‹ Les normands au Canada: Jean Nicolet, 1618-1642 [microforme]Chapitre 1 sur 12 · IMPRIMERIE DE L'EURE · texte numérisé non relu

IMPRIMERIE DE L'EURE

Voilà bien une des plus belles, des plus pures et des plus sympathiques figures de notre histoire : et c’est encore à la Normandie que nous la devons.

Jean Nicolet naquit à Cherbourg, du mariage de Thomas Nicolet, messager ordinaire de Cuerbourg à Paris, et de Marguerite De la Mer.

«€ Il arriva en la Nouvelle-France l'an 1618, dit le P. Vimont. Son humeur et sa mémoire excellente firent espérer quelque chose de bon de lui (1). » On voit par ces paroles que Nicolet était bien doué, qu'il avait un heureux caractère et de belles facultés de cœur et d'esprit.

Il est facile d’ailleurs de conclure, d’après la conduite de toute sa vie, qu’il reçut dès l’enfance une éducation forte, virile et chrétienne, et même une culture intellectuelle assez soignée.

Un de ses frères était prêtre, et vint, lui aussi, au Canada, mais plus tard, en 1635. « M. Gilles Nicolet, dit l’abbé Tanguay, est un des premiers prêtres séculiers dont le nom apparaît sur les registres de Notre-Dame de Québec (2). » Le fait est que lui et

(1) Relations des Jésuites, 1643, p. 3 et 4, Notice sur Nicolet. — Chaque fois que nous citons le P. Vimont sans indiquer la sour’e, c’est cette notice que nous citons.

(2) Répertoire du clergé canadien, p. 30.

M. le Sueur furent durant plusieurs années les seuls prêtres séculiers qu’il y eûi au Canada. Celui-ci desservait non seulement la chapelle Saint-Jean, sur le coteau Sainte-Geneviève (4), mais aussi la côte Beaupré, et recevait vingt-cinq écus par an de la Compagnie des Cent-Associés, « pour y faire quelques voyages et y avoir soin du spirituel et temporel. » M. Gilles Nicolet paraît avoir été chargé aussi de l’administration des sacrements dans la côte Beaupré, mais surtout dans la petite colonie de Beauport. Il allait « y dire la messe les dimanches et fêtes d'ordinaire, : et recevait pour cela cent écus de M. de Montmagny.

Le gouverneur l’emmena un jour à l’Ile-aux-Oies, « où il faisait travailler à la terre et y avait sept ouvriers. » C'était le 25 octobre 1645. « On me fit prier, dit le P. Lalemant, de lui prêter une chapelle garnie : on lui en donna une où il y avait calice d'argent, chasuble neuve, fort belle nappe et grande, belle aube, et tout le reste à l’avenant; il désira surtout qu’on lui donnât bougie et hosties : bref, rien n’y manquait. »

Gilles Nicolet revint à Québec, au bout de quelques jours, avec M. de Montmagny, mais il reprit le 6 nuvembre le chemin de lMe aux Oies, « emportant de rechef, ajoute le P. Lalemant, une chapelle garnie de tout. Il y avait calice d'argent doré, chasuble de damas blanc, etc. On lui donna deux pains de bougie, trois images grandes en papier; on lui prêta deux livres, la vie de Jésus-Christ et l’abrégé de Dupont (2). »

Ces détails, peu importants en apparence, font voir le soin paternel que les Jésuites, alors chargés de toute la mission du Canada, prenaient non seulement des petits groupes de Français épars dans la colonie, mais aussi des prêtres séculiers venus à leur aide.

M. Gilles Nicolet était encore à Québec dans l’automne de 1646 (3); mais il repassa en France l’année suivante (4).

Un autre frère de Jean Nicolet, « matelot au service de la Com-

(1) Voir Revue catholique de Normandie, 2 année, p. 246.

(2) Journal des Jésuiles.

(3) 11 assista le 12 octobre 1646, ainsi que l'abbé Jean Gagnon, au contrat de mariage de sa belle-sœur, la veuve Jean Nicolet, qui épousa en seconde noces Nicolas Macart. (Dictionnaire généalogique, par l’abbé Tanguay, t. 1, p. 401).

(4) Journal des Jésuites.

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pagnie de la Nouvelle-France (1), » vint, lui aussi, au Canada. On le trouve à Québec le 2 septembre 1640 : Pierre et Jean Nicolet assistent tous deux au contrat de mariage de leur compatriote Nicolzs Bonhomme, de Sainte-Croix de Fécamp, au pays de Caux, lequel épousa Catherine Goujet, du bourg de Thury (2).

Enfin, on trouve aussi à Québec, en 1643, le nom d’Euphrasie- Madeleine Nicolet, native de Cherbourg, probablement la sœur de Jean Nicolet : elle épousa, le 21 novembre, Jean Le Blanc, et vingt ans plus tard, en seconde noces, Elie Dusceau.

On ne connaît rien sur les années d'enfance de Jean Nicolet, à Cherbourg. La profession de son père, qui voyageait constamment de cette ville à Paris, et qui par là même était à l'affût de toutes les nouvelles, nous permet seulement de conjecturer les circonstances qui ont dû décider le départ du jeune homme.

Il était beaucoup question du Canada, à cette époque, dans l’ouest de la France. A force d'énergie et de persévérance, Champlain avait réussi à fonder une petite colonie à Québec, sur les rives du Saint-Laurent. Créer une Nouvelle-France en Amérique, tel était le but de ce grand homme; et comme moyen, afin a’établir et de propager de plus en plus un courant vers le Canada, il avait formé une société des principaux marchands de Rouen et de Saint-Malo, auxquels il avait obtenu le privilège de la traite des fourrures, à condition de favoriser la colonisation.

L'entreprise de Champlain ouvrait une carrière, non seulement aux colons sérieux qui voulaient se fixer au Nouveau Monde, mais à une foule de navigateurs, de commis, de marchands, sans compter la troupe des aventuriers, qui reçurent au Canada le nom de coureurs de bois. Elle supposait aussi une autre classe d'hommes très utiles, qu’on a appelés interprètes ou truchements.

Pour réussir, en effet, soit à faire la traite avec les Sauvages, soit à les évangéliser et à les façonner à la civilisation, soit à établir une colonie française au milieu d’eux, il fallait connaître leurs mœurs et leur langage. Voilà pourquoi Champlain, dès ses premiers voyages au Canada, emmena avec lui quelques jeunes gens qui n’hésitèrent pas à affronter la vie des bois et à demeurer

(4) Il est ainsi appelé dans l’acte par lequel il fut nommé tuteur de sa nièce, la fille de Jean Nicolet, le 27 novembre 1642, (2) Dictionnaire généalogique, p. 65.

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même plusieurs années parmi les Sauvages afin d'apprendre leur langue.

Jean Nicolet avait toutes les dispositions voulues pour réussir dans une carrière si propre à exciter la curiosité et à exercer le courage : et lorsqu'il fit offrir ses services à Champlain, celui-ci fut heurer. Je s'attacher ce jeune homme si plein d’espérances, et de l'emmner au Canada.

Bien qu’on ne sache précisément quel âgeilavait, on peut supposer qu’il était encore très jeune. Il fallait être ieune, en effet, pour apprendre facilement la langue des Sauvages. Nicolas Marsolet, de Rouen, n'avait que douze ans lorsqu'il vint au Canada avec Champlain en 1613. Jean Nicolet, cependant, devait être un peu plus âgé, puisqu'il fut envoyé en mission quasi diplomatique chez les Iroquois pas plus de deux ou trois ans après son arrivée au Canada.

IL vint au Canada avec l'intention de s’y fixer et d’en faire sa patrie d'adoption. Bien différent des coureurs de bois que nous avons signalés tout à l'heure, qui ne révaient qu’aventures, vivaient au jour le jour, et ne donnèrent que trop souvent, comme Etienne Brülé (1), par exemple, ou Nicolas de Vignau (2), de mauvais exemples aux Sauvages, il fut durant quinze ans au milieu d'eux un pionnier de la civilisation chrétienne et française; puis, rentré dans la colonie canadienne, il se maria, continua à rendre durant sept ans les plus grands services à son pays, et mourut prématurément dans l’accomplissement d’un acte de de dévouement héroïque.

« Il nous a laissé, écrit le P. Vimont, des exemples qui sont au-dessus de l’état d’un homme marié, et tiennent de la vie apostolique, et laissent une envie aux plus fervents Religieux de limiter. »

Magnifique éloge, et d'autant plus impartial, que Nicolet n’était nullement à l’emploi des Jésuites, qu’il était venu au Canada bien avant eux, du temps des Récollets, et ne devait lez: estime et leur affection qu’au mérite de ses vertus, au bon exemple de sa

(4) « On reconnaissait cet homme pour être fort vicieux, » (Œuvres de Champlain, t. vi, p. 81).

(2) « Le plus impudent menteur.qui se soit vu de long temps. » (Ibid, t. m1, p. 292).

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vie, à l’accomplissement de tous ses devoirs de chrétien et de bon citoyen.

Pour apprécier comme il convient une carrière aussi utile et aussi intéressante. jetons un coup d'œil sur ce que devait être le Canada lorsque Jean Nicolet y arriva en 1618 (1).

Les rives du Scint-Laurent, où Jacques Cartier avait trouvé autrefois quelques bourgades sauvages, comme Stadaconé à Québec et Hochelaga à Montréal, sont aujourd’hui complètement inhabitées. Seule, la petite colonie française, au pied du rocher de Québec, à cent trente lieues de l'embouchure du fleuve, éveille les échos de cette vaste solitude. Il y a là une population de cinquante à soixante colons, la plupart vivant de la traite, de chasse et de pêche. Une seule famille, encore, s'occupe sérieusement de culture, la famille Hébert (2), arrivée l’année précédente (1617).

Cette petite colonie reconnait l'autorité de Champlain, son fondateur, qui représente au Canada un vice-roi résidant en France (3). Elle a aussi ses chefs spirituels, les Récollets, arrivés en 1615, et son église — la première église du pays — qui s'élève modestement au fond de l’anse du Cul-de-Sac.

Une épaisse forêt recouvre toute la vallée du Saint-Laurent, celles du Saguenay, de l’Ottawa et de tous les autres tributaires du grand fleuve.

Deux races d’origine et de langues différentes se disputent la jouissance de cet immense empire : les Hurons-Iroquois, et les Algonquins. Ceux-ci sont aujourd'hui la race dominante : les Iroquois sont relégués au sud du lac Ontario; mais il n’en a pas toujours été ainsi.

(1) Plusieurs vaisseaux passèrent au Canada, au printemps de 1618; et l’on ne sait sur lequel était Nicolet. Le vaisseau de Champlain fit voile de Honfleur le 24 mai, et entra à Tadoussac le 24 juin. (Œuvres de Champlain, t. 1v, p. 112).

(2) Louis Hébert était de Paris, où il avait exercé la profession d’apothicaire, avant de passer d’abord à Port-Royal, en Acadie, puis à Québec.

(3) Le prince de Condé. Il fut remplacé en 1620 par le duc de Montmorency; et celui-ci, en 1625, par le duc de Ventadour, Henri de Lévis.

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« Au quinzième siècle, écrit M. Sulte, les Iroquois, qui paraissent être venus de l’ouest, habitent le Saint-Laurent. Les Algonquins sont sur la rivière Ottawa et se répandent à travers les terres jusqu’au Saguensy. Vers 1500, les Algonquins chassent les Iroquois des bords du fleuve et s’y installent; mais, peuples chasseurs, ils ne forment pas de bourgades fixes. Les iroquois vont se placer au sud du lac Erié, d’où les Chouanons les repoussent, et finalement ils se distribuent en bourgades le long de l'Ontario et dans la direction d’Albany. Entre 1500 et 1530 un groupe iroquois reprend l’île de Montréal... Cartier visite cette île en 1535, et y trouve un peuple de langue iroquoise. À Québec, les Sauvages parlaient l’algonquin. Enire 1530 et 1600, la tribu iromuoise des Agniers, située près du lac Champlain, conduit la guerre contre les Algonquins. Ceux-ci prennent le dessus dans toutes les directions. Les Iroquois de Montréal se retirent vers l’ouest; ils ont dû fonder alors le pays des Hurons, situé entre le lac Simcoe et la baie Georgienne..…. (4). »

C'est ainsi que le groupe iroquois de Montréal se détacha de la nation iroquoise et fonda la nation huronne, laquelle, en vue de ses intérêts, s’allia à ses anciens ennemis, devenus ses voisins, les Algonquins, Les Jroquois vouèrent dès lors aux Hurons une haine encore plus implacable qu'à leurs ennemis naturels de race algonquine.

Les Algonquins avaient donné naissance à une infinité de petits peuples, portant des noms différents, et parlant aussi des dialectes différents, mais qui se rattachaient pourtant à la même langue. Ces peuples étaient disséminés un peu partout entre le Saguenay et l’Ottawa et dans le pays des grands Lacs jusqu'aux Illinois (2).

(1) Le Pays des grands Lacs au xvne siècle, étude par M. Sulte, publiée dans le Canada-Français, t. u, p. 73. — M. Sulte, l’un de nos historiens les plus érudits, s’est occupé spécialement de Nicolet, et a écrit sur lui des pages très intéressantes, auxquelles nous avons souvent emprunté pour notre travail. Il a fixé, par ses recherches, plusieurs dates importantes de la vie de Nicolet.

(2) Les Illinois eux mêmes paraissaient être d’origine algonquine. « Leur langue, dit le P. Marquette, tient de l’algonquin, de sorte que nous nous entendions bien les uns les autres. » Ils avaient une haute idée de la noblesse de leur race : « Qui dit Illinois, ajoute le P. Marquette, c’est comme qui dirait en leur langage, les hommes ; comme si les autres Sauvages, auprès d’eux, ne passaient que pour des bêtes : aussi faut-il avouer qu'ils ont un air d'humanité que nous

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Le centre principal de la race algonquine parait avoir été l’île des Allumettes.

Hurons et Algonquins descendaient tous les ans à la traite dans le bas du Saint-Laurent, pour y rencontrer les vaisseaux français : mais ils étaient sans cesse exposés aux embüches de leurs ennemis, les Iroquois.

On comprend l'intérêt que portaient les Français à ces voyages annuels des Sauvages : si les Sauvages descendaient en grand nombre et avec une riche cargaison de fourrures, quelle bonne aubaine pour la Société des Marchands! Mais s’ils étaient arrêtés et détroussés en route, tout était perdu.

De là la nécessité de s'attacher les Sauvages amis, de les attirer, de faire alliance avec eux, et de se protéger soi-même en les protégeant contre leurs ennemis.

Ceux qui ont reproché à Champlain d’avoir fait cause commune avec les Algonquins et les Hurons dans l'affaire de 1609 contre les Iroquois, sur les bords du lac Champlain, comme aussi dans l'engagement de 1640 et l’expédition de 1615, n’ont certainement pas compris la situation; ils ont oublié que Jacques Cartier, en 1535, après avoir été tout d’abord si bien accueilli par les Algonquins de Stadaconé, encourut ensuite leur disgrâce, en allant, malgré leurs remontrances, visiter leurs ennemis, les Iroquois d’Hochelaga. Jacques Cartier aggrava, il est vrai, ses torts, en enlevant leur chef, Donnacona, et quelques autres Algonquins, pour les emmener en France; mais il ne fit qu’aggraver ses torts, ils existaient déjà : aussi, lorsque cinq ans plus tard il revint au Canada, il ne crut pas prudent de stationner dans la rivière Saint- Charles; il alla se fixer au Cap-Rouge : durent l'hiver, les Sauvages rassemblés en grand nombre à Stadaconé lui causèrent de sérieuses inquiétudes, et il jugea à propos de déguerpir au printemps.

Champlain ne voulut pas s’exposer aux mêmes ennuis. Il comprit que pour assurer l’avenir de sa petite colonie et promouvoir les intérêts de la traite, il devait être en bons termes \vec les

n'avons pas remarqué dans les autres nations que nous avons vues sur notre route... Ils sont belliqueux et se rendent redoutables aux peuples éloignés du sud et de l’ouest, où ils vont faire des esclaves, desquels ils se servent pour trafiquer, les vendant chèrement à d’autres nations pour d’autres marchan-

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Sauvages ses voisins, ceux qui venaient le voir, ceux qui fréquentaient les Français, ceux qui paraissaient être les véritables maîtres du pays; il comprit qu'il fallait nécessairement conclure avec eux une alliance offensive et défensive contre leurs ennemis.

Cette alliance, d’ailleurs, ce n’est pas lui précisément qui l'opéra : elle fut conclue à la Cour de France, puis ratifiée en sa présence par les Sauvages; il ne fit que la cultiver avec soin. Laissons-le raconter lui-même cet incident, qui a une grande importance dans les annales de notre histoire. La scène se passe, le 27 mai 1603, à Tadoussac, où Pontgravé et Champlain viennent d'arriver, ramenant de France deux Sauvages que le dit Pontgravé y avait conduits les années précédentes. Environ mille Algonquins- Montagnais sont cabanés sur la Pointe-aux-Alouettes, autrement dite Saint-Mathieu, « au bas d’un petit coteau pleins d’arbres, de sapins et cyprès. »

« Nous fûmes, dit-il, trouver les Sauvages à la Pointe Saint- Mathieu, qui est à une lieue de Tadoussac, avec les deux Sauvages que mena le sieur Du Pont, pour faire le rapport de ce qu’ils avaient vu en France, et de la bonne réception que leur avait fait le Roi. Ayant mis pied à terre, nous fûmes à la cabane de leur grand Sagamo (1), qui s’appelle Anadabijou, où nous le trouvâmes avec quelque quatre-vingt ou cent de ses compagnons qui faisaient tabagie (qui veut dire festin) (2), lequel nous reçut fort bien selon la coutume du pays, et nous fit asseoir auprès de lui, et tous les Sauvages arrangés les uns auprès des autres des deux côtés de la dite cabane.

« L'un des Sauvages que nous avions amenés commença à faire sa harangue de la bonne réception que leur avait fait le Roi, et le bon traitement qu’ils avaient reçu en France, et qu'ils s’assurassent que Sa dite Majesté leur voulait du bien, et désirait peupler leur terre, et faire paix avec leurs ennemis (qui sont les Iroquois), ou leur envoyer des forces pour les vaincre : en leur comptant aussi les beaux châteaux, palais, maisons et peuples qu’il avaient vus, et notre façon de vivre. Il fut entendu avec un silence si grand qu’il ne se peut dire de plus.

(4) Sagamo, en montagnais, veut dire grand chef. (2) Ils faisaient ce festin à l’occasion d'une victoire qu'ils venaient de remporter sur leurs ennemis.

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