‹ Les nouveautés électriquesChapitre 10 sur 140 · OSCILLATIONS ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

OSCILLATIONS ÉLECTRIQUES

ont d'abord tendu deux fils horizontaux parallèles en avant de l'excitateur et vérifié que Tespace situé entre ces deux fils contient des ondes d'induction fixes, avec des ventres et des nœuds équidistants . Lorsqu'on déplace dans cet espace des résonnateurs de différentes dimensions, on trouve que l'internœud ne dépend que du résonnateur et non de l'excitateur. Le mouvement vibratoire qui s'y propage doit donc contenir toutes les longueurs d'ondes possibles entre certaines limites, et chaque résonnateur choisit dans cet ensemble l'ondulation dont la période correspond à la sienne propre.

MM. Sarasin et de la Rive ont vu aussi, à l'aide du même dispositif, que la vitesse de propagation des ondes électriques est la même dans l'air et le long des fils. Ils ont cherché ensuite à vérifier cette égalité de vitesse pour les grandes longueurs d'onde, les expériences de Hertz sur ce point manquant de netteté et ayant conduit leur auteur à admettre la possibilité d'une vitesse différente.

Il fallait pour cela disposer d'un grand miroir et d'un espace assez vaste. MM. Sarasin et de la Rive installèrent dans le bâtiment des turbines des forces motrices de Genève un miroir de zinc de 8 mètres sur 16, placé à 15 mètres d'un excitateur, dont les grosses sphères avaient 30 centimètres de diamètre et dont les petites boules étaient plongées dans l'huile. En employant comme résonnateurs des cercles de 50 et de 75 centimètres de diamètre, on a trouvé les résultats suivants :

1° La longueur d'onde d'un résonnateur est sensiblement égale à huit fois son diamètre ;

2° Dans le cas de la réflexion normale, le premier nœud est exactement au miroir ;

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3° La vitesse de propagation dans Tair est la même que le long des fils.

Expériences de M. Blondlot. — M. Blondlot a cherché à vérifier, en 4891, si la vitesse de propagation des ondes électromagnétiques dans l'air est hien égale à celle de la lumière, point sur lequel Hertz n'avait pas obtenu de résultats bien nets. MM. Sarasin et de la Rive ayant montré que c'est le résonnateur qui détermine la longueur d'onde observée, l'équation

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