LONGUEUR
du
navire
RAPPORT
DuaéB
d*un
tour
Gouvernails ordinaires à
aiguillots
Achilies {at\%\û\i), . ,
LordClydeiBïigWi).
Océan (anglais). . . .
Gouvernails compensés.
Suffren (français). .
Belierophon (ang!.).
647 16,70 38,7 SU* Gouvernails à trois lames.
Bélier (français). . .
* Ce nombre a été obtenu dans les essais officiels; diaprés des essais faits en escadre, le diamètre serait plus court. 1
Ce tableau montre que la limite pratique à laquelle peut descendre le diamètre D, est de 5 fois la longueur du bâtimeiit, pour les navires très-bons évolueurs.
N* V, Qualités nautiques proprement dites. Sécurité et commodité du navire. — La désignation générique de qualités nautiques semblerait devoir désigner Tensemble des propriétés qui distinguent chaque navire au point de vue de la navigation. La marche à la vapeur, le port de la toile, la facilité d'évolution, seraient alors classés sous cette qualification. Toutefois, on désigne plus particulièrement sous le nom de qualités nautiques^ dans un sens restreint, un ensemble de propriétés relatives à la sécurité et la commodité du bâtiment; les qualités nautiques expriment alors reflet produit sur le navire par l'agitation de la mer, surtout quand le temps est mauvais.
La sécurité d'un navire consiste dans la garantie contre le danger de chavirer, contre celui de remplir et de sombrer, enfin contre le danger de se disloquer sous les efforts auxquels il est soumis. Les garanties cherchées dans la construction ne sont point absolues; il est seulement indispensable que le capitaine soit toujours maître,
INT«. — NOTIONS DE THÉORIE DU NAVIRE. — N» V^ lix
quand les circonstances l'exigent, de régler la route et la vitesse du navire de manière à conjurer les périls; îes écarts de route, ainsi imposés dans quelques cas, doivent être assez rares pour ne pas gêner sensiblement le service auquel le navire est appelé.
La commodité résulte de la douceur et du peu d'amplitude des mouvements du navire, de la faiblesse des inclinaisons permanentes, et de la rareté des embruns et des crêtes des lames qui, précurseurs des coups de mer, viennent couvrir le pont des gaillards. Il est à remarquer que la commodité est, à plusieurs égards, Tindice de la sécurité. De plus, la commodité est souvent une qualité «lussi indis« pensable que la sécurité, surtout pour les navires de guerre, à cause de l'importance du service de l'artillene.
N"" V^ Du minimum de stabilité indispensable. — L'inclinaison permanente d'un navire dépend, soit de l'action du vent, soit du défaut d'équilibre du chargement inégalement réparti. La stabilité du navire limite cette inclinaison. Soit M le moment du couple tendant à faire incliner, I l'angle où le navire s'arrête, P le déplacement, (r — a) la hauteur mélacentrique correspondant à l'angle I ; l'équation qui détermine l'angle I est, d'après l'expression (I), n* I^, du moment de stabilité :
P(r— a)sinI = M.
Les limites au-dessous desquelles l'angle I doit toujours rester sont indépendantes de la grandeur du navire. Le moment M des forces extérieures les plus importantes est, comme nous l'avons vu en étudiant la voilure, proportionnel au cube des dimensions sur les navires semblables ; (r — a) doit donc, sous ce rapport, être constant. Les erreurs dans l'arrimage, et les mouvements dans un chargement mal accoré, sont proportionnels au poids P; ils peuvent donner lieu à des moments d'inclinaison proportionnels à la quatrième puissance des dimensions; à ce point de vue, la limite inférieure que l'on peut accepter pour (r — a) est proportionnelle aux dimensions. Les plus faibles valeurs adoptées pour la hauteur métacentrique, sont celles de 0-»,36 sur l'aviso de 850** le Renard, de 0",â6 sur quelques