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Fig. 76. — Régulateur Bardon à potentiel constant, mod. 1892.
circuit des autres sans avoir besoin préalablement de les équilibrer en série. La bobine à gros fil est supprimée, de sorte que la lampe peut fonctionner à toutes les intensités.
Les organes sont disposés à peu près comme dans le modèle précédent; mais le volant est porté par une boîte mobile autour du point 0, qui représente aussi l'axe de rotation du levier m n. La boîte à volant porte deux goupilles gg' servant de butées à ce levier. Le frein est fixe; le grand bras du levier n soutient le porte-charbon inférieur.
Le solénoïde porte un seul enroulement en fil fin, monté en dérivation aux bornes de Tare. Au repos, la boîte à volant s'abaisse, sollicitée par son poids et par celui du porte-charbon inférieur, qui vient s'appuyer sur elle par l'intermédiaire de la goupille g' ; le volant se trouve calé sur le frein et les charbons restent écartés. Si on ferme le circuit, le noyau mobile soulève l'extrémité n du levier, ce qui élève d'abord le charbon inférieur; puis le levier atteint la goupille g et soulève la boîte à volant. Le volant n'étant plus calé, les charbons viennent au contact. A ce moment, le courant passe entièrement par les charbons, et, la bobine n'étant plus actionnée, tout le système redescend : le volant vient d'abord reposer sur le frein et immobilise Jes charbons; puis le levier On, continuant à s'abaisser, produit l'allumage par le recul du charbon inférieur.
Les charbons s'usant, le voltage aux bornes croît. L'attraction de la bobine augmente; l'extrémité n du levier se soulève et vient toucher la goupille g; le volant commence alors à glisser d'une manière continue. D'ailleurs, il reste toujours un recul disponible,
car le levier n peut à tout instant descendre jusqu'à la goupille g* en abaissant le charbon inférieur. Régulateur E. Thomson, — La lampe Thomson,
Fig. 76 bis. — Mécanisme de la lampe E. Thomson 93.
modèle93, pour circuits à potentiel constant, comprend un mécanisme robuste, dont toutes les pièces sont faciles à inspecter, à nettoyer et à changer» Un cadre métallique (fig. 76 6is), pouvant osciller légèrement autour
de Taxe A3, situé en son milieu, porte deux autres axes Aj et Aj. Sur le premier de ces deux axes sont calés un pignon P, engrenant avec une tige à crémaillère C, parfaitement guidée, qui porte le charbon supérieur, et une roue dentée Rj, commandant un second pignon, fixé à Taxe Aj, ainsi qu'une roue Rj, munie d'une fine denture en argent. Le cadre est également relié avec un noyau de fer N, qui pénètre dans un soienoïde S^ à gros fil ; l'action de cet organe provoque le mouvement d'oscillation.
Le cadre porte encore un ressort à tension réglable r, accroché d'autre part à l'armature de fer doux a d'un électro-aimant à fil fin 83 ; à cette armature est fixé un cliquet d'arrêt en argent c, engrenant avec la roue R2 et servant d'interrupteur, car il est monté en circuit avec cette roue et l'électro à fil fin.
L'une des bornes étant à la masse, le courant est amené au. porte-charbon supérieur par un balai fixé au bâti en pressant contre la crémaillère. Les charbons étant en contact, au moment de l'allumage, le Courant principal traverse le solénoïde Sj , qui attire le noyau N et élève la partie antérieure du cadre. Ce mouvement détermine l'écart des charbons et la formation de l'arc. En même temps, l'autre partie du cadre s'abaisse, tend le ressort r et attire l'armature a, dont le cliquet enclenche la roue Rg et empêche le mouvement de descente du charbon supérieur.
Quand la différence de potentiel aux bornes de l'arc devient assez grande pour que l'action du solénoïde à fil fin soit prédominante, l'armature a se soulève légèrement^ laissant tourner le train de minuterie et descendre le porte^charbon ; mais, la dérivation se trouvant interrompue en c, TarmatUre est ramenée aussitôt
Fig. 77. — Types divers de la lampe ïhomson 93.
J. Lefèvre. - Nouv. élect.