I. — Foie
Les sécrétions internes du foie ont été surtout étudiées par Gilbert et Carnot qui ont montré qu'elles augmentent la production de l'urée, stimulent les fonctions biligène, glycogène et antitoxique et exercent une action coagulante très nette. Aussi ces auteurs considèrent-ils le rôle de ces sécrétions comme très important ; ils pensent en conséquence que l 'opothérapie hépatique est appelée à
un grand avenir, bien que les résultats obtenus jusqu'ici par cette médication semblent condradictoires.
Gilbert et Carnot préconisent Topothérapie hépatique contre la cirrhose atrophique et hypertrophique du foie, l'ictère, — affections dans lesquelles ces auteurs citent des cas d'amélioration remarquables, tandis que Landouzy et Dieulafoy en rapportent d'autres où aucune amélioralion ne fut constatée, — contre le diabète et la goutte, la lithiase biliaire, et enfin les hémorrhagies, hémoptysies, épistaxis, gastrorrhagies, purpuras, etc. En tout cas, la médication n'a jamais déterminé d'accidents toxiques.
On emploie le foie frais de veau et de porc, ou bien l'extrait total frais ou desséché, par la voie stomacale ; les doses, avec Topohépatoïdine, sont de O^SS en une seule fois et de l^^SO à 4 grammes par jour. On utilise ainsi divers extraits aqueux, alcooliques, peptiques, papaïniques, dont l'activité est variable, tantôt par la voie hypodermique, tantôt (les derniers) par la voie rectale.
J . — Pancréas,
Depuis les recherches de Lancereaux, de von Mehring et deMinkowski, puis de Lépine, Hédon et Gley, on admet que la sécrétion interne du pancréas tient sous sa dépendance soit la fonction d'arrêt du foie à l'égard du sucre, soit l'activation de la glycolyse, ou bien par son action sur les centres nerveux, ou bien par le ferment glycolytique qu'elle contient (Lépine) et qu'elle céderait ati sang.
En conséquence, l'opothérapie pancréatique a été utilisée contre le diabète coïncidant avec des altérations du pancréas ; les résultats sont loin d'être constants, mais certains expérimentateurs attribuent les échecs simplement à ce fait que les diabètes autres que les pancréatiques ne sauraient être influencés par la médication opopancréatique. Rummo a également préconisé les extraits
de cette glande dans tous les troubles des fonctions digestives, en raison de l'action énergique qu'exercent les ferments qu'il contient, quand on a soin de transformer artificiellement les profermehts en ferments actifs.
Dans le diabète, on emploie de préférence la glande fraîche in toto; les extraits (opopancréatine) s'administrent également par la voie stomacale, à la dose de 0^^2 à 08%8, en une seule fois, ou 2 à 8 grammes par vingt-quatre heures. On peut aussi les utiliser en lavements ou en injections sous-cutanées.
K. — Prostate.
L'opothérapie prostatique est encore à ses débuts et n'a guère été employée que par Reinert et Bazy dans Thypertrophie de la prostate où elle a donné quelques résultats. On se sert de prostate de taureau hachée et ingérée telle quelle, ou d'extrait (opoprostatine) à la dose de 0«%2 en une seule fois ou ^^\^ par vingt-quatre heures.