Cf. Berlin. Kllîi.Wochen/shrifl. n- 31. ISUO
muqueuses. In vitro, elle dissout rapidement les cristaux d'acide urique, mais, d'après Van den Klep, elle agit moins rapidement sur les calculs uratiques. Suivant cet auteur, elle aurait en outre la propriété de ralentir et d'arrêter la désoxydation de l'oxyhémoglobine, propriété qui semble contradictoire avec les autres propriétés constatées de lapipérazine. Injectée sous la peau, elle diminue considérablement le titre des urates, comme Ta montré 5ardet, et augmente proportionnellement l'urée éliminée. Mais, contrairement à ce que l'on a soutenu en Allemagne, elle ne paraît point déterminer un accroissement des échanges métaboliques généraux et une excitation nutritive comparable à ceux que produit la spermine, substance avec laquelle la pipérazine a été confondue à tort, comme nous l'avons vu.
Les indications de la pipérazine sont tous les troubles nutritifs où il se forme de l'acide urique en excès, la goutte, la gravelle, le rhumatisme, en un mot l'arthritisme. Sous l'influence de ce médicament, les urines sont notablement modifiées ; on constate une élévation du coefficient azoturique, l'atténuation rapide et la disparition des accidents dus à l'uricémie (accès de goutte, etc.); toutefois, dans certains cas, on a observé au début une décharge uratique qui peut faire tomber le rapport de l'azote de l'urée à l'azote total au-dessous de 80 p. 100.
On emploie la pipérazine ou ses sels (chlorhydrate surtout) sous forme de potion ou de cachets médicamenteux à la dose de 1 gramma pro die, dose qu'il ne faut guère dépasser quand il s'agit de pipérazine pure; avec le chlorhydrate et le lycétol, on peut aller jusqu'à 2 grammes. C'est le plus souvent sous forme d'injection hypodermique que Ton prescrit ce remède. Les solutions usitées sont au 1/10 pour la pipérazine pure, au 1/5 pour le chlorhydrate; un ou deux centimètres cubes de ces solutions par jour, ce qui représente 08'',10 à 08^20 de pipérazine et 08^20 à 0«''40 de son chlorhydrate. Enfin on a préconisé les solutions à 10 p. 100 ou 20 p. 100, alcoolisées, pour les
applications locales sous forme de compresses de Priessnitz sur les tuméfactions goutteuses, qui paraissent être de la sorte influencées favorablement.