CHAPITRE IV
Régner Lodbrog d'après l'histoire et les sagas. — Expéditions guerrières et aventures étranges. — Drapa funèbre composée pendant qu'il mourail dans d'horribles tortures.
Après avoir jeté un coup d'œil sur la vie des Normands en général, il serait curieux d'étudier de près quelques vikings célèbres, et de donner une idée du portrait qu'en ont fait l'histoire et les sagas. La saga dérive du mot zeggen (parler) et diffère de la légende, mot qui dérive de légère (lire). La saga est une tradition transmise par les paroles, la légende un récit qu'on a pu lire dans une chronique. La saga est l'ainée de la légende, et les plus anciennes sont les plus intéressantes à recueillir.
Parmi tant de vikings, que nous verrons apparaître dans un pays, disparaître tout à coup, et puis reparaître dans d'autres contrées, nous allons en choisir deux, qui nous donneront une idée des autres : Régner Lodbrog, qui a vécu et qui est mort en viking et en skalde. Olaf, qui a vécu en viking, et qui est mort en saint, vénéré encore aujourd'hui comme le patron de la Norvège.
Régner Lodbrog doit peut-être, comme notre Roland,
sa grande renommée moins à ses hauts faits historiques qu'aux merveilleuses aventures que les sagas y ont ajoutées. Il s'était rendu fameux par l'épée et par la poésie. Le skalde, le liarde du Nord, ne s'occupait pas. comme le trou]>adour français, de charmer les châtelaines par ses fa]>liaux et chants d'amour, il s'adressait surtout aux braves. [1 ne craignait pas de suivre le viking dans les plus périlleuses expéditions; il abrégeait par les sons de la harpe et les récits de guerre les ennuis des longues traversées; il assistait à la bataille et y participait pour enflammer le courage, être témoin des hauts faits, et célébrer la drapa, ou chant funèbre du héros mourant.
Nous ne citerons , parmi des exemples sans nombre que deux faits qui prouvent la haute considération dont le skalde jouissait parmi les hommes du Nord. Alfred le Grand entre un jour, dans le camp des Normands déguisé en skalde, la harpe à la main. Les ennemis sont si ravis de ses chants belliqueux, qu'ils ne cherchent pas à savoir d'où il vient et lui laissent recueillir ainsi tous les renseignements qui devaient lui servir à remporter la victoire du lendemain.
Le roi prenait souvent la harpe du skalde. Saxon le grammairien cite le fait étrange d'un skalde devant à sa harpe le sceptre royal. Saxon et Meursius rapportent que la couronne du Danemark fut mise au concours et offerte comme prix, au meilleur poète. Hiarm l'emporta sur ses concurrents et monta sur le trône.
Des savants du Nord, notamment M. Jessen et M, Steenstrup, ont étudié de nos jours le texte de Saxon , qui parle de Régner dans le IX° livre, et cherché à démêler la
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vérité historique des fictions que la légende y a ajoutées.
Toutes les investigations de l'érudition moderne n'ont abouti qu'à prouver que ce héros historique et légendaire était fort énigmadque. Cette expression est de M. Steenstrup (1) qui ajoute : « Chaque fois que l'historien cri- '< tique veut le saisir et le fixer à des lieux et temps cer- « tains, il lui échappe des mains et se montre dans le « lointain. Il semlile posséder toutes les qualités d'un '< héros de la fable, être contemporain de plusieurs gé- « nérations ; un vrai Sosie pendant sa vie et un revenant « après sa mort (1). »
Saxon le grammairien s'occupe surtout des expéditions guerrières de Kegner Lodbrog. Deux sagas islandaises racontent surtout ses amours.
Sans doute il est à regretter que l'histoire ne donne pas assez de détails et que les sagas en donnent trop, parce que plusieurs sont difficiles à croire; cependant ne dédaignons pas la légende. On a découvert de nos jours que dans les sagas il y a plus de faits exacts qu'on ne l'avait cru d'abord; puis, elles sont intéressantes pour les renseignements qu'elles fournissent sur les idées, les croyances, la vie des aventuriers normands.
Régner, d'après l'histoire, a vécu au neuvième siècle. Il était fils de Sigurd-Ring et succéda à son père, roi de Danemark. Pendant qu'il était occupé à guerroyer contre les Suédois, des troubles éclatèrent cjans ses États. Les habitants de la Scanie et du Jutland s'étaient révoltés, mais les Séelandais lui étaient restés fidèles. Re-
(1) Études préliminaires pour servir à l'histoire des Normands et de leurs Incasions. Chapitre V.
gner arrive, bat les insurgés, et son humour vagabonde hii fait abandonner son royaume pour aller courir de nouvelles aventures.
Dans son absence, les mécontents élurent roi à sa place, lia raid ; Régner revient pour le battre et l'obliger à l'uir, puis il s'éloigne de nouveau. Harald reparaît, il est une seconde fois réélu, vaincu et chassé. Que d'étonnantes expéditions on raconte du fameux Régner î 11 lit l)riller sa terrible épée en Angleterre, en Ecosse, en Russie, en Allemagne, on France et chez les Grecs de rilellespont; il tua plusieurs rois et disti'ibua à ses fds plusieurs royaumes.
Les savants qui ont essayé de mettre d'accord les historiens sur les détails de ses exploits, ont été dans l'impossibilité de lier dans un ordre chronologique les faits épars. Comment reconnaître, dans des récits divers et obscurs, si on n'a pas attribué à un seul vikiug les expéditions de plusieurs , et au père celles de ses enfants aussi terribles que lui"?
Nous reparlerons de Lodbrog dans l'histoire des invasions normandes. Répétons ce que les sagas racontent de ce merveilleux héros.
Froé, tyran suédois, avait tué et détrôné le roi de Norvège. Les plus nobles Norvégiennes, indignées d'avoir subi ses outrages, résolurent de se venger; et, conduites par la belle Lothgertha, allèrent se joindre à l'armée de Régner qui faisait la guerre à Froé.
Les exemples d'héroïsme féminin ne sont pas rares de la part des blondes filles du Nord qui suivirent souvent les vikings dans les combats.
Lothgertha, en gagnant la victoire, gagna le cœur de
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Régner. Elle l'avait autant charmé par sa bravoure que par sa beauté ; mais avant de donner sa main à Lodbrog qui n'avait pas encore acquis sa renommée, elle voulut faire l'épreuve de son courage. Elle lui donne rendezvous, un soir, sur une montagne, où elle avait lixé sa résidence. Sa porte était bien gardée, par un chien terrible, et un gros ours.
Régner étrangla le chien de sa main et tua l'ours de sa lance. Il enleva la jeune fille, et partagea avec elle le trône qu'elle l'avait aidé à conquérir.
Après avoir eu de Lothgertha un fils et deux filles , il la répudia ; il ne brilla jamais par sa constance en amour.
Un roi, nommé Héroth, avait trouvé, en chassant, un serpent qu'il recueillit et apprivoisa. Ce serpent grandissait, grandissait toujours, et prit des proportions si extraordinaires qu'il lui fallait chaque jour, pour son repas, un bœuf entier. Il paraissait amoureux et horril)lement jaloux de la belle Thora, fille du roi. Il la suivait partout, et l'entourait tendrement de ses longs anneaux.
Ce qui était insupportable, c'était surtout sa méchanceté contre ceux qui voulaient faire la cour à sa bienaimée; il les faisait tous mourir par son venin.
Héroth fit publier au loin qu'il donnerait sa fille à celui qui la délivrerait du monstre. Plusieurs beaux guerriers se présentèrent et tous périrent dans la lutte.
Régner ne connaissait pas de danger au-dessus de son audace. Il se fit faire des vêtements de fourrures très épaisses; puis en plein hiver, il se plongea dans l'eau. Cette eau, grâce à la rigoureuse température du Nord, forma bientôt une cuirasse de glacé. Alors Régner, armé
d'un l)onclier et (rime épée, s'avance vers le serpent. Lo monstre a heaii vomir des tlots de poison qui glissent sur la glace, il a l)eau montrer ses dents qui ne peuvent mordre le fer du bouclier, l'intrépide guerrier parvient à plonger son épéedans le corps du dragon et à l'étendre sans vie.
riiora courut au-devant de son libérateur. Le roi lléroth, qui avait tout vu du haut d'une tour , tint sa promesse, mais en plaisantant Régner de son étrange costume, il lui donna le surnom de Lodbrog (1) <]ue l'histoire lui a conservé.
Lodl)rog eut six fils de Thora. Quand il la perdit, il jura de ne plus se marier; c'est un de ces serments qu'il est facile d'ou])lier.
Il se composa une singulière armée; il ordonna de lui envoyer le fils le plus mauvais sujet de chaque maison et les esclaves dont la fidélité serait la plus suspecte. Avec de tels soldats il n'avait pas à se gêner pour exiger une discipline sévère. Il créa douze juges, et l'on n'a pas manqué de trouver là l'origine des douzes jurés d'Angleterre. La moindre rébellion était sévèrement punie. Mais le butin ramassé par Lodbrog était toujours considérable, et il en faisait un juste partage entre ses compagnons d'armes.
Un jour qu'ils côtoyaient les rivages delà Norvège, quelques officiers qui étaient descendus àterre, aperçurent une jeune bergère qui quitta son troupeau pour aller dans les eaux limpides d'une fontaine laver sa ravissante figure ; puis elle déroula ses magnifiques cheveux
(1) Lod, hirsulus, — hroy, hrarca.
qui tombaient jusqu'à ses pieds. Ils allèrent raconter au roi qails n'avaient jamais vu d'aussi admiraljle lîeauté.
Ici les détails varient dans les sagas.
D'après une légende, c'est le roi qui impose des conditions à la bergère pour être reçue à sa cour ; d'après une autre légende, la jeune fille ne consent à se rendre à l'invitation de Régner qu'en lui dictant elle-même des conditions.
Les gens du Nord à ce qu'il parait avaient le goût des énigmes. Le viking fit dire à la bergère de venir le voir, mais, sans être habillée et sans être nue, sans avoir mangé et sans être à jeun, sans être seule et sans être avec quelqu'un.
La jeune fille n'est nullement embarrassée pour résoudre ce problème étrange. Elle déclare au messager du roi qu'elle est prête à le suivre. Elle laisse tomber sa longue et abondante chevelure blonde qui couvre tout son corps, et s'enveloppe dans un filet de pêche ; elle goûte un peu de poireau qu'elle rejeté sans rien avaler. Elle se fait accompagner par son chien et non par un homme.
Voici l'autre légende.
Régner donne l'ordre de demander à la jeune bergère son nom et de l'inviter à venir à bord. La bergère répond qu'elle se nomme Kraka; elle refuse de se rendre à l'invitation et ne se décide à aller saluer le roi qu'après qu'il a juré de la respecter et de ne pas même prononcer un mot qui puisse alarmer sa vertu.
Le viking en voyant Kraka est dans l'admiration l;i plus vive, il remercie Odin de lui envoyer cette conso-
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lalinii (livin(\ et veut joindre sa main à celle de la jeune fille en siciie d'élernelle alliance.
Ki'aka répond (|ue le roi s'exposerait aux: plus i:rands malheurs s'il manquait à sa parole, et demande à être ramenée k sa famille.
Le roi dont la passion est excitée au dernier degré, lui fait un brillant tableau des honneurs qui l'attendent à sa cour, où son sort excitera l'envie de toutes ses compagnes. Puis il ordonne d'étaler sous ses yeux des riches parures, des robes splendides, et une veste d'argent qui avait appartenu à la reine Thora. Kraka est aussi insensible aux cadeaux qu'aux paroles. Ell<; déclare qu'elle n'a besoin que d'une robe de drap noir et grossier pour conduire son troupeau sur le sable des grèves et pour plaire à ses parents dans leur humble chaumière.
Le roi insiste : le Nord l'a surnommé le Prince des héros : le plus brave a droit à l'amour de la plus belle ; il supplie Kraka de partager son trône et sa gloire.
La bergère est émue. Elle croit à la passion du prince, mais elle veut être sûre que cette passion sera constante. Que le roi s'éloigne, qu'il continue ses longues expéditions ; si au retour, il est encore fidèle à son amour, elle obéira à ses désirs et acceptera sa proposition.
La pensée de sa bien-aimée suit Lodbrog partout, et en songeant à elle, il se couvre de plus de gloire que jamais. Il revient vainqueur et encore plus épris qu'au départ. Kraka, touchée de sa fidélité, lui promet tout son amour, mais elle exige que son mariage soit, avant tout, publiquement célébré en présence des grands du royaume qui la proclameront leur reine.
Kraka était déjà mère de quatre enfants lorsque Re-
guer se trouvant à la cour d'Upsal promit au roi de Suède d'épouser Ingéborg sa fille.
Kraka en fut-elle avertie? Lorsque son peu fidèle époux revint auprès d'elle, elle lui déclara qu'elle allait enfin lui révéler un secret lon^itemps caché parce qu'elle avait été fière d'être épousée uniquement pour ses charmes. Son vrai nom, lui dit-elle, était Aslanga. Elle devait le jour à Sigurd, dont le nom illustre est encore populaire dans le Nord. Les destinées de sa postérité sont prédites ; et comme témoignage de la vérité des merveilles promises, le fils qu'elle porte dans son sein naîtra avec la marque d'un serpent autour de l'œil. L'événement justifia sa parole. Régner au lieu de demander au roi de Suède sa fille, lui déclara la guerre; et Aslanga lui montra qu'elle était la digne fille d'un héros en partageant ses dang-ers et contribuant à sa gloire .
Suivre Lodbrog- dans toutes ses expéditions serait trop long-. 11 fit briller sa terrible épée des bords de la Baltique aux rives du Bosphore, conquérant partout des royaumes et ne se fixant dans aucun.
La victoire après lui avoir été longtemps fidèle, finit par l'abandonner. Le succès l'avait rendu téméraire. Avec deux vaisseaux il entreprit la conquête de llrlande. Le roi .^îUa défit cette petite armée, fit prisonnier Régner qui refusa de dire son nom et le condamna à périr dans une fosse remplie de vipères. A l'aspect de la mort, ([uandil sentit les morsures mortelles des bêtes hideuses. Lodbrog ne vit pas fléchir son courage, et composa luimême sa propre drapa :
(( Nous nous sommes battus à coups d'épée. Dans le temps où jeune encore j'allais vers l'Orient, préparer
4c LES NORMANDS.
une proie san.danto aux loups dévorants, tonte la mer ne sem])lail (prune large plaie et les corbeaux nageaient clans le sang des blessés.
u Nous nous sommes battus à coups depée. Je tressaille de joie à la pensée rpi'un festin se prépare pour moi dans le palais (VOdin. Bientôt, assis dans la splendide demeure, nous boirons l'bydromel dans les cr<\ues de nos ennemis. Un brave ne tremble pas devant la mort. Je ne prononcerai pas des paroles d'effroi en entrant dans la salle du Valballa.
« Nous nous sommes battus à coups d'épée. Ab! si mes fils savaient les tortures qu'on me fait subir, s'ils savaient que des vipères empoisonnées me déchirent le sein, qu'ils souhaiteraient avec ardeur de livrer de terribles combats ! La mère que je leur ai donnée leur a laissé un vaillant cœur.
« Nous nous sommes battus à coups d'épée. Mais cà présent je touche à mon dernier moment; un serpent me ronge déjà le cœur. Bientôt le fer que portent mes tils sera rougi du sang d'.Mla, et ces vaillants jeunes hommes ne voudront plus souffrir de repos.
« Nous nous sommes battus à coups d'épée dans cinquante et un combats où les drapeaux flottaient. J'ai dès ma jeunesse appris à accoutumer au sang le fer d'une lance et je n'eusse jamais cru trouver un roi plus brave que moi ; mais il est temps d'en finir. Odin m'envoie ses déesses pour me conduire dans son palais. Je vais, assis aux premières places, boire l'hydromel avec les Dieux. Les heures de la vie sont écoulées; je mourrai en riant (1). »
(1) Malli'l avail iniblié eu français le cliaiil l'iiin'brc, ('crit en norvégien;
Nous avons supprimé quelques strophes de ce chant funèbre un peu long. Par l'âpreté du style, la dureté de la pensée et la férocité des images, n'est-ce pas une peinture saisissante des mœurs des Vikings?
Saxon le grammairien et les plus anciennes chroniques rapportent cette drapa de Régner, Des vers isolés de la saga du peuple sont encore restés dans la mémoire populaire. Torfœus et Schoweng ont entendu des réminiscences de cette poésie primitive et les lieux consacrés par la saga conservent encore les noms qu'elle leur donnait il y a mille ans.
Régner laissa plusieurs enfants. Ses fils l'avaient aidé dans ses conquêtes et ils en firent eux-mêmes de si nombreuses qu'il serait difficile de faire la part de chacun. Nous retrouverons plusieurs fois leurs noms dans les récits des invasions normandes. C'étaient de terribles guerriers. L'un se fit brûler sur un bûcher formé des crânes des ennemis dont il avait coupé les têtes. L'autre ordonna que le tumulus où il serait inhumé fut élevé sur le point de son royaume le plus exposé aux attaques, pour que le bruit de la guerre le réjouit encore dans sa tombe.
L'idée qui consolait Régner au milieu des tortures, c'était que les petits du sanglier feraient payer cher sa mort à son bourreau. Ses fils Ingvar et Ulîbo, qui étaient en Danemark, jurèrent de tirer une terrible vengeance de l'atroce supplice de leur père.
Wœrmius en a publié le texte et une traduction latine dans sa Littérature runique, \k 57. Rafn, qui a de nos jours soutenu l'authenticité de ce poème, en a publié en 1826 une édition à Coi)enhague sous le titre : Kâliumàt sive Epicedium Ragnaris Lodbroci régis Danix. Le texte est accompagné d'une double traduction en danois et en français.
48 LES MOn.MANDS.
Ils tinrcMit leur serment. Ils jouirent, suivant Texpression de Lingard, du plaisir exquis de torturer riiomme ([ui avait fait périr leur père (1). » Ils iufligèrent à .Ella un supplice encore plus barbare que celui (ju'il avait imaginé pour Régner. Ils découpèrent les cotes de la victime, lui arrachèrent les poumons, et pour rendre ses blessures encore plus cuisantes, à mesure ([u'ils décliiraient ses chairs saignantes, ils les saupoudraient de sel.
Cette horrible volupté de la vengeance et de la cruauté se rencontre souvent chez les païens barbares et surtout chez les Normands.
L'odinisme ne régnait pas seul parmi les Scandinaves, et se conciliait avec toutes sortes d'idolâtrie et de superstition. Osten, le roi de Suède, vaincu par Reg'ner, adorait une vache dont les mugissements étranges inspiraient la terreur à ses ennemis.
(1) Eiijotjed Ihe cxquisiie delight of (orlurlny llie man.