C. VANIER , LIBRAIRE R1GAUD , ÉDITEUR
ÉDITEUR DE l/UNION DES POÈTES DO PARADIS PERDU DE HILTON
rue d'Enghien . 12. rue Sainte-Anne, 50
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Al TO MÉ BON AIMIN BORGUIGNON. A TOUS MES BONS AMIS BOURGUIGNONS.
Ce beà Noei , mé bon aimin , Vo le saivé, sont éne chose Si sutie et feigne, qu'on n'ose Vràman dessu bôtre lai main.
Plén de mâtrosse gausserie Et de dôce malignetai , Du vingnaigre dan du mier : tei Vo lé trôvé tô, je pairie...
Vouei , çàt éne vrà chaiterie.
Si an jantais, dan mon livrô, Ce fein borguignon i revire, Carte, ce n'a poin po meû dire ; Aussi bé palai i vorô.
Lai preùneile vo mainquerô, Vo lirein Gui , le bon-aipôtre, Aussi bè que vo paitenôtre. ..
Son espri vos éclarerô ; Ma ç'at un Cru qui por bé d'autre N'a poin si faicille ai croquai.
Le patoi , ç'àt éne coquille; Por que le fru s'an dézhaibille, Çai , mon jantais vén le côquai.
Le Traditei.
Ces beaux Noels, mes bons amis, Vous le savez , sont une chose Si subtile et fme, qu'on n'ose Vraiment dessus mettre la main.
Pleins de maîtresse gausserie Et de douce malignité, Du vinaigre dans du miel : tels Vous les trouvez tous, je parie...
Oui , c'est une vraie friandise.
Si en bon français, dans mon livre,
Ce fin bourguignon je traduis,
Certes, ce n'est pas pour mieux dire;
Aussi bien parler je voudrais.
La prunelle vous manquerait ,
Vous liriez Gui , le bon apôtre,
Aussi bien que vos patenôtres...
Son esprit vous éclairerait ;
Mais c'est un fruit qui pour bien d'autres
N'est point si facile à croquer.
Le patois, c'est une coquille;
Pour que le fruit s'en déshabille,
Çà, mon français vient le briser.
Le Traducteur.
\OEl ! NOEI ! !
2li lai 80uenance it( (M-ftarozat.
— « Cairillon ! cairillon ! Lai clùche al an riôle : « Rossignon ! Rossignon : C'a le cû de méneù ! « Le beà peliù IVipon nai dedan son Elaule... « Vite autor de lai greube, et drù tu te lai neii !
« Aipôteraai griàde et mon vin blan qui côlc ;
•• È ruaron frigolai dizon ein mô vou deu.
« Cheulon , raaingeon , chanton !... Du benoi Cher dévaule
« Le Sauveur ai tretô po no rarre tô neu ! » —
Vêlai ce qu'on autan quan vén lai Grante-Féle ; Et lé malin Noci se crion ai tu-téle, El lai Bregogne à fière ai té chan si suli.
Moinlenan, prùve Gui , t'é bén aivan sô larre-. Si tô lés an , au moin , tu peuvô nos antarre :.. . Si iai gôte aimieableallo te divati ! !...
Ein BOBJON ni MolTRB.