‹ Les nouvelles machines marines, supplément au Traité des appareils à vapeur de navigation (volume 2)Chapitre 14 sur 83 · XXVI INT»". — NOTIONS DE THÉORIE DU NAVIRE. — N- II · texte numérisé non relu

XXVI INT»". — NOTIONS DE THÉORIE DU NAVIRE. — N- II

Le poids des matelas en bois est compris dans le poids de coque.

Pour les très-petits navires, la fraction de poids de coque ne s'abaisse guère au-dessous de 0,30, à cause de la nécessité de résister à Tusure du fer qui, dans un temps donné, enlève la même épaisseur absolue sur les petits.échantillons que sur les gros.

N" II, Du poids de la cuirasse. — La cuirasse représente actuellement, dans le devis des poids, le sacrifice principal fait à la puissance défensive. Cependant les murailles proprement dites, les ponts, et surtout les cloisons étanches, assurent aussi, contre le feu de Tennemi, une protection qui peut être importante.

L'épaisseur de la cuirasse se règle par des considérations élran* gères à Tarchitecture navale. On ne donne pas à la cuirasse l'épaisseur permise par le déplacement que l'on voudrait avoir; on fait les navires en vue de l'épaisseur de cuirasse déterminée par les essais d'artillerie. Une cuirasse tout à fait insuffisante contre les canons en usage, n'est plus qu'une surcharge inutile et même, àcertains égards, dangereuse.

L'épaisseur croissante des cuirasses a imposé aux navires des dimensions considérables. Les premiers cuirassés ont pu être couverts de fer sur toute la surface de leurs œuvres-mortes, sans dépasser le déplacement des vaisseaux à vapeur; on avait trouvé, dans une réduction des anciens poids, les i& p. 100 du déplacement nécessaires à l'armure. Pour augmenter ensuite l'épaisseur de cuirasse, deux moyens se sont présentés. Il était possible de réduire la surface cuirassée proportionnellement aux épaisseurs employées ; on pouvait aussi agrandir le navire. Ce dernier procédé permet d'abord d'ac^ croître l'épaisseur du fer proportionnellement aux dimensions, en supposant que tout augmente à bord dans le même rappoil; il donne en second lieu une latitude plus grande, parce que les poids de la machine et du chargement s'accroissent dans une proportion moindre que le déplaceuient. Nous verrons aux n**' IX et X comment ces deux moyens ont été .employés à la fois; nous pouvons calculer, dès à présent, quelle augmentation de déplacement accompagne néces. sairement une augmeniation donnée d'épaisseur des plaques, quand

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la cuirasse doit continuer à couvrir une même fraction de la surface du navire.

H" 11^ Relation entre l'épaissenr de la cuirasse et son poids. Déplacement des navires pour diverses épaisseurs de cuirasse. — Prenons, comme point de départ, un navire dont le déplacement total P, de 4.000**, serait réparti entre une coque p de 2.000**, une cuirasse p' de 1.000**, un poids p" de 750** pour la machine, les chaudières et le charbon, enfin un chargement constant p'" de 250**. Un tel navire se rapprocherait assez de nos premiers gardecotes, dont la surface cuirassée, limitée à une bande autour de la flottaison et à une tourelle contenant les canons, peut être regardée comme réduite, à son minimum. Cherchons la proportion tu, suivant laquelle il faut accroître toutes les dimensions pour pouvoir doubler l'épaisseur de cuirasse, sans rien emprunter aux autres parties du devis des poids (n"" II J.

Les dimensions étant multipliées par m, le nouveau déplacement sera P, = m*P. La fraction de poids de coque étant supposée constante, comme sur les navires en bois, le poids de coque p^ sera égal à rn^p. L'épaisseur de cuirasse ayant doublé, le poids de cuirasse sera 2my . Le poids de machine p'\, proportionnel à la surface du maîtrecouple, et par suite au carré des dimensions, sera m^p". L'égalité de l'exposant de charge du nouveau navire

peut donc s'écrire :

lYl) (P -p) m» = (V + f) m« + /•;

ou, d'après les nombres adoptés :

Cette équaUon donne fn==l,i35. On en conclut que le déplacement doit être multiplié par 1,435* = 2,955 et devenir égal à 11.800** en nombre rond; le poids de cuirasse atteint A. 120**, soit 0,35 du déplacement, au lieu de 0,25. Les problèmes résolus dans la pratique, ont en effet, conduit à des chiffres de cet ordre.

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