DANSE SERPENTINE
aux Folies-Bergère, au Petit Casino et sur un grand nombre de scènes de Paris et de la province. La danseuse, vêtue d'une robe blanche très ample, évolue généralement devant un fond noir ou très sombre. L'éclairage est obtenu, le plus souvent, par des lampes à incandescence munies de réflecteurs paraboliques : chaque réflecteur est monté sur une planche noircie qu'une personne tient facilement de la main gauche, tandis que, de la droite, elle fait tourner devant la source un disque de verre divisé en secteurs de couleurs variées. L'appareil est très portatif, ce qui per« met de suivre facilement les mouvements de la danseuse avec le faisceau lumineux. Aux Folies-Bergère, on employait huit lampes; au Petit Casino, Ton se contentait de deux. Dans d'autres théâtres, on s'est servi de lampes à arc, devant lesquelles on faisait passer des verres de couleur. Quelle que soit la disposition employée, la robe de la danseuse paraît teinte à la fois de toutes les nuances de l'arc-en-ciel, et Ton obtient les effets les plus variés, soit par la rotation des verres de couleur, soit par les ondulations communiquées aux plis de la robe ; celle-ci renferme ordinairement deux baguettes soigneusement dissimulées, que la danseuse saisit et relève de temps en temps pour agiter à la fois toute la masse de la jupe.
Un autre dispositif consiste à placer sur la danseuse elle-même les sources de lumière. Ainsi Miss^ Sita, au Casino de Paris, accompagnait son chant excentrique de pirouettes vertigineuses exécutées au. milieu d'un tourbillon de lumière se déplaçant en tous sens. Cet éclairage est produit par 150 foyers lumineux habilement dissimulés et alimentés par une puis^ sance de plus de 7 kilowatts.