BATRACIENS
Chez les batraciens les recherches de Oyarzum, Edinger et les nôtres prouvent que, si l'écorce cérébrale est assimilable à celle des mammifères quant à la morphologie des cellules, elle ne l'est plus quant au nombre des couches et au trajet des fibres nerveuses (fig. i8).
Chez la grenouille, par exemple, il n'existe pas plus de deux couches nerveuses bien délimitées : i° La ^one moléculaire ou superficielle ayant, comme chez les reptiles et les mammifères, pour éléments de sa structure : la réunion des panaches épineux des cellules pyramidales ; les expansions des cellules nerveuses horizontales, non différenciées en pro-
longements protoplasmiques et nerveux^ et enfin les arborisations terminales d'une quantité innombrable de fibres nerveuses ascendantes ; 2° la :(one des cellules pyramidales qui occupent toute la moitié inférieure de l'écorce et dont les expansions nerveuses,, pour Timmense majorité ascendantes, se distribuent et se ramifient dans la zone moléculaire.
Oyarzum a aussi observé des cellules pyramidales dont les cylindres axes se dirigeraient en arrière ; elles représenteraient probablement des fibres de projection. Mais ces cellules ne se trouvent pas dans toutes les régions de la vésicule antérieure; elles manquent dans la région supérieure des hémisphères.
Calleja aussi a vu récemment dans Técorce de Pleurodeles Waltii, en outre des cellules pyramidales à cylindre axe ascendant, des cellules du type sensitif de Golgi, dont l'arborisation courte forme un plexus entre les corps des cellules pyramidales et une partie de la couche moléculaire située au-dessus.
A quelles cellules de l'écorce des mammifères correspondent
FiG. 18.
Coupe de l'écorce cérébrale de la grenouille.
A couche moléculaire ; B couche des cellules pyramidales ; C couche épithéliale ; a corps d'une cellule pyramidale donnant naissance à : c cylindre axe ascendant ; d cellule de la couche moléculaire ; b cellule e'pithéliale avec des ramifications parvenant jusque sous la pie-mère.
les cellules pyramidales de la grenouille ? Nous croyons qu'on pourrait les considérer comme des cellules d'association dont le cylindre axe, au lieu de cheminer horizontalement sur un grand parcours dans les régions voisines des cavités ventriculaires^ monterait, rapidement, à peu de distance de son origine, vers la couche moléculaire pour mettre en relation un nombre considérable de cellules pyramidales au moyen des arborisations très étendues qu'il émet dans cette couche. Les cellules commissurales manqueraient complètement dans l'écorce cérébrale de la grenouille, et les cellules de projection n'existeraient que dans la région inférieure de la vésicule antérieure.
Q.uant à la névroglie, qui a été décrite en détails par Oyarzum^ elle est représentée comme chez les reptiles par des cellules épithéliales dont le grand bouquet de ramifications périphériques se termine sous la pie-mère à Faide de dilatations coniques (fig. i8, U).