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Cf. J. Laumonier: Physiologie générale, p. 312 et suiv

16 LES NOUVEAUX TllAlTBMEXTïJ

séquence les glycérophosphates pour activer la nutriiioa générale par l'intermédiaire du système nerveux, attendu que ces sels ont pour acide Tacide glycérophosphorique qui entre précisément dans la constitution des lécithines. Toutefois, malgré les résultats très satisfaisants obtenus avec les glycérophosphates et surtout les glycérophosphates acides, certains auteurs préfèrent, pour accélérer les fonctions d'assimilation et tonifier le système nerveux, les produits physiologiques naturels riches en phosphore, dont Tutilisation par l'organisme doit être évidemment plus parfaite, plus facile en tout cas que celle desproduits artificiels, puisqu'on tend à admettre définitivement que les cellules utilisent d'autant mieux pour leurs synthèses les matériaux qui leur sont offerts, que ces matériaux se rapprochent davantage, par leur constitution et leur origine, de ceux qui composent le protoplasma et le noyau vivants. C'est là du reste une des raisons qui expliquent et justifient la zomothérapie. Dans ce but, on a donc utilisé, d'une part la lécithine préconisée par Danilewski, soit à l'état pur, soit sous forme d'huile dCœuf^ et d'autre part les nucléines, soit animales, soit végétales, dont ^ Bunge d'abord, puis Horbaczewski ont montré la valeur fixatrice. Je vais donc examiner ces deux catégories de substances au point de vue de leur valeur physiologique et de leurs applications thérapeutiques.

A. — Lécithines,

Les lécithines sont, comme je l'ai dit, des graisses phosphorées et azotées, formées par la combinaison d'acide glycérophosphorique, d'acide gras et d'une base ammoniée, la choline. Pour Strecker, la lécithine est un oléomargaroglycérophosphate de choline ; mais les recherches de Hundeshagen et de Gilson n'ont pas vérifié cette manière de voir, et on semble plutôt admettre la théorie de Diakonow qui voit dans la lécithine une combinaison

étliérée, la choliae y jouant le rôle d'alcool. Il existe d'ailleurs plusieurs lécithines dont voici les formules :

Lécithine distéarique = C*^H»0AzPO*

— dipalmitique = G*0H"AzPO»

— dioléique = G'^^H'^'AzPO»

La lécithine est soluble dans Talcool, Téther, le chloroforme, mais insoluble dans les acides et les alcalis étendus ; d'après Strecker, elle se combine aux bases ; enfin si elle n'est pas attaquée par la pepsine, le suc pancréatique la dédouble rapidement (Lambling). Traitée par l'éther, puis reprise par Talcool chaud, elle dpnne avec la glycérine des boules et des fibriles qui ressemblent aux tubes de myéline ; les boules présentent la croix noire au microscope polarisant.

La lécithine est très répandue dans l'organisme animal ; elle représente 10 p. 100 de la substance blanche et 19 p. 100 de la substance grise du cerveau, o p. 100 du jaune de l'œuf de poule, etc. On la rencontre aussi dans tous les tissus en voie de développement ; elle fait partie de beaucoup de cellules, non pas en qualité de matière vivante, de matière douée du pouvoir de synthèse assimilatrice, mais comme substance de réserve, ou plus exactement sans doute, comme produit accessoire des phénomènes de synthèse, capable d'être utilisé ultérieurement dans des conditions particulières.

Considérée comme produit de régression, comme le premier stade, si l'on veut, de la dégénérescence des noyaux cellulaires et, d'une manière générale, des albumines phosphorées — dégénérescence qui s'accomplit suivant un mécanisme dont A. Gautier ^ a tenté d'indiquer la marche, — la lécithine n'est probablement utilisable que par certains éléments anatomiques, et surtout le corps cellulaire du neurone et l'œuf, comme tend au moins à le prouver l'accumulation de cette substance dans la matière

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