‹ Les noels bourguignons de Bernard de La Monnoye (Gui-Barôzay) suivis des noels maconnais du p. Lhuillier (le parrain Bliaise), publiés pour la premìere fois avec une traduction littérale en regard du texte patois, précédés de notices sur La Monnoye et Lhuilier [et] suivis d'un coup d'oeil sur les noëls en BourgogneChapitre 37 sur 92 · LA FEMME · texte numérisé non relu

LA FEMME

— Ça ! ma gorgère, Mon collier tissu, Mon clavier,

Mon jupon plissé blanc !

Gais, marchons gais, toujours gais ! N'aie pas peur Que je m'arrête ; Je meurs de voir ce petit garçon , Dont nos Prophètes Font tant de fête.

LE BORGEI.

— Vé sai cabane Dreusson no pà, Antan-tu l'àne Qui fait hin, ha?

Aiitron. Dei gar ! bon jor, moitre Jozai, Daime Mairie ; Je venon po voi, s'ai vô plai , Le Fru de vie, Note Messie.

LAI FANNE.

— Su son visaige Tô clar on li Que ç'à l'ôvraige Du Saint-Espri :

Ç'à po le seur un vrai Dei tô naquai. Voù son se gade?

On antre ché lu san côquai.

Point d'haulebade , De rcbufade.

LE BORGEI.

— Çà lai figure Du Cier ôvar.

Pu de clôture, Pu de rampar.

Je trôveron san senai , san raclai , Tôle ôbanée, Lai pote de ce gran palai,

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