‹ Les noels bourguignons de Bernard de La MonnoyeChapitre 39 sur 75 · PHILIBERT · texte numérisé non relu

PHILIBERT

Je vous souhaite bien le bonjour,

Et à la bonne compagnie.

Nous sommes venus, Dame Marie,

Pour faire à votre Fils la cour ;

Je vous souhaite bien le bonjour I ( Et Pierre, plus fort qu’un Sifflet r Sur le même air dit son couplet •• ) pierre. ’ '

Nous n’avons pas pu venir plus tôt Pour adorer votre naissance; Pardonnez-nous celte ignorance.

Joli Enrant, vous qui savez tout...

Nous n’avons pas pu venir plut tôt

LES NOELS MAÇONNAIS

( Pi là Française, a dou gene il,

Tâ come é chan, quan elle crie, Chanti ben mie li qu’un ressegneü, Su l’ar: Or, nous dites, Marie ; )

7 e ar : Or, nous dites, Marie.

LA FRAKÇAÏSB.

Vô n’éte pô ben anse, .

Men’aimobtie Pôpon,

Vô qu’été, an assurance,

Pil brove que chavon ; Vô-z-ay trô de sôfrance (*)

An demouran sayan.

E ! mon Dé, quan j’i panse,

I m’i grive ni bian.

( La Loaise, qu'ire ben unaite,

Li chanti, d’acoule li baite : )

LOAÏSA.

Prequay dan ce-l-étroblie (*) Vegli-vô demourai ?

Vô n'ai ne lie ne troblie.

Ne feû pre vô charfai.

U milan de dou béte, (*)

U ire vetron respal,

Ma (ion, ben mau vôs été...

Siagli-s-an, se vo pliai !

( Toineta, petiele Bregire,

Que s'émarvegli i que l’admire,

Li chanti, ù non de sa gran,

E la Glioden’an fl autan : )

8 e Ar champêtre.

TOINETA.

I vô fodray veni chi mô ; (')

Nôs ain prou, Di marci, pre vô,

Pre vô é vetron monde ; (') Ma gran vo-s-i semonde.

I vô fodray veni chi nô ;

Nos aiu prou, Di marci, pre vô !

( Puis la Françoise, ù deux genoux, Tout comme aux champs , quand elle crie.

Chante bien mieux qu’un rossignol.

Sur l’air-- Or, nouR dites, Marie: )

7* Air: Or, nous dites, Marie.

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