‹ Les nouveaux mystères de ParisChapitre 10 sur 24 · UNE ASCENSIONS FORCÉE · texte numérisé non relu

UNE ASCENSIONS FORCÉE

' Dans quel état?

— Sombre et taciturne. Elle demande son enfant d’une voix déchirante...

— Nous lé lui rendrons, dit Jean.

Car ce fut bien Jean Deslions et non lord Trelauney qui se rendit le lendemain à la Salpêtrière, Jean le garde-chasse avec le costume qu’il portait au Mesnil.

Il réclama sa sœur, on la lui amena.

Louise jeta sur lui un regard étonné...

— Elle ne me reconnaît pas, murmura Jean. '

— Elle est cependant plus calme que de coutume, répondit le gardien.

Jean tira de sa poche l’ordre parfaitement régulier de remettre Louise entre ses mains.

— Viens! lui dit-il, nous allons sortir...

Louise se tordit les mains avec désespoir.

— On l’a pris, on l’a emporté, murmurat-elle avec égarement. Oh ! l’horrible maison où on tue les enfants!... 11 est mort de froid... Il a roulé par terre... il a saigné... C’était une tache rouge sur la neige!

Jean lui ouvrit doucement les bras.

— Louise, dit-il avec toute sa tendresse, c’est ton frère. Viens à la maisonnette retrouver notre

mère... Ton enfant n’est pas mort, tu le reverras !

— Mon enfant... murmurait l’insensée.

On la conduisit jusqu’au fiacre qui attendait à la porte.

A peine assise, elle s’endormit...

jLe fiacre se dirigea vers la gare Montparnasse.

Jean et Surypère firent entrer Louise dans un wagon réservé...

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