‹ Les nouveautés électriquesChapitre 28 sur 140 · ACCUMULATEUR TUDOR · texte numérisé non relu

ACCUMULATEUR TUDOR

Accumulateur Tudor. — Cet accumulateur ne se construit en France que depuis peu de temps. Les électrodes sont des plaques de plomb pur, creusées d'un certain nombre de rainures (fîg. 41), qu'on forme d'abord suivant la méthode Planté, pendant un mois et demi ou deux mois. On remplit alors les interstices de minium ou de litharge, suivant la nature de l'électrode, on les soumet à un léger laminage, pour fermer un peu les ouvertures, et l'on procède à une se-

Fig. 41. — Plaque Tudor.

conde formation. La production sur le plomb d'une couche de peroxyde électrolytique empêche la sulfatation du métal au contact de l'oxyde artificiel et amorce la formation de l'âme, qui se continue ensuite à chaque charge ultérieure, et accroît la capacité à mesure que les oxydes artificiels se détachent et tombent. Après un an ou dix-huit mois, l'appareil fonctionne comme un véritable accumulateur de Planté. On ne doit pas craindre de donner une légère surcharge, qui ramène les oxydes complexes et le sulfate des plaques positives à Tétat de peroxyde pur.

Dans les modèles les plus récents (1892), les deux électrodes ont une surface active inégale : la négative est constituée par une lame de plomb rainée vertica-

Page 1