TÉLÉPHONE AUBRY
contacts et sur lequel on peut agir par Tinterinédiaire d'un bouton d'ivoire; Tautre se compose de deux ressorts courbes, qu'on peut faire communiquer par une petite tige de métal en tournant un bouton moleté, qui se déplace entre deux lettres et P.
A la partie inférieure du manche s'insère un conducteur souple renfermant trois conducteurs de couleurs différentes. Le fil jaune se rend aux bobines, puis au contact de repos du premier interrupteur, et enfin au ressort de droite du second. Le fil rouge aboutit au ressort du premier interrupteur; le vert communique d'abord avec le ressort de gauche du second interrupteur, puis avec le contact de travail du premier.
Lorsque l'index du second commutateur est devant la lettre 0, l'appareil fonctionne comme un téléphone ordinaire; quand il est placé devant la lettre P, l'appareil est disposé pour la transmission à longue distance (lignes interurbaines). Dans ce cas, on saisit le manche de bois à pleine main, puis on appuie le pouce sur le bouton supérieur ou on le relève, suivant qu'on parle ou qu'on écoute.
Il est bon d'employer avec le récepteur Massin des piles très peu résistantes, comme la pile Lalande ou la pile bloc de M. Germain.
Téléphone Aubry. — Dans cet appareil, l'aimant est monté sur une membrane non magnétique, de sorte que tout l'ensemble puisse vibrer facilement et que l'on perçoive à la fois les effets téléphoniques des vibrations de l'aimant et de celles de la membrane magnétique.
Ce téléphone se compose donc d'un aimant plat, de forme annulaire, dont les pôles, diamétralement
BITÉLÉPHONE. 365
opposés, s'épanouissent vers le centre (fîg. 140), et qui est fixé à une membrane de maillechort au moyen de deux boulons en fer doux servant de noyaux à deux bobines de fil fin ; cette membrane est fortement serrée, à sa périphérie, entre le corps cylindrique de l'enveloppe et le fond évidé de la boîte métallique. La plaque de fer-blanc, disposée de l'autre côté des bobines,
Fig. 140. —Téléphone Aubry à membrane porte-aimant.
en face des pôles, est fixée entre le corps cylindrique et le couvercle portant l'embouchure.
La résistance des deux bobines est de 200 ohms. La membrane porte-aimant est percée de deux trous, pour laisser passer les fils de communication. Dans les modèles admis sur les réseaux français, le boîtier porte un anneau de suspension, qui sert en même temps de poignée.
Bitéléphone. — M. Mercadier a donné ce nom à un récepteur téléphonique qu'il a construit, après de longues études sur le téléphone, et en particulier sur l'intensité et la qualité des eflFets téléphoniques. Malgré la réversibilité bien connue du téléphone, l'auteur remarque d'abord qu'il y a cependant avantage à donner une construction différente aux récepteurs et aux transmetteurs.
« En effet, bien que le téléphone soit réversible et qu'il puisse servir à volonté de récepteur ou de transmetteur, il ne faut pas oublier qu'il y a dans le mode
366 BITÉLÉPHONE.
d'action, dans l'un et l'autre cas, une différence considérable, car l'énergie des ondes aériennes qui agissent sur le champ magnétique du transmetteur peut être regardée comme énorme par rapport à celle des ondulations électriques qui agissent sur le champ du récepteur. Si donc les deux téléphones récepteur et transmetteur sont identiques, on a là comm^ deux machines identiques au point de vue géométrique, magnétique et électrique, mais dont le moteur de l'une serait des millions de fois plus énergique que celui de l'autre.
« Il est évident que, dans ces conditions de fonctionnement, l'emploi de deux machines identiques est très mauvais.
« Par conséquent, la construction d'un téléphone transmetteur doit être différente de celle d'un récepteur, et l'emploi simultané de ces instruments exige nécessairement le sacrifice de la réversibilité pratique. »
D'ailleurs, M. Mercadier résume ainsi les conditions que doit remplir un récepteur téléphonique pour donner le rendement maximum :
« Dans un téléphone qui doit servir de récepteur, il est possible d'obtenir à la fois la netteté dans la reproduction des inflexions variées de la parole articulée et l'm^ewsîVe nécessaire pour tous les usages du téléphone. Pour cela, il suffit : 1** de donner au diaphragme du téléphone l'épaisseur juste suffisante pour absorber toutes les lignes de force du champ de son aimant ; 2° de diminuer le diamètre jusqu'à ce que le son fondamental et les harmoniques du diaphragme encastré soient plus aigus que ceux de la voix humaine, c'està-dire plus aigus que l'wfg. »
Cette étude a conduit M. Mercadier à construire un récepteur téléphonique de dimensions et de poids très
BITÉLÉPHONE. 367
réduits, et donnant des effets comparables comme intensité et supérieurs comme netteté à ceux des appareils ordinairement employés : en particulier, les voyelles et diphtongues fermées e, ew, i, m, ui seraient beaucoup mieux rendues.
Le bitéléphone (fîg. 141) se compose de deux télé-
Fig. 141. — Bitéléphone Mercadier.
phones TT, à un ou deux pôles, réunis par un ressort en fil d'acier VV, de deux millimètres de diamètre, ayant la forme d'un V et entouré d'un tube de caoutchouc. On peut donner à ces téléphones plusieurs formes différentes. Chaque appareil est enfermé dans une petite boîte cylindrique en ébonite : le couvercle porte un ajutage recouvert d'un embout conique en caoutchouc, qu'on introduit dans le canal auditif. Ces embouts, qui amortissent le frottement des téléphones contre les oreilles et isolent l'opérateur des bruits extérieurs, peuvent s'enlever facilement, de sorte que
368 BITÉLÉPflONE.
chaque personne peut en avoir une paire destinée exclusivement à son usage personnel.
Ces récepteurs n'ont que 3 à 4 centimètres de
Fig. 142. — Emploi du bi téléphone Mercadier.
diamètre et ne pèsent pas plus de 50 gr. ; Taimant, dé petite taille, supporte deux noyaux de fer doux, recpuverts de bobines^qui ont chacune une résistance
de 75 ohms. La membrane vibrante, en tôle, a 3 centimètres de diamètre et 0,15 millimètres d'épaisseur.
Le faible poids de ces appareils permet de les maintenir un certain temps aux oreilles (fîg. 142), automatiquement, sans le secours des mains, et cela sans éprouver ni gêne ni fatigue ; il suffit de régler la pression du ressort en écartant plus ou moins les branches du V.
L'opérateur conserve ainsi l'usage de ses deux mains et reste libre d'écrire, au fur et à mesure, les messages qu'il reçoit ou qu'il transmet.
D'après l'auteur, les bitéléphones ont été essayés comme récepteurs, avec des transmetteurs microphoniques ordinaires, sur une ligne souterraine de 75 kilomètres, ainsi que sur une ligne téléphonique de 800 kilomètres, et ont donne de très bons résultats.
Nouveau transmetteur microphonique Ader. — Depuis le 1" janvier 1893, l'Administration des Téléphones a exigé, dans la construction des appareils téléphoniques admis sur les réseaux de l'État, des modifications destinées à diminuer les chances de dérangements, à perfectionner le fonctionnement, à faciliter l'entretien et à rendre uniforme le montage des postes.
La construction d'un certain nombre de transmetteurs microphoniques a donc été modifiée conformément à la circulaire que nous avons donnée plus haut.
La Société industrielle des Téléphones, qui construit les transmetteurs Ader, a simplifié en même temps le mécanisme de ces appareils.
Les communications sont établies par un leviercommutateur (fig. 143), qui peut prendre deux
positions, suivant que le récepteur est ou n'est pas à son crochet. Dans la première position, il permet d'appeler par sonnerie le poste correspondant ou de
Fig. 143. — Mécanisme du nouveau transmetteur Ader.
recevoir son appel ; dans la seconde, il ferme les deux circuits, primaire et secondaire, de la bobine d'induction, ce qui permet d'engager la conversation.
Dans le premier cas, la ligne se ferme sur la son-
nerie par l'intermédiaire d'une clef d'appel A ; la disposition des circuits est alors représentée schématiquement par la figure 144 : un courant, arrivant par la ligne, traverse la clef A, le contact h et la sonnerie S; en appuyant sur la clef, on ferme le circuit de la pile sur la sonnerie de l'autre poste par l'intermédiaire du contact h.
Le levier-commutateur C (fig. 143) se compose d'une
Fig. 144. — Disposition schématique des circuits pour l'appel.
barre métallique, mobile autour d'un axe horizontal et divisée en deux parties inégales par une rondelle d'ébonite qu'on voit à droite de cet axe.
Il est complètement distinct du crochet de suspension, qui est moiité sur un pivot indépendant, et qui lui communique son mouvement par l'intermédiaire d'une poulie d'ivoire I^ que le poids du récepteur suspendu au crochet amène au contact du levier. On évite ainsi, pour les organes très sensibles du récepteur, les effets que pourrait produire la chute de la foudre sur les fils de ligne.
La partie gauche du commutateur est la plus longue ; elle est traversée par l'axe de rotation et munie à droite d'un ressort, qui la relève dès qu'on saisit le récepteur ; de plus, elle est en communication permanente
avecTun des fils de ligne PL^, Quand le récepteur R est suspendu au crochet, comme le montre la figure,
Fig. 145. — Transmetteur microphonique Ader.
la barre métallique vient toucher la paillette a qui communique par A, D, Sj, la sonnerie, Sj, Lj, avec l'autre fil de ligne. Les communications indiquées figure 144 se trouvent ainsi réalisées et le poste correspondant peut appeler.
TRANSMETTEUR MICROPHONIQUE D'ARSONVAL. 373
Si Ton appuie sur la clef A, le circuit précédent se trouve rompu, mais on fait communiquer la pile totale avec la ligne et par suite avec la sonnerie du poste correspondant par CS, E, A, a, le levier, PLj ; le retour se fait par Lg, Sj, ZS.
Quand on décroche le récepteur R, le commutateur entraîné par le ressort, abandonne la paillette a, et vient toucher les paillettes 6, c, d. Le premier contact ferme la ligne sur les récepteurs par Lj, P, C, 6, le circuit secondaire de la bobine B, R', R, Lj. Les deux autres paillettes crf, qui se trouvent réunies par la plus petite portion de la barre métallique, ferment le circuit primaire par CM, le microphone M, rf, c, le fil primaire de B et ZM.
La figure 145 montre l'aspect extérieur du poste mural que nous venons de décrire ; le microphone est placé sous la planchette d'un pupitre, qui renferme la bobine d'indiiction.
Transmetteur microphonique d'Arsonval. — Le transmetteur d'Arsonval et Paul Berta reçu aussi divers changements ; nous allons indiquer les modèles actuels, qui sont au nombre de deux, l'un se fixant contre un mur,yautre monté sur un pied.
Le transmetteur mural (fig. 146) se compose d'un microphone en charbon, comprenant quatre crayons cylindriques maintenus par trois prismes fixes ; les cylindres sont réunis par deux en batterie, et les deux batteries sont assemblées en série. Les bornes S* S* L* L*, placées à la partie supérieure de l'enveloppe, reçoivent les deux fils de sonnerie et les deux fils de ligne, deux de ces quatre fils pouvant être remplacés par des fils de terre. Les bornes ZS, CS, ZM, CM, communiquent avec les pôles des deux fils de sonnerie et de
374 TRANSMETTEUR MICROPflONIQUE D'ARSONVAL.
ligne. Les circuits primaire et secondaire de la bobine d'induction sont figurés schématiquement en PP' et SS'; ils ont des résistances de 1 et de 150 ohms.
Fig. 146. — Communications du transmetteur d^Arsonval (modèle mural).
La clef d'appel G est au-dessus* du transmetteur.
Lorsque l'appareil est au repos, le récepteur est
suspendu au crochet-commutateur L, q^i occupe la
position représentée en pointillé, et vient appuyer sur
TRANSMETTEUR MICROPHONIQUE D'aRSONVAL. 375
le ressort r. Le circuit de sonnerie est interrompu en C à chaque poste et se ferme quand on appuie sur la clef. En effet, le courant passe alors par la borne CS, Xf le plot rf, le ressort r, le levier L (position pointillée), le fil /, la borne L* et la ligne. Arrivé à l'autre poste, il suit le chemin L*, /, L, r, cf, a?, S*, sonnerie, SS q, m, n, 6, r', c, 4, L* et revient au poste de départ par le second fil de ligne ou par la terre. Il retourne enfin à la pile par L*, c, r', ô, n, m, ^ ZS ; mais il faut pour cela qu'on appuie à ce poste sur la clef C, comme nous l'avons supposé.
Lorsqu'on décroche les téléphones, le levier L obéit au ressort de rappel R et tourne autour de l'axe o; l'extrémité gauche s'abaisse, abandonne le ressort r ; la goupille e, fixée à cette extrémité, vient presser le ressort v, porté par le plot a, et la goupille d'ébonite t rencontre le ressort v\ porté parle plot/*, et l'appuie contre le plot e. Le* ressort r se relève et le ressort r' cesse d'appuyer sur le plot é, n'étant plus pressé par la pièce isolante I.
Les communications établies, examinons le circuit parcouru par les courants téléphoniques. Au poste transmetteur, le courant de la pile microphonique part de la borne CM, traverse le microphone, le fil primaire P'P, et revient par le plot e, le ressort v\ isolé de L par la goupille e', le plot f et la borne ZM.
Les courants induits qui prennent naissance dans le fil secondaire SS' sortent par exemple par S', passent par la borne 1, le téléphone T', la borne 2, le plot a, le ressort v, la goupille,!, le levier L, le fil /, la borne L* et s'engagent dans la ligne. Au poste d'arrivée, ils "suivent le chemin inverse L^ /, L, e, v, a, 2, T', 1, S'S, 3, T, 4, c\ L' et reviennent par le second fil ou par
376 TRANSMETTEUR MERCADIER ET ANIZAN
la terre au poste de départ, où ils prennent la direction L', c, 4, T, 3, et rentrent par S dans la bobine secondaire.
Transmetteur Hercadier et Anizan. — Le microphone de MM. Mercadier et Anizan se compose de 8 charbons, inclinés d'environ 15** sur la membrane verticale. Ces charbons sont cylindriques vers leurs bases, qui pénètrent dans des douilles métalliques, et taillés en pyramide à leurs sommets, qui s'engagent librement dans des trous cylindro-coniques, pratiqués dans un double prisme de charbon B. Ils sont réunis par quatre en quantité, et les deux groupes ainsi formés sont reliés en série. En tirant un bouton qui agit sur un fil de soie passant autour de tous les charbons» on communique à ceux-ci un mouvement de rotation autour de leur axe, qui chasse les poussières pouvant altérer les contacts et empêche un calage, d'ailleurs peu à craindre.
Le levier- commutateur (fig. 148) est mobile autour de Taxe A et commandé par un ressort antagoniste i. Il se termine à droite par une pièce d'ébonite E, portant une goupille métallique g'^ qui peut fermer le circuit primaire en réunissant les ressorts r' r*. La goupille g^ placée à l'autre extrémité, peut toucher l'un des ressorts r* H ; dans le premier cas, elle met l'appareil sur sonnerie ; . dans le second, elle ferme le circuit secondaire.
Lorsque le téléphone est suspendu au crochet, le circuit d'appel est fermé par L*, ft, g, r*, d, e, SS sonnerie, SS L'. Si l'on appuie sur le bouton D, placé à la partie inférieure, entre les bornes des deux piles, le courant de la pile de sonnerie est envoyé à l'autre poste par CS, /*, rf,H,^, A-, L* et revient par L^, S',ZS.
TRANSMETTEUR MERCADIER ET ANIZAN
Le téléphone étant décroché, le circuit primaire se ferme parCM,p,^;,P,M,P'y,/)^w,r^^^î•^ZM. Unedéri-
Si
vation du même courant passe en même temps dans la bobine A, d*une résistance de 100 ohms ; ce shuntage permanent donne une netteté remarquable à la
TRANSMETTEUR MERCADIER ET ANIZAN
reproduction de la parole et remédie aux crachements pouvant provenir de la grande sensibilité qu'on est obligé de donner au microphone, pour les communications à grande distance.
En même temps, le circuit secondaire se ferme par
Fig. 149. — Poste à pied Mercadier et Anizan.
L*, A, g, r^,t\t\s,t'^,t\ S^L2. C'est la disposition pour les petites distances. Lorsqu'on veut correspondre à une distance plus grande, par exemple sur une longue ligne interurbaine, on appuie sur le bouton F, placé à gauche de l'appareil ; on supprime ainsi le fil secondaire de la bobine et on diminue la résistance, ce qui augmente la netteté de l'audition. Le circuit
se ferme alors, entre t^ et <% par le contact ac, la bobine s étant mise en court circuit. Quand on parle, on cesse d'appuyer sur F.
Le transmetteur Mercadier et Anizan permet donc, par la simple manœuvre du bouton F, de communiquer à volonté à courte ou à longue distance. La figure 149 montre le modèle à pied, dont les communications ne diffèrent pas sensiblement de celles du précédent; il porte à droite un récepteur des mêmes inventeurs, à gauche un bitéléphone Mercadier.
Transmetteur microphonique de Lalande. — Afin d'éviter les vibrations parasites dues à l'élasticité de la membrane et à la mobilité des contacts, M. de Lalande a eu l'idée d'appliquer aux charbons des microphones le système employé dans les instruments de physique pour amortir les oscillations, et qui consiste à faire plonger dans un liquide les parties vibrantes ou des pièces qui leur sont reliées d'une manière fixe. Dans ce but, les charbons du nouveau microphone de Lalande sont munis de pièces d'ébonite plongeant dans un bain de mercure en contact également avec la plaque vibrante : le mercure amortit les vibrations parasites de la membrane et des charbons. La poussée de ce liquide sur les pièces d'ébonite sert en même temps à régler à volonté la pression entre les contacts, de façon à obtenir la plus grande sensibilité en même temps qu'une netteté parfaite.
L'appareil se compose essentiellement d'une plaque vibrante circulaire en sapin AB (fig. 150), portant un certain nombre de charbons de section carrée C,C, C,C, mobiles autour d'une tige de nickel DE, fixée à un support en fer FG. Les extrémités supérieures H,H,H,H, de ces charbons entrent librement dans
des trous percés dans des blocs de charbon KL, fixés également sur la membrane. Les charbons portent les pièces d'ébonite M, M, M, M, plongeant dans du mercure. La plaque vibrante est maintenue, par un anneau métallique NO et des vis, sur le devant
Fig. 150. — Coupe du microphone]de Lalande.
d'une boîte en tôle de fer emboutie PQ, qu'elle ferme hermétiquement. Pour régler l'appareil, on verse peu à peu par l'ouverture R, fermée normalement par une vis, une certaine quantité de mercure S à l'intérieur de cette boîte; le liquide, soulevant l'extrémité
des pièces d'ébonite M, M , fait pivoter les charbons
autour de l'àxe DE et appuyer leur partie supérieure H contre la partie antérieure des trous où elle est logée. On arrête l'addition de mercure lorsque la parole est transmise avec toute ses qualités. Comme on le voit, le courant primaire parcourt les charbons
POSTE MICROTÉLÉPHONIQUE BRÉGUET. 381
réunis par deux en série ; les fils conducteurs traversenila boîte de fer à travers des isolateurs d'ébonite TT. Le reste du dispositif est analogue à celui d'un microphone ordinaire. Ce nouveau microphone, dont la figure 151 montre la vue en perspective, possède
Fig. 151. — Transmetteur microphonique de Lalande,
une puissance et une netteté remarquables et ne donne pas de résonances sur les circuits les plus étendus ; il n'est pas exposé à se dérégler.
Poste microtéléphonique Bréguet. — Ce poste (fig. 152) comprend d'abord un transmetteur en forme de pupitre. Derrière la planchette inclinée en sapin sont boulonnés les charbons, au nombre de quatre. Ce sont des charbons cylindriques, réunis par deux en quantité et mobiles entre trois blocs prismatiques.
Les récepteurs se composent d'un aimant rectiligne, nickelé sur toute sa surface, et formant une sorte de manche par lequel on saisit l'instrument. A l'une des extrémités se trouve un anneau qui sert à suspendre le téléphone au crochet du transmetteur; à l'autre est
POSTE MICROTÉLÉPHONIQUE BRÉGUET.
vissé perpendiculairement un noyau cylindrique de fer doux, autour duquel s'enroule une bobine ayant
Fig. 152. — Poste microtéléphonique Bréguet.
une résistance de 320 ohms. De l'autre côté de ce noyau se trouve la membrane vibrante, en tôle étamée, de 6 centimètres de diamètre. Cette membrane est
POSTE MICROTÉLÉPHONIQUE BRÉGUET. 383
maintenue par une boîte d'ébonite, qui enveloppe également la bobine.
Ce poste renferme une bobine d'induction, dont le circuit primaire a une résistance de 1,50 ohm et le fil secondaire de 150 ohms.
Le même dispositif est appliqué à un poste portatif, monté sur un socle cylindrique.
Théâtrophone. — On sait que les premiers essais d'auditions théâtrales par téléphone eurent lieu à Paris, en 1881, à l'Exposition d'électricité.
Des expériences analogues ont été répétées à Berlin, à Bordeaux et à Oldham, près de Manchester, en 1881, à Charleroi en 1884. La même année, le chalet royal d'Ostende, puis le château de Laëken, furent reliés par un téléphone au théâtre de la Monnaie, à Bruxelles. Des auditions théâtrales eurent également lieu aux expositions de Munich, de Vienne, à l'Exposition universelle de 1889, et plus récemment à celle de Francfort.
En 1888, des essais d'auditions théâtrales à longue distance eurent lieu entre Paris et Bruxelles.
En Amérique, les auditions par téléphone sont déjà, d'après The Electrical £nginee)\ entrées dans la pratique depuis plusieurs années, et cette nouvelle branche de la téléphonie est exploitée par une société spéciale, la Long distance Company.
On se sert de transmetteurs presque aussi nombreux que les instruments et placés devant chaque musicien : ainsi, pour un quintette, on en emploie quatre. Ces appareils sont munis de pavillons plus ou moins grands, suivant les sons qu'ils doivent transmettre ; ils sont placés en dérivation sur une batterie d'accumulateurs, chacun d'eux ayant dans son circuit le fil pri-
384 THÉAATROPHONE.
maire d'une bobine d'induction spéciale. Les circuits secondaires de ces bobines sont montés en tension entre eux et avec la ligne, de sorte que les forces électromotrices d'induction développées dans chaque bobine s'ajoutent à chaque instant.
A l'arrivée, on se sert de récepteurs spéciaux qui sont des loud-speaking Téléphones d'Edison, et qui sont disséminés en divers points de la salle, en nombre variable suivant son étendue. On a pu ainsi, avec quatre transmetteurs et six récepteurs en tension, munis de porte- voix bien proportionnés, transmettre des quintettes à 250 milles, de New- York à Newton, dans le Massachusetts, et les faire entendre à plus de 1000 personnes à la fois. Dans d'autres cas, la distance a pu être portée à 460 milles (736 kilomètres).
But du théâtropkone. — Les expériences du palais' de l'Industrie, et celles qui ont été faites depuis dans diverses contrées, ont parfaitement mis en évidence la possibilité d'entendre, sans quitter son fauteuil, une représentation théâtrale quelconque, non seulement dans la même ville, mais aussi à une grande distance. On possédait, dès 1881, des appareils assez perfectionnés pour cet usage, et la question ne présentait évidemment aucune difficulté théorique ; mais, en revanche, il y avait de nombreuses complications pratiques : il fallait s'entendre avec les directeurs de théâtres pour la pose des récepteurs, relier ceux-ci, par des lignes particulières, à un bureau central installé exprès, et établir ensuite les communications avec les abonnés. Tout cela explique pourquoi il a fallu dix ans avant d'arriver à une solution.
La Compagnie du Th^âtrophone a été créée spécialement pour les auditions théâtrales. Moyennant un
THÉATROPHONE. . 385
abonnement supplémentaire, fixé actuellement à 180 f r. par an, les abonnés au réseau téléphonique de Paris et de la banlieue peuvent entendre à domicile les représentations des divers théâtres de Paris, au moyen de leurs appareils téléphoniques ordinaires. Mais la Société perçoit, en outre, un droit de 15 francs pour chaque soirée d'audition, quel que soit le nombre des auditeurs ; ceux-ci peuvent, d'ailleurs, pendant le courant de la soirée, changer de théâtre aussi souvent qu'ils le désirent, ou rester en relation avec la même scène. Ces auditions ne peuvent avoir lieu que d'après une demande, qui peut, du reste, être faite d'avance ou dans le cours même de la soirée.
Cette Société a également organisé des auditions dans un certain nombre d'établissements publics, hôtels, cafés, restaurants, cercles. Ces établissements sont réunis par petits groupes, au moyen d'un réseau particulier, avec le poste central, situé au siège de la Société, et qui communique lui-même avec les divers théâtres ; ils reçoivent, pour le fonctionnement et le contrôle de cette audition, des appareils spéciaux que nous décrirons plus loin. Dans ces établissements, les appareils sont prêts à fonctionner tous les soirs, sans qu'il soit nécessaire de faire une demande.
Appareils employés dans les théâtres, — La Compagnie du Théâtrophone possède, à proximité, de la scène, dans tous les théâtres avec lesquels elle a un traité, un local contenant les piles, les commutateurs et les bobines d'induction. Les piles sont des éléments de Leclanché ou de Lalande et Chaperon, au nombre de 6 ou 8. Les transmetteurs microphoniques sont placés sur la scène, soit devant, soit derrière la rampe ; ils sont reliés aux piles et aux fils primaires des bobines J. LBFivRB. — Nouv. électr. 22
386 THÉATROPHONE.
d'induction. Les fils secondaires de ces bobines sont reliés au bureau central par des lignes, dont le nombre varie avec l'importance du théâtre et -le nombre probable des demandes d'audition, et qui aboutissent à la rosace décrite plus loin.
Installation du poste central, — Le poste central est situé rue Louis-le-Grand, dans le sous-sol : il a pour parties essentielles une rosace et un tableau de distri-
Fig. 153. — Rosace des lignes du théâtrophone.
bution. La rosace {ïï^. 153) comprend : 1° les lignes qui relient le poste central aux différents théâtres ; 2** les lignes spécialement affectées au service du théâtrophone, c'est-à-dire destinées à mettre en communication le bureau central avec les établissements où ont lieu les auditions quotidiennes; 3° les lignes nombreuses qui vont du poste au bureau de l'avenue de l'Opéra, pour établir les communications avec les abonnés particuliers du théâtrophone ; 4° enfin la ligne de ville, qui réunit le poste au bureau central de
THÉATROPHONE.
l'avenue de l'Opéra pour les communications de service.
Ces différentes lignes se continuent ensuite par des fils paraffinés jusqu'à un tableau de distribution (fîg. 154), comprenant des annonciateurs et des conjoncteurs analogues à ceux des bureaux centraux or-
Fig. 154. — Tableau de distribution des lignes du théâtrophone.
dinaires, et qui est complété par un commutateur à manivelle, communiquant avec des télégraphes répétiteurs à aiguille en nombre égal à celui des lignes de théâtrophones.
Le courant qui fait mouvoir ces répétiteurs, ainsi que les indicateurs à aiguille placés dans tous les établissements abonnés au théâtrophone, est fourni par la canalisation générale du quartier et sert en outre à alimenter les lampes à incandescence qui éclairent le
mè THÉATROPHONE,
iDureau; aussi la face postérieure do tableau porte des cûupe-circuit pour obvier aux accidents.
Une seule téléphoniste suflU à desservir le bureau ; elle fait communiquer avec les thcMres les abonués particuliers qui ont demandé une audition, contrôle à distance le service chez ces abonnés et dans les établissementspublics, et enfin change périodiquement le programme d'audition de ces derniers en les reliant successivement aux divers théâtres.
Auditions particulières. — Pour les abonnés particuliers, le service des auditions à domicile se fait par l'intermédiaire du bureau de Tavenue de TOpéra et de la ligne de l'Administration des téléphones qui va chez cet abonné; il suffît donc que le poste de la rue Louis-le-Grand soit relié, comme nous l'avons vu, avec l'avenue de l'Opéra par un nombre suffisant de conducteurs. L'abonné est mis en communication, par le poste de cette avenue, avec la Compagnie du Théâtrophone, et celle-ci à son tour le relie au théâtre dont il désire entendre la représentation. Lorsqu'un abonné du réseau téléphonique est ainsi relié au théâtrophone, il ne peut plus communiquer directement avec un autre abonné, car les annonciateurs des différents postes centraux restent en dehors du circuit, mais il peut toujours communiquer avec le bureau de la rue Louis-le-Grand, où un relais Ader, très sensible, permet d'entendre ses appels.
Ce bureau peut donc lui donner telle communication qui lui convient, par exemple lui permettre de causer, pendant l'entr'acte, avec un ami relié à un autre théâtre. Si la téléphoniste du théâtrophone a besoin, pour cela, de se mettre en relation avec le bureau de l'avenue de l'Opéra, elle l'appelle par Tin-
THÉATROPBONE. 389
termédiaire de la ligne de ville, destinée à cet usage. Auditions quotidiennes dans les établissements publics, — Pour les établissements publics qui veulent avoir des auditions quotidiennes, le dispositif est plus compliqué : ils possèdent des appareils portatifs, à perception automatique, appelés théâtrophones^ qui peuvent être installés en nombre quelconque dans les différentes salles et reliés à deô prises de courant. Chacun de ces appareils peut être mis en circuit au moyen d'une fiche qui pénètre dans une mâchoire fixée à la muraille et munie de contacts métalliques, et qui estreliée avec lui par un cordon souple. Il porte deux récepteurs téléphoniques, qu'on fait communiquer automatiquement avec la ligne, en introduisant une pièce de monnaie dans Tune des deux fentes ménagées à cet effet à la partie supérieure du théàtrophone. Au bout de cinq ou dix minutes, suivant la valeur delà pièce de monnaie, un nouveau déclenchement la fait tomber au fond de laboîte et interrompt Taudition. Un cadran, placé sur la face antérieure, indique le nombre de minutes écoulé, et prévient Tauditeur du moment où la communication va être coupée ; si celui-ci désire prolonger la séance, il n'a qu'à introduire dans la fente une nouvelle pièce de monnaie, avant que l'aiguille indique la fin de la première période. L'appareil fait également connaître le théâtre avec lequel il est actuellement en communication.
Mécanisme des théâtrophones, — Le mécanisme qui actionne les théâtrophones est très ingénieux, mais très compliqué : nous en indiquerons seulement le principe. La pièce de monnaie introduite dans l'une des fentes suit un pian incliné, qui la conduit sur une
390 THÉATROPHONE.
petite plate- forme mobile autour d'un levier, et qu'elle fait basculer par son poids. Ce mouvement de bascule fait mouvoir une ancre, qui déclenche pour cinq ou dix minutes, suivant le chemin suivi par la pièce, un mécanisme d'horlogerie entraînant l'aiguille qui fait connaître à l'auditeur le nombre de minutes écoulé. En même temps, un petit cylindre réunit deux ressorts et ferme le circuit du téléphone. La pièce de monnaie tombe ensuite au fond de l'appareil, et la plate-forme se relève, prête à en recevoir une autre.
Dans les premiers temps, on parvenait à obtenir des auditions en fraude : ainsi, en secouant l'appareil, on faisait basculer la plate-forme et déclencher le mécanisme d'horlogerie. Pour éviter cet inconvénient, on a ajouté de petits contrepoids, qui viennent caler le volant du mécanisme ou couper le circuit, dès que l'appareil n'est plus horizontal. Les pièces trop petites ou les objets analogues introduits dans les fentes tombent au fond de l'appareil avant d'arriver au plan incliné. Enfin, lorsque le théâtrophone n'est pas prêt à fonctionner, la pièce, au moyen d'une petite trappe placée sur le plan incliné, tombe dans un tube qui la ramène au dehors.
Outre les théàtrophones, chaque établissement public possède un récepteur à cadran, semblable à ceux qui se trouvent sur le tableau de distribution, et qui doit être placé bien en évidence. Cet appareil indique, par la position de son aiguille, le nom du théâtre qui se trouve relié avec le théâtrophone de cet établissement. Le client sait donc toujours quel genre de spectacle il va entendre, et, comme les communications sont fréquemment changées dans le cours
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d'une même soirée, il peut attendre que Taiguille indique le spectacle de son choix.
Le mécanisme de ces récepteurs est très simple et très ingénieux. L'électro-aimant E (fig. 155), qui a une résistance de 600 ohms, est muni de pièces polai-
Fig. 155. — Mécanisme du cadran indicateur.
res PP', largement épanouies et évidées en forme de cercle. Dans cette cavité tourne librement autou/du centre, et avec très peu de jeu, une armature de fer doux c\ folle sur son axe a, et qui a la forme d'un double secteur. Lorsque le courant ne passe pas, cette armature est maintenue appuyée contre la butée m, ainsi que le montre la figure^ par l'action du ressort R. Quand l'électro devient actif, l'armature tourne en sens contraire des aiguilles d'une montre, entraînant avec elle, par l'intermédiaire du cliquet rf, la roue dentée^, également folle sur son axe, et l'aiguille, non dessinée, qui est fixée à cette roue. L'amplitude de ce
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mouA?ement est réglée par la position de la butée Y^ qui arrête l'armature par le coincement du cliquet d. Dès que le courant est interrompu, Tarmaturo est ramenée à sa position par le ressort R^ mais le cliquet e empêche la roue b de revenir en arrière, A chaque émission de courant, raiguille fixée à cette roue avance d'un tour sur le cadran. Tous les récepteurs fonctionnent en dérivation avec une tension de i 00 volts.
Le manipulateur de ce petit télégraphe se voit à droite de la figure 154 ; il se compose d'un tambour en bois, dont la surface latérale est garnie de cuivre sur deux quarts de cercle diamétralement opposés. Quand le volant à manivelle qui commande ce tambour fait un tour entier, deux balais parallèles se trouvent deux fois en contact avec les lames de cuivre et produisent deux émissions de courant. Quelle que soit la rapidité de la manipulation, on est certain que les périodes d'ouverture et de fermeture du circuit se succèdent régulièrement et à intervalles égaux.
Disposition pour les entr'acles. — Dans les établissements publics, il peut arriver que les cinq ou dix minutes d'audition, auxquelles a droit toute personne qui a mis une pièce de monnaie dans l'appareil, coïncident plus ou moins complètement avec les entr'actes des théâtres que la Société peut faire entendre. Pour éviter cet inconvénient, lorsqu'il arrive par hasard qu'il y a entr'acte simultanément dans tous les théâtres du réseau, la Société fait entendre un pianiste et un chanteur qu'elle a constamment à sa disposition dans ce but, aux heures des représentations. Pendant ce temps, toutes les lignes du théâtrophone sont reliées à la salle où se trouvent ces deux artistes, et toutes les aiguilles des cadrans indicateurs
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sont sur le mot entr'acte^ le public est donc prévenu.
Appareils accessoires du bureau central. — Nous avons dit que le tableau de distribution porte des répétiteurs à aiguille, qui reproduisent les indications des cadrans indicateurs placés dans les divers établissements publics du réseau. La téléphoniste n'a donc qu'à jeter un coup d'oeil sur ces répétiteurs pour savoir quels sont les théâtres qui communiquent avec ces divers établissements: elle peut en outre contrôler le fonctionnement des Théâtrophones en plaçant son appareil d'opérateur, du type Berthon-Ader, non pas directement dans le circuit, ce qui augmenterait sa résistance, mais à proximité, au moyen d'un levier à touche ; elle obtient par induction un son faible, mais très net, qui suffît pour le contrôle.
Enfin le bureau central possède encore un dispositif qui permet, à chaque instant, de mesurer la résistance de la ligne d'un abonné qui écoute, assez vite pour qu'il ne puisse même pas s'en apercevoir. L'employé chargé de ces mesures possède un tableau qui indique la résistance normale de la ligne de chacun des abonnés, lorsqu'il est relié à l'un quelconque des théâtres : il suffit donc de vérifier si la ligne possède cette résistance pour s'assurer si elle est en bon étal. On se sert pour cela d'un pont de Wheatstone avec galvanomètre à miroir et échelle, non figurés, et d'une série de commutateurs à double fil à deux directions A„ A,, A,..., B, C, D (fig. 156).
Si, par exemple, l'employé veut vérifier l'état de laligne de l'abonné qui écoute sur la ligne n® 2, il commence par régler la résistance variable du pont, de manière à obtenir l'équilibre pour la résistance normale que doit présenter la ligne considérée. Il place
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alors le conimutateur A^ sur rindication « Ouvert» ; puis, fixant les yeux sur l'échelle du galvanomètre, il établit la communication avec le pont pendant un instant très court au moyen du commutateur D. Si la ligne est en bon état, l'image lumineuse ne bouge pas. Le commutateur C sert seulement à intercaler sur la
Fig. 156. — > Diagramme des communications servant à mesurer les résistance des lignes d^abonnés.
ligne de Tabonné une paire de récepteurs; B permet de relier le pont de Wheatstone avec un cordon souple à deux brins, terminé par une fiche, qui sert à rattacher au pont Tun quelconque des câbles aboutissant au tableau, afin d'effectuer aisément toutes les mesures locales de résistance dont on peut avoir besoin.
Théâtrophone de Bordeaux, — Le théâtrophone a été installé à Bordeaux. Les fils provenant des divers théâtres de la ville se rendent au bureau central,
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situé rue de la Devise, et se distribuent ensuite chez les abonnés du téléphone, ainsi qu'aux salles d'audition, rue Sainte-Catherine. Pour augmenter l'attraction, on a adjoint à ces salles un hall où se tiendra, dit-on, une foire aux plaisirs.