LA PHOTOGRAPHIE A TRAVERS LES CORPS OPAQUES
l'œil ; on n'a pu constater jusqu'ici aucun eflfet calorifique. Ces rayons ne subissent ni la réflexion, ni la réfraction ; ils ne sont pas déviés par l'aimant, ce qui les distingue des rayons cathodiques. Enfin, ils naissent au point où les rayons cathodiques viennent frapper le verre du tube ; si l'on dévie ces derniers par un aimant, l'origine des premiers se déplace en même temps.
M. Rôntgen a cherché en vain à produire des interférences.
Diverses hypothèses ont été proposées quant à la nature de ces rayons ; il semble difficile d'admettre qu'ils puissent être des rayons ultra-violets, car leurs propriétés diffèrent beaucoup de celles des rayons ultra-violets déjà connus ; M. ROntgen croit préférable de les attribuer, au moins actuellement, à des vibrations longitudinales de l'éther.
Dès que la découverte de M. Rôntgen a été connue, les chirurgiens ont pensé qu'elle leur offrait un nouveau moyen d'investigation, capable de rendre les plus grands services. Diverses tentatives ont été faites en ce sens ; en particulier, le D"" Lannelongue a obtenu de bons résultats en photographiant un fémur atteint d'ostéomyélite et un doigt d'enfant atteint d'une affection tuberculeuse. Il paraît donc certain que cette méthode peut être appliquée avec succès à quelques cas simples, mais elle est actuellement incapable, ainsi que le fait remarquer le D' Gariel, de se prêter à l'exploration de la plupart des organes. En effet, les rayons Rônigen ne subissant pas la réfraction, on n'obtient pas sur la plaque photographique une véritable image, mais seulement une sorte d'ombre, qui représente bien le contour des objets, mais ne peut en montrer tous les détails.
Préface.