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Les nouveaux jacobins

Le Mystère répond h dei dilBcailét i|oi fuut daai toutcn lei exlftenccf : rejelex-le, et le inonde est uue éDlgme.

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Ce liwe a poux but de montFer les tendances des doctrines niAtôrialistos répandues aujourd^bud en Burope, les eSet» déjà produits, la fin où eUes doivent arriver.

Une révolution se prépare dont voici les prin* cipes : Il n'y a de Di^i qiste l'homme ; le monde est èt^nel ; la vie de la terre est tout.

De là ces consécpieitces logiques : destruction de la société fondée par le christianisme, justificati<»i de la sensualité, intronisatioii de la force, ^t asser* vissement des petits.

La société verra si elle veut accoter cette décadence, cet esclavage et cet avilissement.

On n'est pas allé tout de suite aux extrêmes. Des sophistes et des rhét^irs ont posé les prémisses ; de plus hardis ont tiré les conclusions ; maintenant, ils en réclament l'immédiate réalisation.

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Ces cris de haine, ces rugissements de foreur qu'on entend dans les clubs, ces négations de toute règle et de tout droit, ces blasphèmes, gui seront inscrits sur les drapeaux de la révolution future, ne sont pas les cris d'une bête née d'hier. Depuis longtemps elle existe, elle se remue, elle glapit, elle gronde dans les livres, les cours, les conférences, les discours de théoriciens, philosophes, professeurs, publicistes et savants. Aujourd'hui, les démagogues arrachent les phrases élégantes gui, comme un vêtement, cachaient à demi le monstre, et le font voir au monde, nu, hérissé, avec ses yeux étincelants et ses longues dents blanches ; — et le monde s'épouvante ! Qu'il le sache : ce monstre, il n'appartient pas à ces hommes inconnus gui le tiennent au bout d'une chaîne et menacent de le lâcher. Il est la propriété de grands et d'illustres gue le monde admire, gu'il a acclamés, couronnés et applaudis. Ceux gui élèvent si fort la voix dans les carrefours ne sont gue les montreurs de la béte ; ceux gui l'ont conçue, engendrée, dressée et élevée, en sont les maîtres et les pères.

Ils disent gu'un nouvel esprit a soufiElé, gue le monde n'a plus la foi, gu'ils expriment les idées et

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les espérances de rhumanité. L'esprit qui souffle est un vent d'insubordination et d'envie ; ce qu'ils expriment ce sont les divagations de leurs rêves ; le monde qui n'a plus la foi se compose de ceux dont ils excitent les cupidités. La masse résiste encore, chrétienne par ses traditions et ses œuvres ; ces doctrines, elles sont préchées par une minorité peu nombreuse. Mais qui ne sait comme facilement s'imposent les minorités ! Elles ont plus de force que les majorités, parce que les minorités sont actives, et les majorités passives ; les minorités poussent, et les majorités se laissent pousser. La France n'était pas républicaine en 1789, en 1791 même ; deux ans après, elle l'était, ou croyait l'être. Imminente est la catastrophé finale, résultat d'un empoisonnement continu. EUe ne peut être évitée, que si ceux à qui est déléguée la direction des peuples sont réveillés par le sentiment de ce devoir : Garder en santé rame de leurs sujets, devoir non moins sacré que de défendre leur corps et leur vie. Une société ne se tient debout que lorsqu'est appliquée cette parole célèbre : « que les méchants tremblent, et que les bons se rassurent ' ! »

^ Voy. la nota 1 , à la fin du volame<

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