Soc, de Thérapeutique. Séance du 9 janvier i
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LES ;modifications de l'hématopoiêse 99
propriétés au cobalt et au nickel. Mercadante a montré d'autre part que l'augmentation du nombre des globules rouges n'est pas proportionnelle à celle de l'hémoglobine, cette dernière paraissant seulement se concentrer davantage dans l'hématie. Cependant dans les formes d'anémie où le nombre des hématies diminue, ces métaux non seulement régénèrent l'hémoglobine, "mais augmentent aussi parallèlement le nombre des hématies.
Il est très difficile d'interpréter ces résultats. Rien ne prouve que la molécule des métaux lourds ci-dessus mentionnés puisse entrer dans le complexus de l'hémoglobine, ou bien alors, à côté de l'hémoglobine ferrique, il faudrait admettre une hémoglobine cuivrique, mercurique, manganésienne, etc. L'existence de l'hémocyanine prouve que cela n'est pas impossible, mais, jusqu'à présent aucune expérience n'a montré que de telles combinaisons se ren^ contrent aussi chez l'homme.
Les substitutifs du fer ont surtout été utilisés dans l'anémie palustre ou malarique et dans certaines formes toxiques de la chlorose; les observations sont encore trop peu nombreuses pour conduire à une indication ferme ; mais il y a là cependant une voie nouvelle ouverte à la thérapeutique.
Les plus employés de ces substitutifs sont : le sulfate de manganèse (dose pro die, de 08^05 à 0k%20 et jusqu'à 0s%50), le sulfate de cuivre (5 à 10 milligrammes au début et ensuite jusqu'à 2 et 3 centigrammes pro die), le sulfate de zinc, que Savoca a utilisé à la dose quotidienne de 1 à 6 centigrammes. On peut très utilement administrer ces substitutifs en combinaison avec les bémols, sous forme de cuprohémol, zincohémol, etc.
4*» Minéralisation et déminéralisation
Les recherches de la chimie biologique ont montré, depuis longtemps déjà, que chaque tissu, que chaque élément cellulaire a sa minéralisation propre, son sol minéral, qui résulte d'une adaptation chimique dont la théorie de Danilewski^ rend bien compte. C'est ainsi que le phosphore et la magnésie sont les dominantes minérales du système nerveux, le fer et la potasse celles des hématies, le phosphore et la chaux celles du Ussu osseux, la soude et la potasse celles des muscles, le chlore et la soude celles des humeurs de l'économie, etc. Mais il convient de remarquer qu'il y a là, — je ne parle ici que de l'élément anatomique, de la cellule vivante, — danscette minéralisation, autre chose qu'une simple adaptation à un milieu donné, attendu que les éléments minéraux de ce milieu entrent réellement (sauf peut-être le chlorure de sodium) dans le complexus plastidaire, lequel tient une partie de ses propriétés de la présence même de certains de ces éléments minéraux, comme on le voit clairement pour le fer des hématies des vertébrés, le cuivre de l'hémolymphe des céphalopodes et des crustacés, etc. Aussi Gaube, à quilon doit de si intéressantes recherches sur la minéralisation