‹ Les nouveautés électriquesChapitre 58 sur 140 · DANSE SERPENTINE · texte numérisé non relu

DANSE SERPENTINE

Bijoux lumineux. — Les bijoux lumineux ont été fréquemment utilisés au théâtre dans ces dernières années. Parmi les applications les plus récentes, nous citerons celles qui ont été faites à Bruxelles, au théâtre des Galeries Saint-Hubert, et à Monte-Carlo, pour la Damnation de Faust. A Bruxelles, au moment de l'apothéose, on voyait sortir lentement du plancher un arbre de Noël, de 12 mètres de hauteur, garni de 250 fleurs lumineuses, de toutes les teintes, tandis que jaillissaient deux fontaines lumineuses.

A Monte-Carlo, on a mis à la scène, le 18 février 1893, la Damnation de Faust, de Berlioz, qui n'avait été jusqu'alors exécutée qu'en habit noir. La mise en scène était des plus brillantes ; les trucs les plus nouveaux avaient été mis en œuvre. Les bijoux lumineux figuraient dans deux ballets ; l'un d'eux, le plus important, se trouve à la scène VII, qui représente les bosquets au bord de l'Elbe (fig. 88) ; on a disposé sur le théâtre 70 roses lumineuses, formées de pétales en papier de couleur, au milieu desquels se dissimule une petite lampe à incandescence, qui les éclaire par transparence.

Les fleurs lumineuses ont contribué aussi à la décoration de la salle de l'Opéra, dans la grande fête russe du 22 octobre 1893, ^n devait d'abord enguirlander de fleurs lumineuses les trois rangées de loges et la frise; mais, faute de temps, on dut se contenter de deux fleurs par loge.

Danse serpentine. — On a donné ce nom à une danse inaugurée en 1893 par la Loïe FuUer, et dans laquelle le vêlement de la danseuse est éclairé par des lampes électriques, munies de verres de différentes couleurs. Ces danses ont été exhibées successivement

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