APPAREILS DE LEVAGE ET AUTRES MUS PAR L'ÉLECTRICITÉ
Grue électrique. — Treuil. — Pont roulant. — Ascenseur.— Haveuse . — Ventilateurs ,
Grue électrique. — La figure 118 montre une grue roulante légère, destinée àrarrimage des sacs de sucre et autres petits colis, et qui est en service dans les magasins et entrepôts de Paris, le Havre, Roubaix, etc. ; sa largeur totale n'excède pas 65 centimètres, de sorte qu'elle peut circuler facilement dans des passages étroits. Cette machine est portée par quatre roues pivotantes, à jantes larges, montées sur bases tournantes C, de sorte qu'elle peut se déplacer dans tous les sens et tourner sur elle-même comme une plaque tournante. Elle est formée essentiellement d'un châssis et d'un pylône en tôle et cornières A; un pivot B, en fer à I, porte la volée, la contre-volée et le contrepoids qui assure la stabilité. Ces pièces sont articulées par l'intermédiaire d'un levier unique et peuvent s'abaisser lorsque la machine passe sous les poutres principales du plafond. La réceptrice D est placée à l'une des extrémités du bâti ; elle actionne un arbre intermédiaire, qui transmet le mouvement, par poulies et
courroies, au treuil élévatoire à tendeur F, sur lequel s'enroule la corde de levage. En tirant plus ou moins fortement sur la corde de manœuvre H, on fait monter ou descendre le fardeau. Dès qu'on abandonne la corde, le frein à coin G se serre automatiquement sous l'effet du contrepoids et le mouvement s'arrête.
Cette grue est légère, peu encombrante et d'une manœuvre très douce ; comme tous les appareils de levage mus par l'électricité, elle supprime les moteurs et générateurs spéciaux. La dynamo fait 1 200 tours ; la puissance est de 2 chevaux et la vitesse d'ascension de 60 centimètres par seconde. L'appareil pèse une tonne et possède une force de 100 kilogrammes.
Un modèle analogue, d'une force de 600 kilogrammes, se construit pour les fardeaux plus lourds, comme les balles de laine et de coton.
Treuil électrique. — Le treuil électrique de M. Guyenet est monté sur un châssis de fer que supportent quatre galets pouvant rouler sur des rails. La réceptrice est une dynamo Gramme, type supérieur, qui tourne dans un seul sens avec une vitesse de i 200 tours par minute. Aux deux extrémités de l'arbre de l'induit sont calés deux galets de friction, qui entraînent le treuil. Celui-ciporte sur son tambour deux cordes de levage enroulées en sens contraire, de sorte que l'une se déroule pendant que l'autre s'enroule. Ce tambour porte en outre deux roues dont les jantes, de forme spéciale, se composent de deux couronnes d'embrayage, l'une intérieure, l'autre extérieure. Les galets se placent dans l'intérieur de ces roues et font tourner le treuil dans un sens ou dans l'autre, suivant qu'ils sont mis en contact avec la couronne intérieure ou avec la couronne extérieure.
Pour cela, la réceptrice est articulée à la partie inférieure et peut s'incliner légèrement en avant ou en arrière. Cette manœuvre est commandée par un levier. Dès qu'on cesse d'agir sur ce levier, le frein F se serre automatiquement, par son propre poids, et le
Fig. 119. — Treuil électrique pour mines (Guyenet).
treuil est immobilisé. La force de l'appareil est de 160 kilogrammes et la vitesse d'ascension de 1 m. par seconde.
Les treuils électriques ont l'avantage de supprimer les foyers, les générateurs, les moteurs et les transmissions ; la mobilité des fils qui amènent le courant permet de déplacer rapidement l'appareil, qui peut ainsi desservir plusieurs postes.