an ;
Ne chornain po lan.
Queman !
La musela joye broveman ;
Le tambôrin posse ja devan ;
Nos ain dé malafan , (*)
. l)u laglion, du pan,
De lé gôfre, é pi du bon vin blian.
Chossain cé gôrman,
Que n'aportou jamai ran ;
Né n’ain po besoin de tôle eé che- [ tile jan,
Pi-que, s’i venian, I-l-avôlerian TO nOtré presan.
( I dessiron a Phelebar ;
« Antre le premi dan la grange. • Setàu i quiti té toular,
É parouli queman un Ange,
En chantan tù un si brove ar,
Que Jouzai i trouvl étranges ) ■
6* Ar champêtre.
PHELEBAR.
Je vô prie bian le bon jôr, {*)
E a la brova compania.
NO san venieù, Dame Maria, (*) Pre faire a velron Fi la côr ;
Je vô prie bian le bon jôr !
Œ Pierre, pù fôr qu’un sebliai,
U même ar dessi sù côbliai : )
PIARftE.
Nô n’ain pô pu veni petoû (*)
Per adourai velra naissansa ; Predoné-nô ce-l-ignouransa, (*) Brove ADfan, vô que saile toû...
Nô n’ain po pu veni petoô.
5* Air : Sur la Marche de Chalon.
Montons donc vite, enfants;
Il est temps ;
Ne restons pas tant.
Comment !
La musette joue joliment ;
Le tambourin passe déjà devant ;
Nous avons des matefains,
De la viande, du pain,
Des gaufres, et puis du bon vin blanc.
Chassons ces gourmands Qui n’apportent jamais rien ;
Nous n’avons pas besoin de toutes ces ( mauvaises gens , Parce que, s’ils venaient.
Ils avaleraient Tous nos présents.
( Ils dirent à Philibert s a Entre le premier dans la grange. »
Aussitôt il quitta ses souliers,
Et parla comme un Ange,
En-chantant sur un si joli air Que Joseph le trouva étrange : )
6 e Air champêtre.